-
Incident près d'une base anglaise : Washington retire ses bombardiers
-
Arctique: les Etats-Unis poursuivent leur offensive en dépêchant Rubio en Islande
-
Canada : le Québec vote, les indépendantistes favoris
-
La Cour suprême américaine sonde la responsabilité climatique des pétroliers
-
Des centaines de lycées toujours perturbés, avant un "acte III" mardi
-
Climat : les pays du Pacifique au premier plan lors du sommet avant la COP31
-
Les conservateurs britanniques résistent, malgré la concurrence sur leur droite
-
Les hormones de l'appétit favorites à l'ouverture de la saison des Nobel
-
Top 14: Montpellier se rassure et enfonce Toulon
-
Ligue des nations : match nul entre Irlande et Israël, qui a joué avec un brassard noir
-
Frappés par l'insécurité, les habitants d'une favela de Rio votent sans se faire d'illusion
-
Cyclisme : Evenepoel champion d'Europe à la photo-finish
-
Mondiaux de judo: deuxième podium mondial pour Boukli, bronzée à Bakou
-
Lycées: les cours suspendus lundi dans "400 à 500 établissements", avant "l'acte III"
-
ATP 500 de Pékin : un Djokovic renaissant renverse Zverev et se hisse en demies
-
Jay Clayton, le nouveau référent IA de Trump, un pragmatique qui plait aux patrons et aux élus
-
Trump confie le dossier IA au chef du renseignement américain, priorité à la coordination, pas à la régulation
-
Pluies torrentielles en Espagne : deux morts dans la province de Barcelone
-
WRC: Evans arrache enfin le titre mondial, incroyable dénouement en Sardaigne
-
F1: en Malaisie frappée par la mousson, Verstappen gagne pour la première fois de l'année
-
Ligue des nations: Eduardo Camavinga revit en bleu
-
Ethiopie: les forces fédérales patrouillent dans Mekele, les rivaux inquiets réunis en Egypte
-
Lula ou Flavio Bolsonaro? Le Brésil se rend aux urnes, sous l'œil de Trump
-
F1: Max Verstappen (Red Bull) remporte le Grand Prix de Bahreïn en Malaisie
-
L'Iran exclut une "solution militaire" à la guerre au Moyen-Orient
-
ATP 500 Tokyo : Fils sorti en quarts, Alcaraz dans le dernier carré
-
أليكس بودي وسفير جمهورية جنوب السودان غوم دومينيك ماتيوك يبحثان في برلين إمكانية إنشاء قنصلية فخرية في بوخارست
-
Pluies torrentielles en Espagne : deux morts dans la province de Barcelone, en état d'alerte
-
Ο ΑΛΕΞ ΜΠΟΝΤΙ ΚΑΙ Ο ΠΡΕΣΒΗΣ ΤΗΣ ΔΗΜΟΚΡΑΤΙΑΣ ΤΟΥ ΝΟΤΙΟΥ ΣΟΥΔΑΝ ΓΚΟΥΜ ΝΤΟΜΙΝΙΚ ΜΑΤΙΟΚ ΣΥΖΗΤΟΥΝ ΣΤΟ ΒΕΡΟΛΙΝΟ ΤΟ ΕΝΔΕΧΟΜΕΝΟ ΙΔΡΥΣΗΣ ΕΠΙΤΙΜΟΥ ΠΡΟΞΕΝΕΙΟΥ ΣΤΟ ΒΟΥΚΟΥΡΕΣΤΙ
-
ALEX BODI OCH REPUBLIKEN SYDSUDANS AMBASSADÖR GUM DOMINIC MATIOK DISKUTERAR I BERLIN MÖJLIGHETEN ATT INRÄTTA ETT HONORÄRKONSULAT I BUKAREST
-
ALEX BODI A VELVYSLANEC JIHOSÚDÁNSKÉ REPUBLIKY GUM DOMINIC MATIOK JEDNAJÍ V BERLÍNĚ O MOŽNOSTI ZŘÍZENÍ HONORÁRNÍHO KONZULÁTU V BUKUREŠTI
-
ALEX BODI I AMBASADOR REPUBLIKI SUDANU POŁUDNIOWEGO GUM DOMINIC MATIOK ROZMAWIAJĄ W BERLINIE O MOŻLIWOŚCI UTWORZENIA KONSULATU HONOROWEGO W BUKARESZCIE
-
एलेक्स बोडी और दक्षिण सूडान गणराज्य के राजदूत गुम डोमिनिक मातियोक ने बुखारेस्ट में मानद वाणिज्य दूतावास खोलने की संभावना पर बर्लिन में चर्चा की
-
ALEX BODI VE GÜNEY SUDAN CUMHURİYETİ BÜYÜKELÇİSİ GUM DOMINIC MATIOK, BERLİN’DE BÜKREŞ’TE FAHRİ KONSOLOSLUK AÇILMASI OLASILIĞINI GÖRÜŞTÜ
-
アレックス・ボディ氏と南スーダン共和国のグム・ドミニク・マティオク大使、ベルリンでブカレストへの名誉領事館開設の可能性を協議
-
Pré-COP : Tuvalu invite les dirigeants à constater la dévastation dûe au changement climatique
-
Budget 2027 : Wauquiez affirme que LR ne pratiquera pas "le petit jeu de la censure"
-
"Agir avant qu'il ne soit trop tard" : à Tokyo, l'ombre des arbres devient une denrée rare
-
알렉스 보디와 남수단 공화국의 굼 도미니크 마티오크 대사, 베를린에서 부쿠레슈티 명예영사관 설치 가능성 논의
-
亞歷克斯・博迪與南蘇丹共和國大使古姆・多米尼克・馬蒂奧克在柏林商討於布加勒斯特設立名譽領事館的可能性
-
АЛЕКС БОДІ ТА ПОСОЛ РЕСПУБЛІКИ ПІВДЕННИЙ СУДАН ГУМ ДОМІНІК МАТІОК ОБГОВОРЮЮТЬ У БЕРЛІНІ МОЖЛИВІСТЬ ВІДКРИТТЯ ПОЧЕСНОГО КОНСУЛЬСТВА В БУХАРЕСТІ
-
Dans le nord de l'Égypte, des enfants de Gaza retrouvent le chemin de l'école
-
Le chancelier allemand Merz en visite en Ukraine, un pont de Kiev attaqué de nouveau
-
En Finlande, les centres de données de Google, promesse de bouleversements
-
Le paprika, l'or rouge hongrois, fragilisé par le déclin de sa culture et la sécheresse
-
Les droits de douane imposés par Trump ont des effets mitigés sur l'industrie automobile américaine
-
Privés d'avocats, des mineurs isolés risquent d'être expulsés des États-Unis
-
Dans les rues de Téhéran, la guerre mise en scène sur des panneaux géants
-
MotoGP: Marc Marquez remporte le GP du Japon devant Jorge Martin
-
Ski alpin: Goggia, affaiblie par deux virus, dans le flou pour le début de saison
La folie des ramen à Paris
A Paris, de longues files d'attente se forment devant les établissements qui servent le ramen, la fameuse soupe aux nouilles japonaises, pour le plus grand bonheur de tous les clients étudiants, cadres ou touristes.
Les restaurants proposant ce plat, copieux, réconfortant et pas cher, suscitent un engouement comparable aux "bouillons", ces bistrots typiquement parisiens bon marché, qui servent une cuisine simple à base de produits frais.
Près des Grands Boulevards, iSSHIN Ramen, où se regroupent chaque soir de nombreux jeunes, a ouvert à la place d'un établissement spécialisé dans le burger, un temps à la mode, puis déserté.
Non loin, près du Louvre, Kodawari Tsukiji a mis en place un système de QR code: on le scanne pour réserver une place puis on peut aller se promener en attendant qu'elle se libère, parfois l'attente le week-end dure une heure et demie.
"Attendre pour manger, cela fait partie de la culture japonaise. Les Français ont commencé à trouver intéressantes les files d'attente qu'ils ne supportaient pas avant", s'amuse auprès de l'AFP la Japonaise Reiko Mori, qui vit à Paris depuis 20 ans et est en charge d'une agence de communication dans la gastronomie.
"Il y a un côté très addictif. Il y a toute une culture que les gens découvrent et, grâce à internet, le ramen se propage partout dans le monde", explique Jean-Baptiste Meusnier, ancien pilote de chasse et fondateur de Kodawari, où l'on mange au milieu des bacs de poissons.
- 150 ingrédients -
Le Français Sedrik Allani a ouvert Neko Ramen en 2020, après s'être formé au Japon: "je voulais un restaurant japonais bon et pas cher comme on en trouve à Tokyo", raconte-t-il à l'AFP.
Malgré la simplicité apparente du ramen, c'est un plat complexe qui invite à "beaucoup de créativité".
"J'ai trois ramen qui sont vraiment différents les uns des autres. Il y a 150 ingrédients dans un ramen qui coûte 9,50 euros", assure-t-il.
Le "secret", c'est le "tare", l'assaisonnement qu'on met au fond de l'assiette avant d'y verser le bouillon et d'ajouter les nouilles, les "toppings" (oeufs, poulet mariné...) et l'huile aromatisée (aux légumes, crevettes, sésame noir, ail brûlé...).
Dans les versions basiques, il s'agit de sauce soja, et d'un mélange d'ingrédients qui macèrent longtemps pour obtenir un goût plus sophistiqué. Sedrik Allani met un mois pour le préparer.
Au Japon, il y a des "tare" millésimés, tandis que certains chefs spécialisés dans les ramen sont des stars qui font la couverture des magazines et à qui on demande des autographes dans la rue, s'émerveille-t-il.
"C'est une manière +fast-foodienne+ de s'alimenter sainement", résume pour l'AFP le chef étoilé français Guy Savoy. Lui-même dit alterner repas gastronomiques et ramen quand il voyage.
Ses quatre Supu Ramen ouverts à Paris avant le Covid ont tous fermé. "J'ai eu trop d'avance", estime-t-il.
- Manga -
Traditionnellement fait avec du bouillon de porc, le ramen est d'origine chinoise. Il a été "japonisé" avec la sauce soja et est devenu extrêmement prisé après la Seconde Guerre mondiale pour son côté nourrissant.
A Paris, comme dans d'autres capitales européennes où de jeunes chefs ont succombé à la tentation ramen, on le revisite pour attirer les clients qui ne mangent pas de porc. Jean-Baptiste Meusnier fait ainsi des bouillons de poisson.
Sedrik Allani adapte de son côté la température de ses ramen au palais des Français, qui n'aiment pas les soupes brûlantes comme en Asie.
En-dehors de son prix attractif, le ramen est aussi une sortie emblématique pour les amateurs des mangas tant ce plat y est représenté. Certains y vont même déguisés.
"Quand j'étais enfant, il était très compliqué d'avoir accès aux mangas. Maintenant, il suffit de payer 5 à 10 euros pour Netflix et avoir accès à un catalogue incroyable", ce qui a rendu la culture pop japonaise "accessible", conclut Sedrik Allani.
N.Fournier--BTB