-
"Pas de risque de diffusion" de la peste en Europe, dit la directrice du centre de référence à l'Institut Pasteur
-
Turquie : le maire d'Izmir quitte l'opposition pour rejoindre le parti au pouvoir
-
Le pilote finlandais de F1 Bottas a fait 420 km à vélo de la Malaisie à Singapour
-
La condamnée ayant survécu à son exécution aux Etats-Unis a repris connaissance
-
La justice ferme une plateforme d'échanges de photos intimes volées à des milliers de femmes
-
Crimes contre l'environnement: 233 arrestations en Amérique latine, selon Interpol
-
Transition écologique : la Cour des comptes appelle à "mieux dépenser"
-
Pour le chimiste français Henri Kagan, un Nobel longtemps attendu
-
Royaume-Uni: Royal Mail annonce jusqu'à 2.500 suppressions de postes
-
Le FMI prêt à agir face au choc El Niño et vigilant sur le boom de l'IA
-
Boissons énergisantes: des parlementaires demandent l'interdiction aux moins de 16 ans
-
La Russie dément tout "risque épidémique" après des soupçons de peste en Sibérie
-
Une victoire de LFI en 2027 ferait "fuir" le président du Medef
-
Crimes contre l'environnement: 233 arrestations en Amérique latine (Interpol)
-
Mondiaux de judo: le pari d'Agbégnénou se conclut sans médaille
-
Wall Street ouvre en baisse, les taux flambent à nouveau
-
Le FMI prêt à agir face au choc El Niño et vigilant sur le boom de l'IA (entretien à l'AFP)
-
Le torchon brûle toujours entre Cristiano Ronaldo et son sélectionneur
-
Mondiaux de judo: pas de médaille pour Clarisse Agbégnénou, battue en repêchages
-
Le prix Nobel de physique, un pionnier de l'IA qui voulait "gagner le Tour de France"
-
A Athènes, Marco Rubio doit mettre en garde contre le déclin occidental
-
Sécheresse : 94.000 personnes privées d'eau du robinet en France
-
Boissons énergisantes : des parlementaires demandent l'interdiction de vente aux moins de 16 ans
-
Meublés touristiques : Marseille affiche ses succès contre la "dérive Airbnb"
-
A la pré-COP, le combat "personnel" d'une ministre des Fidji pour faciliter les financements
-
Une vendange 2026 historiquement basse, contrastée régionalement
-
Le Nobel de chimie à un duo franco-japonais pour une découverte clé dans le développement de médicaments
-
Japon: les militaires américains soumis à un couvre-feu à Okinawa après le meurtre d'une femme
-
Fatalité ou négligences ? Au procès Maradona, l'heure des réquisitions et plaidoiries
-
Spotify étend son offre de livres audio à plus de 180 pays
-
Etats-Unis: la condamnée ayant survécu à son exécution est consciente et parle
-
Colère des lycéens: le gouvernement joue l'apaisement avant une nouvelle journée de mobilisation jeudi
-
Ukraine : au moins 15 morts dans de nouvelles frappes russes
-
Le pilote finlandais de F1 Bottas pédale à vélo de la Malaisie à Singapour
-
Spotify étend son offre de livres audio à plus de 180 marchés
-
La vendange 2026 revue légèrement à la hausse, toujours historiquement basse
-
"La terre et le sang", série corse sur le refus de céder à la vengeance
-
Ukraine: au moins 11 morts dans de nouvelles frappes russes
-
Les Houthis revendiquent de nouvelles attaques sur l'aéroport de Ryad
-
Taïwan : les salariés d'une usine Micron votent pour une grève
-
La Bourse de Paris recule face à la remontée du pétrole, nouveau bond des taux d'emprunt
-
Russie: 20 ans après son assassinat, l'héritage "nécessaire" d'Anna Politkovskaïa
-
Plongée dans un appartement "bouilloire" par 50°C, l'expérience immersive de la Fondation pour le logement
-
L'Australie toujours accro au charbon malgré ses objectifs climatiques
-
Le Bangladesh attend avec impatience ses premiers kilowatts d'électricité nucléaire
-
Taïwan : les salariés d'une usine Micron votent pour une grève (syndicat)
-
Colère des lycéens: reprise partielle des cours au lendemain d'une mobilisation massive
-
Soupçon de peste en Russie : les Etats-Unis réclament officiellement de la transparence
-
Le FMI appelle à coopérer sur l'IA, face au choc énergétique et aux dettes publiques
-
Puces : appels pour que Séoul reconnaisse des cancers comme maladie professionnelle
Avis de grand frais sur la pêche au lieu jaune dans la Manche
Pêchera-t-on encore du lieu jaune en 2024? Face à l'effondrement de la population de ce poisson en Manche et Mer Celtique, les scientifiques préconisent un moratoire total, dont risquent de pâtir de nombreux petits pêcheurs.
Le 30 juin dernier, le Conseil International pour l’Exploration des Mers (CIEM), organe qui émet les avis scientifiques pour la Commission Européenne, a jugé qu'"il ne devrait y avoir aucune capture" de lieu jaune en Manche et Mer Celtique en 2024.
Selon le modèle du CIEM, ce poisson à la chair très appréciée est surpêché depuis plus de 30 ans, ce qui a provoqué l'effondrement de sa biomasse, particulièrement marqué depuis 2012. A tel point qu'"il n'y a même plus le nombre de géniteurs pour assurer le renouvellement de la population", pointe Didier Gascuel, professeur en écologie marine à l'Institut Agro, qui n'a pas participé à l'évaluation.
Cette situation n'étonne pas les ligneurs bretons, qui pratiquent une pêche sélective à l'hameçon à bord de petites embarcations. "Ça fait 10 ans qu'on dit qu'il y a un souci sur le lieu: on a vu la taille des poissons diminuer et on passe plus de temps à pêcher les mêmes tonnages", peste Ondine Morin, ligneuse sur l'île d'Ouessant (Finistère), dont l'activité dépend à 75% du lieu jaune.
"Avant, on pêchait des gros lieus de 7 ou 8 kilos. Maintenant, c'est devenu très rare", confirme Gwen Pennarun, président de l'association des ligneurs de la pointe de Bretagne, qui rassemble 60 ligneurs.
"Ça fait des années qu'on alerte. Mais comme personne ne nous a écoutés, on risque d'arriver à une pêche zéro", regrette-t-il.
Un moratoire sur la pêche au lieu jaune serait particulièrement douloureux pour ces petits pêcheurs, qui dépendent parfois entièrement de cette ressource.
"Une communauté de pêcheurs peut disparaître: des petits bateaux qui travaillent bien, qui font attention à la ressource", met en garde Philippe Perrot, vice-président du comité des pêches du Finistère.
La dépendance à ce "poisson noble" s'est accrue depuis l'effondrement de la ressource en bar, elle aussi victime de la surpêche. "Quand tout le monde s'est reporté sur le lieu jaune, on a vu qu'il y aurait un souci", décrit Ondine Morin.
-"Pas de plan B"-
"Si on n'a pas de lieu, on ne sait vraiment pas ce qu'on va faire. On n'a pas de plan B", reconnaît un ligneur du Finistère Nord, qui souhaite garder l'anonymat.
"Il est sain de prendre des mesures pour protéger la ressource. Mais passer de tout à rien, c'est incompréhensible", s'énerve-t-il. "On aurait dû prendre les mesures avant, pour éviter d'en arriver là".
Car la pêche au lieu jaune est particulièrement permissive: il peut être pêché dès 30 cm, à un âge où il n'a pas encore pu se reproduire. Sans limite de capture, il est particulièrement prisé des plaisanciers, dont les prises approchent celles des professionnels, selon certaines estimations.
Depuis 2019, le CIEM recommandait ne pas dépasser 3.360 tonnes de captures, sans être entendu par les responsables politiques. Le quota de lieu jaune était encore fixé à 8.000 tonnes en 2022, alors que les prises de pêche plafonnaient à 1.558 tonnes, faute de ressource suffisante...
"Le politique n'a pas pris ses responsabilités. On n'en serait pas là s'il avait suivi les avis scientifiques", estime M. Gascuel.
Le Conseil européen des ministres de l’Agriculture et de la Pêche décidera en décembre de suivre ou non la proposition de moratoire, après discussion avec le Royaume-Uni.
Les ligneurs réclament une priorité sur d'éventuels quotas, d'habitude attribués à l'antériorité. "On pourrait très bien réserver le quota, sur un critère social, à ceux qui en vivent à plus de 50% ou 60%", estime Didier Gascuel, en référence à l'article 17 du règlement européen sur la Politique commune de la pêche, qui ouvre cette possibilité.
"A ce stade et à cette date, la position de la France n’est pas encore établie", a indiqué à l'AFP le secrétariat d'Etat à la Mer, en assurant "toujours" prendre "en compte les avis scientifiques avant de défendre une position".
D.Schneider--BTB