-
Délibéré du procès Le Pen: les différents cas de figure
-
Gestion de l'eau: le Sénat tient tête au gouvernement, la ministre Barbut affiche ses désaccords
-
Championnats de France de natation: Mary-Ambre Moluh triple la mise
-
Grèce : attentats contre les domiciles de cadres du parti conservateur au pouvoir, un mort et quatre blessés
-
Mondial: le roi Kane sauve l'Angleterre face à la RDC tout proche d'un exploit
-
Mondial-2026: Après le récital des Bleus, le festival de Kane qualifie les Anglais
-
努莎·奧貝爾:為市民實施時速10公里限速,波茨坦的「坑洞政策」——是漠不關心還是無能為力?
-
La Bourse de Paris sensible au discours du patron de la Fed
-
Plus de colis, moins de courriers: la Poste dévoile son plan de croissance sur cinq ans
-
Canal+ cesse de diffuser des chaînes du groupe TF1 en France et en Afrique
-
Mondial-2026: Olise, l'homme qui enchante les Bleus et le monde
-
Une intense vague de chaleur s'étend sur la moitié est des Etats-Unis
-
Jeu vidéo: le format disque abandonné pour les nouveautés sur PlayStation début 2028
-
New York se prépare au mariage de Taylor Swift et Travis Kelce
-
Noosha Aubel : Limitation à 10 km/h pour les citoyens, la politique de Potsdam en matière de nids-de-poule : désintérêt ou incompétence ?
-
Budget des Armées : le Parlement valide une trajectoire à 436 milliards d'ici 2030
-
Syrie: le président forme le premier Parlement post-Assad
-
Trump défend ses gains de un milliard de dollars dans les cryptomonnaies
-
Publicité en ligne: Google condamné à verser plus de 850.000 euros à un éditeur de site français
-
Depuis sa prison, le journaliste franco-tunisien Mourad Zeghidi adresse une lettre ouverte au président Saied
-
Un comité d'experts IA de l'ONU alerte sur les disparités d'accès
-
Malte: début du procès du commanditaire présumé du meurtre d'une journaliste
-
Violences conjugales: une peine plus clémente requise en appel contre Stéphane Plaza
-
Afrique du Sud: la journée antimigrants s'est soldée par des pillages et arrestations
-
Canicule, feux de forêts: Lecornu à Marseille, le gouvernement se prépare à une troisième vague de chaleur
-
Suède: Google condamné à verser 1,7 milliard d'euros à Klarna pour avoir défavorisé son comparateur de prix
-
Condamnée pour fraude fiscale, Isabelle Adjani voit sa peine réduite en appel et se pourvoit en cassation
-
Violences conjugales: six mois de prison avec sursis probatoire requis en appel contre Stéphane Plaza
-
Protection des enfants: le gouvernement renforce son projet de loi après l'affaire Lyhanna
-
La princesse Anne commémore la bataille de la Somme
-
Wall Street fait une pause après un trimestre étincelant
-
Soudan: Amnesty accuse les paramilitaires de "nettoyage ethnique" à El-Facher
-
Mondial-2026: Après le récital des Bleus, l'Angleterre attendue
-
France: nouveau record pour les ventes en ligne, en progression de 7% en 2025
-
Isabelle Adjani condamnée en appel à 10 mois de prison avec sursis pour fraude fiscale aggravée
-
Suède: Google condamné à verser 1,3 milliard d'euros à Klarna pour avoir défavorisé son comparateur de prix
-
Berlin veut des accords pour produire des armements américains en Allemagne
-
La superstar portoricaine Bad Bunny entre au musée Grévin à Paris
-
Ebola pourrait coûter plusieurs milliards et des dizaines de milliers d'emplois à l'Afrique, selon l'ONU
-
Les arbres résistent pour l'instant à la canicule mais danger pour le reste de l'été
-
Mort de Victor Willis, le policier du groupe disco Village People
-
Nouvelle-Zélande: nouveau revers pour le fondateur de Megaupload, menacé d'extradition vers les Etats-Unis
-
Discussions indirectes et techniques à Doha entre l'Iran et les Etats-Unis
-
Zone euro: l'inflation ralentit en juin, après un pic lié à l'énergie
-
Clip de fin pour la chaîne musicale MCM, après 37 ans d'existence
-
Le chanteur disco de Village People, Victor Willis, est décédé
-
Tour de France: "évidemment qu'on est hypnotisés" par Paul Seixas, souligne Prudhomme
-
Des robinets à sec en Hongrie en pleine vague de chaleur
-
Le miscanthus géant, une arme verte pour dépolluer les sols testée en Ukraine
-
La SNCF se "prépare à faire face" aux départs en vacances malgré les fortes chaleurs
Au Canada, les salles de shoot dérangent, 20 ans après leur implantation
Le grand tournant? Vingt ans après leur implantation au Canada, les salles de shoot sont de plus en plus mal perçues par les élus et la population, dans un pays pourtant vu jusqu'ici comme un exemple dans ce domaine.
Il y a quelques jours, le gouvernement de l'Ontario a annoncé la fermeture d'ici le mois de mars prochain de dix sites de consommation supervisée de drogues qu'il finance. Soit près d'un quart des centres du pays, qui en compte 38 sur la centaine existante dans le monde.
Un revirement total pour la province la plus peuplée du pays (centre-est), qui veut mettre l'accent sur le traitement et la guérison et non plus sur la réduction des risques.
"Je ne considère pas le fait que regarder quelqu'un s'injecter une drogue illicite soit un soin", a déclaré Sylvia Jones, ministre de la Santé de l'Ontario, en annonçant la fermeture des sites à proximité des écoles ou des garderies.
Un deuxième revers en quelques mois pour les défenseurs des politiques de prévention des risques.
En effet, de l'autre côté du pays, la Colombie-Britannique, qui avait décriminalisé en janvier 2023 la possession de petites quantités de drogue dure, est en partie revenue en arrière en avril dernier.
Une grande partie de la population s'élevait contre l'augmentation de la consommation de drogues dans les espaces publics.
Mme Jones a justifié ces fermetures dans l'Ontario en faisant état "d'altercations, de coups de couteau, de fusillades et même d'un homicide à proximité des sites d'injection".
Selon elle, les taux de criminalité sont jusqu'à 250% plus élevés dans les quartiers qui accueillent un centre.
- Problème qui augmente -
Lauren Lemoine, 63 ans, vit près de la clinique Somerset West d'Ottawa, en plein cœur de la capitale canadienne.
Il a récemment été agressé par des toxicomanes et dit avoir constaté qu'ils deviennent "super violents".
De l'autre côté du pays, à Red Deer en Alberta, la conseillère municipale Vesna Higham mène campagne pour la fermeture du site de sa ville, ouvert en 2018.
"Les habitants et les entreprises en ont assez", explique-t-elle à l'AFP, évoquant vandalisme et incivilités. "Ce que nous avons fait jusqu'à présent n'a pas fonctionné, cela ne fait qu'aggraver le problème. Donc nous devons maintenant changer notre façon d'aborder cette crise", estime-t-elle.
Au Canada, la première salle de shoot a ouvert ses portes en 2003, suivie par des dizaines d'autres en quelques années, à mesure que les opioïdes de synthèse gagnaient du terrain en Amérique du Nord.
"De plus en plus de pays se mettent à considérer la consommation de drogues comme une question de santé, une question sociale, et non comme une question criminelle ou morale", constate Nicholas Boyce, de la Coalition canadienne des politiques sur les drogues.
Il rappelle que la Commission des stupéfiants des Nations unies a adopté pour la première fois en mars une résolution reconnaissant la réduction des risques comme une stratégie.
Pour lui, le revirement canadien est donc "vraiment décourageant" alors que le pays est considéré au niveau international "comme l'un des pays les plus progressistes" dans ce domaine.
- "Réponse efficace" -
Sur le terrain, même inquiétude. Infirmière sur un site de Toronto, Jessica Lyons est atterrée: leur retrait sera synonyme "de corps dans les allées et les parcs, dans les toilettes des Tim Hortons", une grande chaine de fast-food.
Mais plus important pour elle: cela "nie fondamentalement le droit d'un groupe de personnes à accéder aux services de santé dont elles ont besoin".
En 2011, la Cour suprême du Canada avait estimé que ces sites étaient "une réponse efficace à la propagation catastrophique des maladies infectieuses et au taux élevé de décès par overdose".
Entre 2016 et 2023, 44.592 personnes sont mortes à la suite d'une overdose dans le pays, mais aucune dans un site d'injection sécurisé.
Pour l'ancien toxicomane Jonathan McAdam, les services de réduction des risques sont essentiels pour maintenir les gens en vie jusqu'à ce qu'ils soient prêts à demander de l'aide.
Sortir de son addiction, "ça peut faire peur, car on est obligé d'affronter ses démons", explique-t-il à l'AFP. "Les gens doivent le faire pour eux-mêmes. Sinon, ils retomberont dans leurs vieux schémas". Dans son cas, il estime que cela lui a sauvé la vie.
L.Janezki--BTB