-
Wall Street ouvre en baisse, plombée par le pétrole et les taux
-
Lycées : nouvel appel à la mobilisation le 13 octobre
-
Ukraine : une frappe russe contre deux bus fait au moins 30 morts dans l'est
-
Pologne: le PM fustige les réseaux sociaux après une nouvelle attaque au couteau dans une école
-
Les Allemands resteront de "bons Européens", assure le président Steinmeier
-
France: 66% des nappes phréatiques sous les normales, situation "très préoccupante", selon le service géologique national
-
Barricades, tranchées : dans le sud de la Syrie, l'armée israélienne renforce ses positions
-
Le Nobel à Anne Carson, autrice canadienne mêlant mythes anciens au contemporain
-
Législatives : les députés italiens approuvent l'instauration de la proportionnelle
-
Margaret Hamilton, mère du système informatique du programme Apollo, est morte
-
Le Nobel de littérature récompense l'oeuvre "audacieuse et inventive" de la Canadienne Anne Carson
-
Ethiopie: frappes de drones contre des forces érythréennes déployées dans le nord du Tigré
-
Pologne: une nouvelle attaque au couteau dans une école fait un mort et deux blessés
-
Etats-Unis: l'aile gauche démocrate aborde revigorée les élections
-
Agriculture: les nouvelles annonces, avec des prêts à taux zéro, divisent les syndicats
-
Ukraine : une bombe russe contre deux bus fait au moins 30 morts dans l'Est
-
"Je ne sais plus qui croire": en Sibérie, au coeur de la rumeur de la peste
-
Taïwan annonce des exportations record grâce à l'IA
-
Le commissaire européen au Commerce en Chine pour "rééquilibrer un déficit insoutenable"
-
Pakistan: rouge, vert, ferveur et colère dans la marche pour Imran Khan
-
Lycées: les cours reprennent mais des blocages subsistent avant des manifestations cet après-midi
-
La start-up d'IA Manus lève plus de 500 millions de dollars
-
Russie : un centre de données d'un géant de la tech touché par une frappe ukrainienne
-
L'ambassadrice américaine en Grèce visée par des révélations embarrassantes
-
La Bourse de Paris ploie face à la hausse du pétrole, nouveau bond des taux d'emprunts
-
Tennis: un an après y avoir "touché les étoiles", Vacherot revient à Shanghai
-
Grève TotalEnergies : les expéditions de carburants bloquées dans plusieurs raffineries, selon la CGT
-
Sécheresse : la ministre de l'Agriculture annonce des prêts à taux zéro pour les agriculteurs
-
Israël réduit drastiquement la présence diplomatique britannique à Jerusalem-Est
-
Pyongyang exige du "respect" de la Corée du Sud si elle veut dialoguer
-
Les Bourses européennes débutent dans le rouge
-
Lycées: déçus par Matignon, les élèves appelés de nouveau à se mobiliser jeudi
-
Face au déclin des espèces, la tortue verte offre une lueur d'espoir
-
Climat : au Népal, le cri d'alarme du fils du premier vainqueur de l'Everest
-
Sortir du gaz sans augmenter les factures, pour les HLM, la difficile quête de la bonne formule
-
COP31 : les énergies fossiles dominent toujours, la transition difficile
-
Mayotte: la peur des expulsions éloigne les malades du VIH des soins
-
"Le soleil noir comme mes poumons": comment la corruption empoisonne en Albanie
-
Climat: des Européens sans illusions à la COP31
-
Espagne : la crise du logement, dossier brûlant des législatives anticipées
-
Dans l'Ohio, la cherté de la vie au coeur des préoccupations avant les élections
-
CAN-2025: Sénégal et Maroc rejouent leur finale face au TAS
-
Foot: Sénégal et Maroc se disputent la CAN-2025 devant le TAS
-
Mort de Margaret Hamilton, pionnière américaine en science de l'informatique et figure du programme Apollo
-
Christa Pike, condamnée réchappée d'une exécution aux États-Unis, a failli être débranchée
-
Samsung prévoit un bénéfice trimestriel vertigineux porté par le boom de l'IA
-
Nobel de littérature 2026 : une plume d'Amérique latine pressentie
-
Le Parlement italien vote sur la loi électorale, un test pour Meloni
-
Budget 2027 : tension sur les retraites dès les premiers débats
-
Objectif Terre pour Sophie Adenot
Les salariés du jeu vidéo en grève contre les licenciements
Plusieurs dizaines de salariés de studios de jeux vidéo se sont réunis jeudi à Paris devant les locaux de Don't Nod pour demander l'arrêt des licenciements, ont constaté des journalistes de l'AFP.
"On est inquiets, en colère et prêts à se battre", a affirmé Gaëlle, programmeuse de 28 ans, employée dans ce studio français qui traverse une mauvaise passe.
Don't Nod a annoncé en octobre vouloir se séparer de 69 employés dans le cadre d'un projet de réorganisation, soit plus de 20% de ses effectifs en France.
Lors cette quatrième journée de mobilisation, les salariés de l'entreprise ont été notamment rejoints par des employés de Spiders, qui a connu un mouvement de grève en septembre pour une amélioration de leurs conditions de travail, et du géant français Ubisoft.
"C'est la panade dans toute l'industrie", se désole Emilien Regent, 35 ans, programmeur au studio Ubisoft Paris Mobile qui a rejoint la mobilisation.
Celle-ci s'inscrit dans l'appel plus large lancé par la CGT pour une journée de mobilisations contre les plans de licenciements.
"On se sent de plus en plus sur un siège éjectable", a-t-il ajouté, "ce qui se passe chez Don't Nod pourrait arriver chez nous demain".
- "Dialogue de sourds" -
Début décembre, Ubisoft a annoncé la fermeture de ses antennes à San Francisco (États-Unis) et Osaka (Japon) et la suppression de 277 postes à l'étranger, après le lancement décevant du jeu en ligne XDefiant.
Dans la tourmente, l'entreprise a fait état fin octobre de résultats financiers en net recul au premier semestre, après le report à février de la sortie du très attendu "Assassin's Creed Shadows" et les ventes plus faibles que prévu de "Star Wars Outlaws", sur fond de rumeurs de rachat.
Lundi, les syndicats d'Ubisoft ont dénoncé "un dialogue de sourds préoccupant" autour des négociations sur le télétravail, qui ont mené à une grève en octobre — la deuxième de l'année — mobilisant près de 1.000 salariés, sur les 4.000 en France.
Sur la base d'un sondage interne, ils indiquent que "près de 200 collègues envisagent de quitter l'entreprise" si le groupe maintenait sa décision d'imposer au moins trois jours de présence au bureau par semaine.
Le groupe a lancé il y a près de deux ans un plan d'économies au niveau mondial menant au départ de près de 2.000 salariés, via des départs non remplacés et des licenciements.
Pour "permettre à l'entreprise de retrouver sa sérénité", Ubisoft a annoncé mercredi la tenue d'une journée de concertation avec les syndicats et le CSE le 22 janvier "afin d'établir notre plan de travail 2025 sur les questions sociales".
Une main tendue accueillie "de manière circonspecte" par Pierre-Etienne Marx, délégué STJV au sein d'Ubisoft Paris: "C'est une parole, c'est bien. Maintenant, on attend des actes".
- "Restructuration" -
Les patrons de studios s'inquiètent également de la censure du gouvernement Barnier et de l'arrêt de l'examen du budget 2025, qui maintenait jusqu'en 2031 le crédit d'impôt jeu vidéo, principal outil de financement public de cette industrie en France.
Sans ce dispositif, le secteur ferait face "à une délocalisation massive", "des licenciements et des fermetures de studios en France", a affirmé à l'AFP le député Denis Masséglia (Renaissance), qui avait déposé l'amendement assurant sa prorogation jusqu'à 2031.
S'il souhaite le faire voter à nouveau lors du prochain budget, l'élu espère garder "a minima le dispositif en l'état jusqu'en 2026".
Mais pour Stéphane Rappeneau, professeur d'économie du jeu vidéo à la Sorbonne, "la protection sociale ne suffira pas à pallier les difficultés" d'Ubisoft et Don't Nod.
"Aujourd'hui, 80% du secteur est à la peine", constate-t-il, alors qu'au niveau mondial, l'industrie connaît une année particulièrement difficile.
"Dans le contexte actuel, il n'y aura pas de sortie facile sans une restructuration en profondeur" de ces entreprises, ajoute-t-il.
Réorganisation, diversification, utilisation plus parcimonieuse des fonds alloués: pour l'économiste, les pistes ne manquent pas. Mais il avertit: "dans les cinq années à venir, ces boîtes vont devoir se séparer d'au moins 30% de leurs salariés".
C.Meier--BTB