-
Wall Street en hausse, profite d'un regain d'intérêt pour le secteur technologique
-
La Cour suprême donne à Trump de larges pouvoirs de révocation, met la Fed à l'abri
-
Au milieu des ruines de Gaza, un luthier redonne vie aux ouds
-
Wall Street en hausse, profite d'un regain d'intérêt pour la "tech"
-
Mondial-2026: Le Brésil élimine à l'expérience un séduisant Japon
-
Visite du sultan d'Oman: Paris et Mascate veulent renforcer leur coopération
-
Anomalies thermiques, "nanisme" du plancton: en Manche, la bioversité marine en souffrance
-
Mondial-2026: le Brésil brise la résistance du Japon sur le gong
-
Fibre Excellence: Pigasse, Régions et syndicats demandent le soutien de l'Etat
-
L'Assemblée adopte la réforme de la gouvernance du sport, se prononce contre la multipropriété
-
Hostilités en pause entre Téhéran et Washington, réunions annoncées au Qatar
-
Emmanuel Macron reçoit le roi de Thaïlande en visite d'Etat à l'Elysée
-
6.700 foyers privés d'électricité à cause des fortes chaleurs, notamment à Paris
-
Crash d'avion près de Nancy: sidération et accompagnement des familles
-
"Je me suis demandé si j'allais mourir", témoigne une ancienne compagne de Stéphane Plaza, rejugé pour violences conjugales
-
Mondial-2026: contre la Suède, Saliba attendu pour solidifier la défense
-
Wimbledon: Sabalenka se rassure au premier tour avec une victoire expéditive
-
Canicule : record de chaleur en Slovaquie, mort de deux bébés en France
-
WhatsApp introduit le nom d'utilisateur à la place du numéro de téléphone
-
L'UE espère rééquilibrer ses échanges avec la Chine grâce au dialogue
-
Feu vert du Conseil d'Etat à la poursuite du chantier contesté de l'A69
-
Loi d'urgence agricole: le gouvernement appelle le Sénat à préserver "l'équilibre" du texte
-
Canicule: loin des urgences, la mort silencieuse à domicile de personnes âgées isolées
-
Wimbledon: Sinner s'en sort dans la douleur, en cinq set, face à Kecmanovic
-
Renvoi du procès à huis clos du rappeur Doums pour violences conjugales sur Adèle Exarchopoulos
-
Fusillade en Allemagne: six morts, la police évoque une "tragédie familale"
-
Canicule: le secteur de la Bourse à Paris, incluant l'AFP, touché par une panne d'électricité
-
RDC: Ebola s'étend dans tout le nord-est avec une 4e province affectée
-
Ukraine: neuf morts dans des frappes russes
-
Turbulences à Airbus autour du télétravail
-
À Mayotte, le paludisme refait surface et inquiète les autorités sanitaires
-
Mondial-2026: chez les Bleus, l'alternance à gauche
-
Le rappeur Doums jugé à huis clos pour violences conjugales sur l'actrice Adèle Exarchopoulos
-
Décentraliser le Royaume-Uni: le pari d'Andy Burnham, probable successeur de Starmer
-
Allemagne : cinq morts lors d'une fusillade, deux suspects arrêtés, selon la police
-
Foot: Manchester City nomme Maresca entraîneur, avec la lourde charge de succéder à Guardiola
-
Shein dans le viseur: le Parlement entérine une loi contre l'ultra fast fashion
-
Wall Street ouvre en hausse, entre tech et géopolitique
-
Hostilités en pause entre Téhéran et Washington, Trump annonce une réunion mardi au Qatar
-
Nouvelle secousse au Venezuela, où espoir et colère se mèlent dans la recherche des survivants
-
Gouvernance du sport et dérives du foot: un autre match a débuté à l'Assemblée
-
Le Pakistan lance son attaque la plus meurtrière contre l'Afghanistan depuis des mois
-
Le Tour de France s'adaptera face à la canicule, dit son directeur à l'AFP
-
Andy Burnham, probable successeur de Starmer, promet de décentraliser pour relancer le Royaume-Uni
-
XV de France: Antoine Dupont forfait pour le Championnat des nations
-
Ukraine: sept morts dans des frappes russes
-
Tour de France: Pogacar avec Del Toro mais sans Sivakov
-
Avec un contrat historique dans l'eau à Oman, Suez confirme son retour à l'international
-
Le géant américain Comcast se scinde pour isoler ses activités médias, NBCUniversal et Sky
-
Suez remporte à Oman un des plus gros contrats de son histoire, dans la gestion de l'eau
Thaïlande: après le tsunami, 20 ans pour reconstruire une école et sa vie
Après que le tsunami le plus meurtrier de l'histoire a emporté sa fille unique en Thaïlande, Elisabeth Zana a pensé au suicide: c'est au chevet d'une école alors décrépie, près des lieux de la tragédie, que sa vie a repris sens.
Devant une plage de l'île de Phi Phi (sud), dans un décor digne d'une carte postale, la Française de 79 ans repense au "chaos qu'on ne peut pas oublier", qui l'a saisie en février 2005, au même endroit.
Le lendemain de Noël, le 26 décembre 2004, un séisme de magnitude 9,1, au fond de l'océan Indien, déclenche un tsunami gigantesque qui fait environ 230.000 morts dans une dizaine de pays d'Asie du Sud et du Sud-Est.
En Thaïlande, plus de 8.300 personnes ont été tuées, dont plus de 2.000 étrangers venus pour la plupart profiter des plages du Sud.
Sa fille Natacha Zana, alors âgée de 35 ans, se trouvait sur Phi Phi au moment où s'est abattu le mur d'eau de plusieurs mètres de haut.
Les recherches des autorités pour retrouver son corps ont duré neuf mois, entrecoupés d'épisodes de "désarroi total" pour Mme Zana et son mari.
"Pour nous qui n'avons pas d'autres enfants... Nos vies étaient terminées. La tentation du suicide a été très forte" pendant l'attente, explique-t-elle.
"On ne pouvait pas passer à l'acte tant qu'on ne l'avait pas retrouvée", assure-t-elle.
- Mémorial délabré -
Aujourd'hui, il ne reste qu'un mémorial laissé à l'abandon sur cette île symbole du tourisme de masse, où le béton des constructions destinées aux visiteurs a colmaté les cicatrices du tsunami.
Les locaux n'aiment pas évoquer le traumatisme de la catastrophe, et certaines familles d'étrangers disparus préfèrent éviter l'endroit, a remarqué Elisabeth Zana, qui a pris le chemin opposé pour surmonter son deuil.
Après l'identification du corps de sa fille, elle s'est installée dans la province de Krabi, non loin de Phi Phi mais sur le continent, pour s'occuper de son association nouvellement créée, d'aide aux enfants affectés par le tsunami - sans parler thaï, ni trop connaître le royaume.
L'ancienne professeure de danse a contribué à sauver une école publique du coin, promise à la fermeture car délabrée, à travers des dons de matériel, le financement d'infrastructures, ou la mise en place d'un système de parrainage à destination des écoliers les plus défavorisés.
Des drapeaux français et des terrains de pétanque dans la cour font flotter au-dessus de l'école, qui accueille environ 180 enfants de 3 à 11 ans, le souvenir de sa fille unique, avec laquelle elle partageait une relation fusionnelle.
- Danse et musique -
Pour les commémorations du 20e anniversaire du tsunami, des élèves préparent un concert de musique thaïlandaise et une représentation de "nora", une danse traditionnelle.
Les cours de musique sont rares dans le système éducatif public thaïlandais, réputé pour son manque de moyens et ses inégalités au détriment des établissement ruraux.
"Beaucoup d'écoles sont jalouses", lance dans un sourire Chanita Jitruk, 56 ans, professeure d'anglais, qui accompagne l'action de Mme Zana depuis le quasi-début.
A son arrivée en 2005, l'établissement comptait quatre fois moins d'enfants.
Aujourd'hui, la moitié des enfants de l'école profite d'une aide mensuelle de 1.000 bahts (27 euros) qui sert surtout à payer les uniformes obligatoires, qui représentent un coût élevé pour les familles.
"Les bourses sont importantes pour améliorer notre éducation", explique l'une des bénéficiaires, Korawi Kaesuk, dix ans.
La fillette, surnommée Pam, rêve de devenir infirmière, pour à son tour, "aider les gens", assure-t-elle.
Les succès de l'école ont remis du baume au cœur d'Elisabeth Zana, qui raconte dans un livre sorti récemment les 20 ans de son périple caritatif: "Peu à peu, une certaine paix s'est installée. Mais il a fallu beaucoup de temps."
R.Adler--BTB