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ALEX BODI ȘI AMBASADORUL REPUBLICII SUDANUL DE SUD, GUM DOMINIC MATIOK, DISCUTĂ LA BERLIN DESPRE POSIBILITATEA ÎNFIINȚĂRII UNUI CONSULAT ONORIFIC LA BUCUREȘTI
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Inondations en Indonésie: près de 1.000 morts et plus de 220 disparus
Des inondations dévastatrices en Indonésie ont fait près de 1.000 morts, selon un bilan provisoire des autorités jeudi, et des centaines de milliers de personnes souffrant des pénuries se plaignent que l'aide tarde à leur parvenir.
Quelque 990 personnes ont perdu la vie dans les inondations qui ont dévasté le nord-ouest de l'île de Sumatra et plus de 220 personnes sont encore portées disparues, a indiqué le porte-parole de l'agence de prévention des catastrophes, Abdul Muhari.
Des tempêtes tropicales et des pluies de mousson ont frappé l'Asie du Sud-Est et l'Asie du Sud ce mois-ci, provoquant des glissements de terrain et des crues éclair, alors que de nouvelles précipitations sont attendues.
Dans la province d'Aceh, à Sumatra, théâtre d'un tsunami dévastateur en 2004, les habitants s'attachent à reconstruire tant bien que mal leur vie, mais frustrations et colère croissent alors que l'aide tarde à leur parvenir.
"Les gens ne savent pas sur qui compter", explique Syahrul, 39 ans, habitant à Bireuen, une ville du nord, où les destructions sont massives.
Les habitants ont "perdu tout espoir (...) même celui d'essayer de se donner de l'espoir. À ce stade, ils ne peuvent plus compter du tout sur le gouvernement, quand on voit comment la situation a été gérée", affirme-t-il à l'AFP.
À Lhokseumawe, non loin de là, la population lutte toujours pour contenir des coulées de boue.
"Près de 15 jours après l'inondation, nous n'avons pu que nettoyer l'intérieur de notre maison", raconte à l'AFP Sariyulis, 36 ans.
"Dehors, on ne peut plus rien faire à cause de la boue", poursuit-il expliquant que la plupart des victimes des inondations se plaignaient du manque d'aide de la part des autorités.
"Nous entendons sans cesse dire que chaque province peut gérer les inondations, mais nous vivons tout le contraire", se lamente-t-il. "Plus de deux semaines après, nous sommes toujours confrontés aux mêmes problèmes (...) Les progrès réalisés (...) sont infimes".
Les mesures d'urgence en cours doivent être prolongées de deux semaines "afin de mener à bien la reconstruction et les réparations urgentes des infrastructures", a déclaré Muzakir Munaf, gouverneur d'Aceh,à la presse.
Mais le besoin le plus urgent concerne les médicaments, car les gens tombent malades, a-t-il ajouté, "nos communautés souffrent de maladies de peau, de toux, de démangeaisons et d'autres affections".
Le coût de la reconstruction pourrait s'élever à 51. 820 milliards de roupies (3,1 milliards de dollars) et le gouvernement indonésien se refuse pour l'instant à solliciter l'aide internationale.
K.Thomson--BTB