-
Loi d'urgence agricole: le gouvernement appelle le Sénat à préserver "l'équilibre" du texte
-
Canicule: loin des urgences, la mort silencieuse à domicile de personnes âgées isolées
-
Wimbledon: Sinner s'en sort dans la douleur, en cinq set, face à Kecmanovic
-
Renvoi du procès à huis clos du rappeur Doums pour violences conjugales sur Adèle Exarchopoulos
-
Fusillade en Allemagne: six morts, la police évoque une "tragédie familale"
-
Canicule: le secteur de la Bourse à Paris, incluant l'AFP, touché par une panne d'électricité
-
RDC: Ebola s'étend dans tout le nord-est avec une 4e province affectée
-
Ukraine: neuf morts dans des frappes russes
-
Turbulences à Airbus autour du télétravail
-
À Mayotte, le paludisme refait surface et inquiète les autorités sanitaires
-
Mondial-2026: chez les Bleus, l'alternance à gauche
-
Le rappeur Doums jugé à huis clos pour violences conjugales sur l'actrice Adèle Exarchopoulos
-
Décentraliser le Royaume-Uni: le pari d'Andy Burnham, probable successeur de Starmer
-
Allemagne : cinq morts lors d'une fusillade, deux suspects arrêtés, selon la police
-
Foot: Manchester City nomme Maresca entraîneur, avec la lourde charge de succéder à Guardiola
-
Shein dans le viseur: le Parlement entérine une loi contre l'ultra fast fashion
-
Wall Street ouvre en hausse, entre tech et géopolitique
-
Hostilités en pause entre Téhéran et Washington, Trump annonce une réunion mardi au Qatar
-
Nouvelle secousse au Venezuela, où espoir et colère se mèlent dans la recherche des survivants
-
Gouvernance du sport et dérives du foot: un autre match a débuté à l'Assemblée
-
Le Pakistan lance son attaque la plus meurtrière contre l'Afghanistan depuis des mois
-
Le Tour de France s'adaptera face à la canicule, dit son directeur à l'AFP
-
Andy Burnham, probable successeur de Starmer, promet de décentraliser pour relancer le Royaume-Uni
-
XV de France: Antoine Dupont forfait pour le Championnat des nations
-
Ukraine: sept morts dans des frappes russes
-
Tour de France: Pogacar avec Del Toro mais sans Sivakov
-
Avec un contrat historique dans l'eau à Oman, Suez confirme son retour à l'international
-
Le géant américain Comcast se scinde pour isoler ses activités médias, NBCUniversal et Sky
-
Suez remporte à Oman un des plus gros contrats de son histoire, dans la gestion de l'eau
-
Canicule: l'Europe centrale à la peine avec plus de 35°C
-
Hostilités en pause entre Téhéran et Washington, première rencontre irano-omanaise sur Ormuz
-
Le Danemark va hiérarchiser l'accès au réseau d'électricité, dépassé par les demandes
-
Canicule: 20.000 foyers restent privés d'électricité après les orages (Enedis)
-
La non-assurance automobile, un fléau qui perdure
-
La canicule impitoyable aussi pour les poissons d'eau douce
-
Violences sexuelles sur les enfants: l'Etat doit mettre fin à la "fabrique" des agresseurs, disent des psychiatres
-
British American Tobacco annonce 5.500 suppressions de postes dans le monde
-
Séismes au Venezuela: peu d'espoirs de retrouver des survivants, la grogne monte
-
Pékin annonce des restrictions d'exportation visant 20 entités japonaises
-
France Inter: Maïtena Biraben remplace Nagui et sa "bande originale" avec une nouvelle émission
-
Les frais supplémentaires de Ryanair annulés par la justice en Autriche
-
La Malaisie prolonge jusqu'en 2027 l'accord de recherche sur le vol MH370, disparu en 2014
-
La Corée du Sud annonce un plan colossal d'investissements dans l'IA
-
Le Pakistan dit avoir mené de nouvelles frappes dans l'est de l'Afghanistan
-
Séismes au Venezuela: déjà 1.450 morts, peu d'espoirs de retrouver des survivants
-
Les premiers congés de naissance démarrent: les parents se réjouissent, malgré quelques difficultés
-
Au Gabon, l'hostilité croissante du pouvoir envers les voix critiques
-
Pangolins, chimpanzés: le commerce illégal d'espèces sauvages prospère sur Facebook
-
Dans le Kordofan soudanais, une offensive paramilitaire se profile, la ville d'El-Obeid tremble
-
Coup de filet anticorruption en Irak, 47 responsables arrêtés
La renaissance d'un chef cuisinier syrien, de la guerre civile à une rencontre avec Charles III
Lorsque Imad Alarnab a fui la Syrie déchirée par la guerre civile en 2015 pour entreprendre un long et périlleux voyage jusqu'au Royaume-Uni, jamais ce chef cuisinier n'aurait imaginé accueillir un jour le roi Charles III dans l'un de ses restaurants.
Dans la cuisine de son établissement de Soho, vibrant quartier du coeur de Londres, cet homme de 48 ans explique avoir rencontré le monarque au palais de Buckingham à l'occasion d'un événement humanitaire en 2023.
"Je lui ai dit +J'aimerais vraiment que vous veniez visiter notre restaurant un jour+, et il m'a répondu: +J'aimerais beaucoup+", se souvient-il. "J'étais aux anges", dit-il depuis sa cuisine, avec pour fond sonore les casseroles qui s'entrechoquent et l'huile qui grésille.
Le roi est finalement venu dans son restaurant aux murs blancs et tables en bois en février 2025. Au milieu des flashs des appareils photos, Charles III n'y a pas déjeuné mais y a conversé avec d'autres membres de la diaspora syrienne.
Un honneur inespéré pour Imad Alarnab, qui a dû tout reconstruire en arrivant au Royaume-Uni avec juste 12 livres (13,70 euros) en poche.
- Empire culinaire anéanti -
A Damas, il était à la tête d'un empire culinaire - restaurants, cafés et bars à jus - anéanti par six jours de bombardements en 2013. Craignant pour sa vie, il a pris le chemin de l'exil, voyageant à travers l'Europe trois mois durant, à l'arrière de camions, en train, à pied et même à vélo.
"Je suis parti sans rien", raconte-t-il à l'AFP, au milieu du ballet des serveurs.
A son arrivée au Royaume-Uni, où était déjà installée sa soeur, il a notamment travaillé comme laveur et vendeur de voitures, économisant pour faire venir sa femme et ses trois filles au bout de sept mois.
En France, même sans domicile, il faisait souvent à manger pour les autres réfugiés. "J'ai toujours voulu revenir en cuisine", commente-t-il.
Aidé par des amis, il a lancé son premier restaurant éphémère à Londres en 2017. Il est désormais à la tête de deux restaurants dans la capitale: celui de Soho, à deux pas de Carnaby Street, et un autre dans le centre culturel de Somerset House. Au menu, houmous, falafels, fattouche, ou encore épaule d'agneau et brochettes de bœuf.
Il est tombé amoureux de Londres, ville qui lui a permis d'"innover" et d'ajouter une touche de modernité aux plats traditionnels de son pays natal.
- Retour à Damas -
Lorsqu'il a fui la Syrie, Imad Alarnab pensait qu'il ne reverrait jamais Damas.
Il y est finalement retourné en octobre, presque un an jour pour jour après la chute de Bachar al-Assad, renversé lors d'une offensive rebelle éclair qui a mis fin à près de 14 ans de guerre civile.
Il a arpenté les rues de son ancien quartier, où sa mère lui avait appris à cuisiner.
"Retourner à Damas sans qu'elle soit là, ça a été extrêmement difficile", dit-il, désormais tiraillé entre deux villes.
"J'ai l'impression que Londres fait désormais partie de moi. Je ne sais pas si je pourrais un jour retourner en Syrie et m'y installer", dit-il.
Dans son pays natal, Imad Alarnab a déclaré avoir vu "dans les yeux des gens une lueur d'espoir qui avait disparu lorsque je suis parti en 2015".
"Le chemin à parcourir est encore très long, et oui, ce n'est que le début, mais il y a de l'espoir".
H.Seidel--BTB