-
Explosion en zone démilitarisée: Pyongyang juge "pathétique" la réclamation d'excuses de Séoul
-
Pour Faure, Bardella "ment" et ne peut plus prétendre à Matignon
-
Espagne : vote à haut risque sur le logement pour le gouvernement de Pedro Sánchez
-
Athlétisme: le perchiste Armand Duplantis renonce à la saison en salle 2027
-
En crise, le rail allemand veut se rajeunir à l'aide de l'IA
-
Jeux asiatiques: la boxeuse taïwanaise controversée Lin Yu-ting médaillée d'or
-
Gazole : Macron appelle le G7 à agir de manière concertée, sans restriction des exportations
-
Anti-obésité, peptides… la difficile lutte contre le trafic en ligne
-
Pokémon, One Piece : les collectionneurs de cartes face à la spéculation des "scalpeurs"
-
Taïwan reçoit ses deux premiers avions de combat américains F-16V
-
A Lorient, la frégate suédoise prend corps et Naval Group lorgne le Danemark
-
Le Népal face au casse-tête de l'identification par ADN des victimes de la crue
-
La Bourse de Paris prudente, la dette française sous pression
-
En Afrique de l’Ouest, les filières scientifiques se meurent
-
Patron de l'IA le plus en vue du moment, Dario Amodei (Anthropic) reste une énigme
-
Blocage des lycées : un vendredi sous haute tension, syndicats et lycéens reçus par le ministre
-
Europe : un stress thermique record lors de l'été le plus chaud jamais enregistré
-
Les intoxications aux fumées de feux de forêt, angle mort de la protection des pompiers
-
Blocage des lycées: un vendredi sous haute tension, les syndicats reçus par le ministre
-
Gazole: les Européens se réunissent pour tenter de faire baisser les prix, sous forte pression américaine
-
Cancer du sein : prouver l'impact prépondérant du travail, un défi pour les femmes
-
Équipe de France: Michael Olise, le retour du "crack"
-
Foot: Zidane retrouve le Stade de France, théâtre de ses exploits en bleu
-
Le mouvement de blocage des lycées devrait se poursuivre vendredi
-
Après ses aveux, Cédric Jubillar à l'épreuve de la reconstitution du meurtre
-
Flydubai: Trump dit soupçonner l'Iran et menace de le frapper
-
Ryad accuse les Houthis d'avoir mené une attaque à Médine en Arabie saoudite
-
OpenAI écarte trois chercheurs en sécurité de l'IA accusés de fuites d'informations sensibles
-
Bolivie : le procureur général arrêté sur des soupçons de blanchiment et de trafic de drogue
-
Deux Américains, un Canadien et un Russe rejoignent la Station spatiale internationale
-
Arrivée dans l'ISS de la relève de Sophie Adenot
-
A l'Assemblée, l'examen de la loi "intégrale" contre les violences sexuelles démarre par le volet judiciaire
-
Bourses mondiales: la flambée des taux plombe l'Europe, Wall Street résiste
-
Ligue des nations: Wirtz offre à Klopp son premier succès avec l'Allemagne
-
En Espagne, concert de casseroles avant un vote clé sur le logement
-
Wall Street clôture en petite hausse, soulagée par la détente des taux obligataires
-
Mexique : attaque à l'arme blanche dans une école, un mort et trois blessés
-
Une condamnée dans un état critique après son exécution ratée aux Etats-Unis
-
"À nous d'être à la hauteur" : début des débats sur la loi "intégrale" contre les violences sexuelles
-
Argentine : Macron et Milei veulent renforcer les liens économiques bilatéraux
-
Accusations d'antisémitisme: Mediapart présente des éléments d'authentification, Bardella continue de démentir
-
Furieux à l'idée d'une hausse de TVA, Canal+ menace de moins investir dans le cinéma et le sport
-
Bolivie : le procureur général arrêté, soupçonné de blanchiment et de trafic de drogue
-
Deux Américains, un Canadien et un Russe en route pour la Station spatiale internationale
-
Après un été "hors normes" lui ayant coûté 80 millions d'euros, la SNCF prépare le prochain
-
Mediapart révèle avoir pu authentifier les messages antisémites attribués à Bardella
-
Dettes des Etats: les taux plombent les marchés boursiers
-
Chili : heurts entre étudiants et policiers lors d'une manifestation contre de possibles coupes dans l'éducation
-
Argentine : TotalEnergies donne le ton avant la rencontre de Macron et Milei
-
Plombées par les taux, les Bourses européennes terminent en net recul
Affaire PPDA: dans un livre, la journaliste Hélène Devynck dénonce "l'impunité"
Leurs témoignages ont été "classés sans suite". Un livre raconte désormais la suite de leur histoire. Dans "Impunité", la journaliste Hélène Devynck qui accuse, comme de nombreuses autres femmes, Patrick Poivre d'Arvor de l'avoir violée, développe sa perception de "la construction de l'impunité".
Dans ce livre, qui paraît vendredi aux éditions du Seuil, Hélène Devynck, 55 ans, raconte à la première personne l'année écoulée dans l'affaire "PPDA", l'une des plus emblématiques du mouvement MeToo en France.
La journaliste et scénariste y écrit son histoire, mais aussi celle d'autres plaignantes, ayant accusé l'ex-présentateur vedette de TF1 de viols, d'agressions sexuelles et/ou de harcèlement sexuel.
Un livre qui a fait bondir la défense de M. Poivre d'Arvor, présumé innocent. Mme Devynck "en répondra devant un juge, à l'instar de toutes ces fausses victimes", a déclaré à l'AFP son avocat Philippe Naepels.
L'autrice, déjà visée par une plainte pour dénonciation calomnieuse après avoir accusé PPDA de l'avoir violée en 1993 quand elle était son assistante à TF1, semblait avoir anticipé cette réaction.
"La menace de la diffamation pèse sur chacun de mes mots", écrit-elle dans "Impunité". "Je ne peux pas prouver que Patrick Poivre d'Arvor m'a violée. Je ne le pourrai jamais. Les faits sont prescrits. Ils ne seront jamais jugés", déplore-t-elle.
Son livre se veut "une lettre, un hommage" aux femmes ayant témoigné, explique-t-elle à l'AFP. Il nourrit aussi une ambition: "montrer l'étoffe dans laquelle se tisse l'impunité".
- "Soeurs de misère" -
L'affaire PPDA éclate en février 2021, quand l'écrivaine Florence Porcel porte plainte pour viols contre Patrick Poivre d'Arvor.
Depuis, ce dernier a fait l'objet de trois enquêtes.
Deux sont en cours à Nanterre (Hauts-de-Seine). Une enquête préliminaire dans laquelle il a été entendu en audition libre en juillet dernier et où au moins sept femmes ont témoigné ; et une information judiciaire portant sur les accusations de viols de Mme Porcel.
Hélène Devynck et 22 autres femmes ont, elles, témoigné lors d'une première enquête, classée sans suite en juin 2021, majoritairement pour prescription.
"Le classement sans suite a démontré la banalité de l'impunité", estime la plaignante. "On a eu l'impression qu'on nous mettait à la poubelle, comme si on n'avait pas parlé, comme si on n'avait rien fait. J'ai voulu raconter cette histoire", explique-t-elle à l'AFP.
271 pages sobres où l'autrice donne voix au chapitre à ses "sœurs de misère": leur "sidération" dans le bureau de PPDA, cette "expérience extrême de l'humiliation" qu'elles décrivent, puis leurs "stratégies" pour vivre l'après. Des récits de solitude, jusqu'à cette année 2021, où elles découvrent être nombreuses à témoigner.
Elles se rencontrent autour d'un dîner. "Pour la première fois, nous étions en sécurité", se souvient Hélène Devynck.
- "Système criminel" -
Cette journaliste et scénariste a grandi à Paris dans une famille bourgeoise, "dans l'illusion que les femmes étaient des hommes comme les autres", mais se heurte vite à "l'énormité tranquille de la misogynie" du monde audiovisuel, celle qui "prépare nos viols".
A ses yeux, l'affaire PPDA ne peut se résumer à "un homme": l'autrice questionne la responsabilité de TF1, et un "système criminel" entretenu par une culture du silence, teintée de complaisance ou d'indifférence.
Une culture soutenue par tout un champ lexical.
"+Viol+ est un sale mot", écrit-elle. "Il éclabousse d'obscénité autour de lui. Encore aujourd'hui, il m'arrive d'imaginer qu'il clignote sur mon visage quand un soupçon de gêne s'installe".
"Prédateur" ? "Le mot me gêne". "Il évoque les grands fauves, là où je ne vois que la petitesse de la répétition compulsive". "Je n'ai pas été violée par un animal mais par un homme superbement intégré à la communauté", accuse-t-elle.
"Consentement" ? "Consentir n'est ni demander ni désirer. C'est accepter une proposition ou même une pression. Le mot lui-même implique une hiérarchie entre celui qui propose et celui qui consent", analyse-t-elle.
"Victime" ? Le mot "pose déjà, en lui-même des problèmes quasi insolubles"... Mais "en transformant le vocabulaire, on change la vie", espère-t-elle.
A.Gasser--BTB