-
Zone euro: l'inflation ralentit à 1,7% en janvier
-
A Sanary-sur-Mer, le traumatisme après l'agression d'une enseignante en classe
-
La bataille d'un universitaire américain pour purger ses "deepfakes" générés par IA
-
Keir Starmer sur la défensive dans l'affaire liant Mandelson à Epstein
-
Au procès pour viols du fils de la princesse de Norvège, une victime présumée suspecte avoir été droguée
-
Vincent Bolloré convoqué par la commission d'enquête sur l'audiovisuel public
-
Affaire Epstein: Jack Lang exclut de démissionner de l'IMA et plaide la "naïveté"
-
Foot: Kanté rejoint Fenerbahçe avec toujours une vue sur les Bleus
-
E-cigarette: vapoter, c'est aussi prendre des risques pour sa santé, avertit l'agence de sécurité sanitaire
-
Cancer du poumon: dépistage proposé à 20.000 personnes à partir de mars, avant une généralisation prévue
-
Cancer: quand la désinformation entrave la guérison
-
Foot: N'Golo Kanté quitte l'Arabie saoudite pour Fenerbahçe après l'intervention d'Erdogan
-
NBA: Cunningham et les Pistons résistent aux Nuggets, les Knicks enchaînent un 7e succès
-
NBA: les LA Clippers échangent James Harden à Cleveland contre Darius Garland
-
Les graffiti de Pompéi mis en lumière par la science
-
En Thaïlande, le parti favori des jeunes craint d'être à nouveau écarté du pouvoir
-
A Washington, la diplomatie du minerai
-
Fin de vie: après le rejet du Sénat, la loi sur l'aide à mourir revient à l'Assemblée
-
Les députés votent sur l'avenir des barrages français
-
Ukrainiens, Russes et Américains se retrouvent à Abou Dhabi pour négocier la paix
-
Venezuela: des milliers de partisans de Maduro dans la rue pour réclamer son retour
-
Foot: N'Golo Kanté quitte l'Arabie saoudite pour Fenerbahçe
-
Trump et Petro trouvent un terrain d'entente
-
Deschamps et les médias: "accepter la critique" et "faire passer un message"
-
Les Etats-Unis tournent la page de la paralysie budgétaire
-
Coupe du Roi: le FC Barcelone premier qualifié pour les demies
-
Coupe de France: un peu de réconfort et un quart de finale pour l'OM
-
Libye: Seif al-Islam Kadhafi tué par "un commando de quatre personnes" chez lui
-
Le président de la Colombie affirme que Trump a accepté de jouer les médiateurs avec l'Equateur
-
Wall Street en recul, pénalisée par la tech
-
Après une année 2025 "record", Santander va acquérir la banque américaine Webster Bank pour plus de 10 mds EUR
-
Libye: Seif al-Islam Kadhafi, l'un des fils du dictateur défunt, tué par des hommes armés (conseiller)
-
En Finlande, les doutes affleurent après le contrat de fourniture de brise-glaces aux Etats-Unis
-
Libye: Seif al-Islam Kadhafi, l'un des fils du dictateur défunt, est mort
-
Le Congrès américain vote la fin de la paralysie budgétaire
-
Affaire Epstein : la police londonienne ouvre une enquête criminelle visant l'ex-ambassadeur Peter Mandelson
-
Washington abat un drone iranien mais les discussions restent programmées
-
L'Espagne veut lutter contre les contenus illégaux sur les réseaux sociaux
-
Face aux accusations de discrimination, ses proches défendent la mémoire de Samuel Paty
-
Procès RN: cinq ans d'inéligibilité requis en appel contre Marine Le Pen
-
Trump reçoit discrètement le président colombien
-
Prêt-à-porter enfant: le groupe IDKIDS (Okaïdi) placé en redressement judiciaire
-
La fin de la paralysie budgétaire aux Etats-Unis attendue au Congrès
-
La Bourse de Paris termine à l'équilibre, en pleine semaine de résultats d'entreprises
-
Le constructeur de véhicules électriques chinois BYD prévoit un modèle spécifique pour l'Inde
-
Trump reçoit le président colombien pour amorcer un dialogue
-
Affaire Epstein : l'ex-ambassadeur Peter Mandelson quitte la Chambre des Lords
-
Les Etats-Unis misent sur un Venezuela "démocratique", selon la cheffe de leur mission diplomatique
-
"Production, préservation, protection": Macron veut rassurer les agriculteurs avant leur Salon
-
Syrie: les forces gouvernementales entrent dans le bastion kurde de Qamichli
Nihon Hidankyo, le combat des survivants de la bombe A pour un monde sans arme nucléaire
Presque 80 ans après les bombardements atomiques de Hiroshima et Nagasaki, l'organisation japonaise représentant les survivants irradiés, Nihon Hidankyo, qui a reçu vendredi le Nobel de la paix, poursuit son combat contre les armes nucléaires et s'efforce de passer le relais aux générations suivantes.
Cette organisation antinucléaire a été fondée en 1956 pour réunir à l'échelle de tout l'archipel les survivants de l'enfer des bombardements, connus au Japon sous le nom d'"hibakusha", littéralement "personnes affectées par la bombe".
Le mouvement s'attache à documenter les effets dévastateurs de ces deux bombes nucléaires, les seules à avoir été utilisées en temps de guerre, qui ont causé la mort de 140.000 personnes à Hiroshima et 74.000 à Nagasaki entre août et fin 1945.
Les explosions atomiques ont émis des radiations nocives à court et long terme, exposant les "hibakusha" pour le restant de leur vie à un risque accru de développer certains cancers, tout en les isolant cruellement au sein de la société japonaise, où a longtemps persisté la croyance que la "maladie des rayons" était contagieuse.
Nihon Hidankyo, qui rassemble la quasi-totalité des survivants, leur apporte conseils et assistances, mais elle va également rapidement porter avec ferveur les causes pacifiste et antinucléaire.
Candidat potentiel de longue date pour le Nobel de la paix, l'organisation se bat pour "la prévention de la guerre nucléaire et l'élimination des armes nucléaires" et la conclusion d'un accord international les interdisant totalement.
Une campagne menée en s'appuyant sur les puissants témoignages de ses membres âgés, des survivants que Nihon Hidankyo envoie dans le monde entier, aux Nations Unies et dans les pays détenteurs d'armes nucléaires, pour partager leurs récits sur l'horreur des attaques et leurs séquelles.
Après avoir reçu le prix Nobel de la paix en 2009, le président américain Barack Obama avait rencontré et embrassé des survivants de la bombe A lors d'une visite historique en 2016 à Hiroshima - où ne s'était rendu aucun de ses prédécesseurs.
Nihon Hidankyo a accueilli au fil des ans ceux qui n'étaient encore que des nouveaux-nés ou encore dans le ventre de leur mère les matins des 6 et 9 août 1945: après une vie hantée par la catastrophe, ils portent la parole de leurs parents.
-"Odeur de chair brûlée"-
"Il ne se passe pas un jour sans que je pense à mon père", confiait en 2020 à l'AFP Jiro Hamasumi, alors âgé de 74 ans, parmi les plus jeunes "hibakusha". Sa mère était enceinte lorsque la bombe a explosé à Hiroshima, tuant son père.
Ce qu'il sait du bombardement lui vient de sa fratrie: la lumière aveuglante, le bruit assourdissant de l'explosion de la bombe connue sous le nom de Little Boy et l'horreur qui a suivi.
Sa mère a alors essayé de se rendre avec ses enfants au bureau de son mari à quelques centaines de mètres de l'épicentre, mais "la chaleur et l'odeur de chair brûlée" les ont arrêtés. Ils n'ont trouvé que "quelque chose qui ressemblait à son corps", ne pouvant ramasser qu'une boucle de ceinture, une clé et une partie de son portefeuille.
Né en février 1946 et ayant échappé aux séquelles dont ont souffert de nombreux enfants exposés aux radiations dans l'utérus de leur mère, M. Hamasumi a consacré des décennies à faire campagne contre l'arme nucléaire.
Nihon Hidankyo estime que le Japon devrait reconnaître sa responsabilité "d'avoir déclenché la guerre, qui a conduit aux dommages causés par les bombardements atomiques" et, par conséquent, indemniser les survivants.
Dans le cadre de son action en faveur d'une loi prévoyant une indemnisation par l'État des hibakusha et de leurs familles, l'association a organisé des pétitions, des marches et des sit-in.
Et elle publie régulièrement des déclarations en réaction aux événements mondiaux pour faire résonner sa voix anti-nucléaire.
Ses membres ont notamment protesté cette année contre des exercices d'armes nucléaires tactiques menés par la Russie et contre un essai nucléaire "sous-critique" (c'est-à-dire non suivi d'explosion) conduit par les États-Unis.
Aves des membres âgés en moyenne de 85 ans, l'organisation cherche désormais a passer le relais: "J'espère que la génération suivante et le public en général continueront de participer à l'activisme pour la paix, pour une paix sans nucléaire", a déclaré vendredi l'un des co-responsables de Nihon Hidankyo, Toshiyuki Mimaki.
F.Pavlenko--BTB