-
Coupe d'Italie: l'Inter Milan voit double et plane sur le calcio
-
L1: le PSG rafle son 14e titre et peut espérer un nouveau doublé historique
-
Les grillons sont susceptibles de ressentir la douleur
-
La Russie a lancé au moins "800 drones" sur l'Ukraine, tuant six personnes, selon Zelensky
-
Chili: audit du groupe public Codelco, critiqué par le nouveau gouvernement
-
Bordeaux: épisode de gastro-entérite confirmé sur un paquebot, levée partielle du confinement
-
Hantavirus: les 22 Français cas contacts n'ont pas de symptômes, 4 enfants testés négatifs
-
Mort de Matthew Perry : un ex-producteur hollywoodien condamné à deux ans de prison
-
Douze morts dans des frappes israéliennes au Liban
-
Cuba: situation électrique critique après un bref répit
-
Coups de feu au Sénat philippin où est réfugié "l'architecte" de la guerre contre la drogue de Duterte
-
Eurovision: une touche d'esprit viennois, avec Mozart aux intermèdes
-
La Bourse de Paris termine en légère hausse, le secteur tech à la fête
-
Tour d'Italie: Arrieta au bout de la folie
-
Hantavirus: les 22 Français cas contacts ont débuté leur quarantaine
-
Pollution aux PFAS: des experts de l'ONU demandent à la France de s'expliquer
-
Scaf bloqué, Dassault espère réussir avec les Allemands dans le spatial
-
Wall Street ouvre en ordre dispersé, entre inflation et rebond de la tech
-
Tunisie: à Djerba, un début de saison touristique ralenti par la crise au Moyen-Orient
-
"Notes" pour Emmanuel Moulin: la Banque de France nie tout "traitement particulier"
-
Douze morts dans des frappes israéliennes au Liban (ministère)
-
Minelli liquide sacs et chaussures avant sa fermeture définitive
-
Déchets radioactifs: la justice administrative maintient l'enquête publique sur Cigéo
-
La princesse Kate accueillie avec enthousiasme en Italie
-
Sept ans de prison requis contre Sarkozy au procès libyen en appel
-
États-Unis: Kevin Warsh en passe d'être confirmé à la présidence de la Fed
-
Trump arrive en Chine pour un sommet avec Xi Jinping aux lourds enjeux
-
Un paquebot confiné à Bordeaux après une suspicion d'épidémie de gastro-entérite
-
La saga "Fast and Furious" fête ses 25 ans au festival de Cannes
-
Au Royaume-Uni, le roi a prononcé le discours du trône en plein doute sur l'avenir de Starmer
-
Fleury Di Nallo, légende de l'OL, est mort à 83 ans
-
Tech: le bénéfice net annuel d'Alibaba plombé par l'IA
-
Audiovisuel public: Alloncle a déposé sa proposition de loi pour "prévenir les conflits d'intérêts"
-
La prévention de pandémies d'origine animale est "sous-financée", alerte l'OMSA
-
Guerre au Moyen-Orient: L'AIE sonne l'alarme sur la fonte "record" des réserves pétrolières
-
Automobile: BYD discute avec Stellantis et d'autres groupes pour reprendre des usines en Europe
-
Bienvenue aux investisseurs en Afrique, peu importe le passé, selon l'homme d'affaires Elumelu
-
Hantavirus: les 22 Français cas contacts sont "actuellement hospitalisés"
-
Nissan: retour dans le vert prévu l'an prochain après une nouvelle perte colossale
-
Dans le massif du Jura, le retour à la vie sauvage d'un jeune lynx rescapé
-
France: le taux de chômage au-dessus de 8% sur fond de conjoncture dégradée
-
Le Smic va augmenter de 2,4% le 1er juin, sans coup de pouce
-
Hantavirus: en cas d'épidémie, le stock de masques en France est suffisant pendant "minimum trois mois", selon Matignon
-
Un discours du trône en pleine tempête politique au Royaume-Uni
-
Nissan: nouvelle perte annuelle colossale, retour dans le vert attendu l'an prochain
-
Le chausseur Minelli annonce fermer "définitivement" le 30 mai
-
Trump veut presser Xi "d'ouvrir" la Chine au business américain
-
La sécurité du Louvre a été négligée, déplore le rapporteur de la commission d'enquête parlementaire
-
Indemnité pour grands rouleurs: un simulateur pour tester son éligibilité
-
Tiltil, un village chilien face au plus grand émetteur de méthane au monde
Le Bénin expose pour la première fois ses 26 trésors restitués par la France
Le président béninois Patrice Talon a inauguré samedi soir avec "fierté" une exposition historique et hautement symbolique à Cotonou, où les 26 trésors royaux restitués en novembre par la France seront présentés dimanche pour la première fois au peuple béninois, 129 ans après leur vol.
Cette exposition est "une fierté et une foi en ce que nous fûmes, en ce que nous sommes, et en ce que nous serons", a-t-il déclaré devant la presse. "Voilà, le Bénin révélé".
Avec ces restitutions, "c’est un tabou qui a été brisé (…) ce n’est plus une préoccupation de savoir si c’est possible ou pas, nous l’avons fait", a-t-il ajouté, précisant que le Bénin allait demander à la France d'autres œuvres toujours détenues par l'ancienne puissance coloniale.
Au sein du palais présidentiel à Cotonou, un espace muséal de plus de 2.000 m2 a été aménagé pour accueillir cette exposition intitulée "Art du Bénin d’hier et d’aujourd’hui, de la restitution à la révélation", qui ouvrira dimanche matin au public jusqu’au 22 mai.
Les 26 œuvres rendues par la France, après plus de deux ans de négociations entre Paris et Cotonou, sont la première importante restitution d'objets de collections publiques à un pays africain.
Plus tôt dans la journée le président Patrice Talon avait présenté les 26 trésors autrefois exposés au musée du quai Branly à Paris à la ministre de la Culture française Roselyne Bachelot, en déplacement à Cotonou.
"C'est une exposition absolument magnifique et elle rend encore peut-être mieux la majesté, la créativité, l’incroyable patrimoine historique, politique et esthétique que représentent ces 26 œuvres", a déclaré à l'AFP la ministre française après sa visite.
Ces trésors avaient été pillés en 1892 par les troupes coloniales françaises dans le palais d’Abomey, capitale du Royaume du Dahomey, au centre-sud du Bénin actuel, composé alors de plusieurs royaumes.
- Ferment de l'unité nationale -
Ces œuvres "ont quitté un royaume, mais elles reviennent dans une république, et nous voulons que ce soit le ferment de l’unité nationale", avait déclaré la veille le ministre béninois de la Culture, Jean-Michel Abimbola.
Cette exposition est également perçue comme le moment d'une relative réconciliation politique, avec la présence au vernissage de l'ancien Premier ministre Lionel Zinsou, qui n'était pas revenu au Bénin depuis sa condamnation par la justice à une peine d'inéligibilité.
Depuis son élection en 2016, le président Talon a engagé le pays dans la voie du développement au détriment, selon ses détracteurs, de la démocratie. Dans cet ancien modèle de démocratie en Afrique, la plupart des figures de l'opposition sont soient en exil, soient condamnées par la justice.
"Quand il y a un événement qui vous dépasse, comme celui-ci, c'est au dessus de toute controverse politique. L'amour de l'art de la patrie, c'est au-dessus de toutes les querelles", a déclaré l'ancien premier ministre.
La première salle de l'exposition, dont les immenses murs peints en noir lui donnent un caractère solennel, met à l'honneur les trônes des souverains du Dahomey.
Et particulièrement, celui du roi Ghézo (1797-1818), majestueuse sculpture de bois aux motifs afro-brésiliens de près de deux mètres, surmontée d'une tablette incurvée.
"Depuis le début de l'installation, je ne cesse de le contempler", explique à l'AFP Théo Atrokpo, un des médiateurs de l'exposition, qui frémit d'impatience "d'en expliquer l'histoire" à ses compatriotes.
"Je l'avais déjà vu en France, mais le voir ici, chez nous, c'est retrouver une partie de notre âme, c'est nous connecter à notre histoire", ajoute ce guide culturel âgé de 42 ans.
De la statue mi-homme mi-lion du roi Glèlè à celle mi-homme mi-oiseau du roi Ghézo, en passant par les portes du palais royal, les invités, très émus, se pressaient pour admirer les trésors.
"C'est très émouvant de me retrouver face au trône du roi Ghézo, je ne l'avais pas imaginé aussi grand, aussi puissant", confie Laeila Adjovi, artiste franco-béninoise dont plusieurs œuvres sont aussi présentées lors de cette exposition.
Car à côté des trésors, 34 artistes béninois contemporains ont été sélectionnés pour y présenter plus d'une centaine d’œuvres.
- Scène contemporaine -
Une volonté du gouvernement de lier "l'histoire au présent", et montrer que le "génie artistique béninois a perduré", malgré la dépossession d'une partie de son patrimoine.
Des tapisseries monumentales d'Yves Appollinaire Pèdé mettant à l'honneur le vaudou, à l'installation réalisée à partir de cheveux de Dimitri Fagbohoun, en passant par les robots afro-futuristes d'Emo de Medeiros et les peintures monumentales et colorées de Moufouli Bello, cette deuxième partie montre la vitalité artistique de la scène contemporaine béninoise.
Plusieurs galeristes et acteurs du monde de l'art internationaux venus assister à cette exposition historique, ont confié avoir été épatés par la scénarisation, qui n'a rien à envier, selon eux, à celles des grands musées européens.
Un pied de nez à l'argument longtemps avancé par certaines institutions, qui refusent de restituer des œuvres, d'un manque de formation et de financement pour les exposer et les conserver sur le continent.
"Face aux détracteurs des restitutions, cette exposition est la réponse à toutes les critiques que l'on a pu avoir", a déclaré Marie-Cécile Zinsou, historienne de l'art et présidente de la fondation d'art Zinsou au Bénin.
Pour l'artiste Laeila Adjovi, "il faut que cette exposition amorce la restitution de toutes nos œuvres, elles sont à nous, un point c'est tout".
La France, mais aussi d'autres pays européens, possèdent toujours un nombre important d’œuvres pillées durant la colonisation en Afrique.
Le "travail de restitution continue", a assuré samedi Mme Bachelot. "Nous sommes en train de travailler sur une loi cadre pour faciliter ces restitutions", a-t-elle ajouté, précisant que le travail législatif pourrait prendre au moins deux ans.
K.Thomson--BTB