-
Dakar-2026: sixième sacre pour Al-Attiyah, Benavides devance Brabec pour deux secondes
-
Mégabarrage sur le Nil: Sissi salue l'offre de médiation de Trump
-
Foot: un an après un malaise cardiaque, Bove, libéré par l'AS Rome, va reprendre sa carrière
-
Les négociateurs ukrainiens arrivés aux États-Unis pour des pourparlers sur la fin de la guerre
-
"Ne touchez pas au Groenland": des milliers de manifestants à Copenhague
-
Ouganda: le principal opposant échappe à un raid des autorités avant le résultat de la présidentielle
-
CAN-2025: Achraf Hakimi, héros affaibli
-
Ski: L'Italienne Delago s'offre la descente de Tarvisio, Vonn encore sur le podium
-
L'armée syrienne prend le contrôle de zone évacuées par les Kurdes sous la pression
-
Dakar-2026: victoire de l'Argentin Luciano Benavides en motos
-
Aux Etats-Unis, un rejet croissant des méthodes des policiers de l'immigration
-
Ouganda: le camp du principal opposant dénonce un raid policier avant l'annonce des résultats de la présidentielle
-
Budget: des chiffrages en cours pour la surtaxe des bénéfices des entreprises, dit Roland Lescure
-
Italie: décès à 76 ans du propriétaire américain de la Fiorentina, Rocco Commisso
-
L1: avec Gouiri, Medina et Traoré, l'OM a déjà ses premières recrues
-
JO-2026 - Timothy Loubineaud: "Je suis un peu le Julian Alaphilippe du patin, à l'instinct"
-
Open d'Australie: "J'ai toujours mes chances", assure Djokovic
-
Etats-Unis: une juge fédérale limite les pouvoirs de la police de l'immigration dans le Minnesota
-
"Ne touchez pas au Groenland": manifestations attendues à Copenhague et Nuuk
-
L'UE et le Mercosur réunis au Paraguay pour signer un accord commercial historique
-
Champions Cup: Pau éliminé sur le fil par les Bulls
-
Euro de patinage: Cizeron et Fournier Beaudry parfaitement lancés
-
L1: un doublé fracassant de Dembélé contre Lille chasse les doutes parisiens
-
Venezuela: arrivée à Caracas d'un premier avion transportant des migrants expulsés des Etats-Unis depuis la capture de Maduro
-
Trump revient sur sa menace d'invoquer l'Insurrection Act au Minnesota
-
Ouganda: le candidat de l'opposition emmené de force par l'armée au lendemain de la présidentielle
-
Wall Street sans élan pour terminer la semaine
-
En plein conflit avec les Kurdes, le président syrien reconnaît leurs droits nationaux
-
A Rio, Lula et von der Leyen célèbrent l'accord commercial UE-Mercosur
-
Groenland: Trump menace de droits de douane les pays qui ne soutiennent pas son plan
-
Pour le fils du chah, le pouvoir iranien finira par "tomber"
-
Ligue 1: Monaco, catastrophique, humilié par Lorient à domicile
-
A la veille de sa signature, Lula et von der Leyen célèbrent l'accord UE-Mercosur
-
Groenland: Trump menace de droits de douanes les pays qui ne soutiennent pas son plan
-
Une plateforme d'échange de documents pour administrations publiques victime d'une cyberattaque
-
Au Sénégal, de fascinants chimpanzés des savanes et chasseurs à la lance
-
Machado assure que le Venezuela sera "libre" avec le soutien de Trump
-
L'abonnement ne suffit plus: ChatGPT prépare l'arrivée de la pub
-
Ukraine: Zelensky espère un accord avec les Américains, rencontre samedi à Miami entre négociateurs
-
"Rien n'a changé" à Gaza, où le plan américain est entré dans sa deuxième phase
-
Les médecins libéraux obtiennent des engagements du gouvernement
-
Ouganda: 10 morts lors des élections, Museveni en passe de prolonger ses 40 ans de règne
-
La Bourse de Paris termine en baisse, prudente avant les résultats d'entreprises
-
Ligue 1: Pierre Sage, la force tranquille de Lens
-
Des "milliers" d'ultra-riches "ne paient pas l'impôt qu'ils devraient payer au pays", affirme Eric Coquerel
-
Sept soldats tchadiens tués dans une altercation avec les paramilitaires soudanais près de la frontière
-
Biathlon: Jeanmonnot retrouve le podium en sprint à Ruhpolding
-
Iran: la vague de protestation étouffée par la répression
-
Une délégation du Congrès américain au Danemark en soutien au Groenland
-
Syrie: la coalition internationale veut désamorcer la tension entre Damas et les Kurdes
Pour une star russe du ballet, "l'Histoire change, le Bolchoï reste"
"Pour le Bolchoï, 20 ans c'est rien, mais pour un danseur, c'est toute sa vie": Olga Smirnova, ex-star de la célèbre troupe moscovite qui a quitté la Russie après l'invasion de l'Ukraine, craint un isolement durable de ses artistes.
Le départ de la danseuse de 30 ans, qui a rejoint le Dutch National Ballet à Amsterdam, a fait l'effet d'un petit séisme dans le monde de la danse tant le Bolchoï est synonyme de l'art du ballet et est une vitrine culturelle, voire politique, de la Russie.
Olga Smirnova était l'un des visages de la compagnie et une "prima ballerina" encensée par la critique.
Gracile, yeux en amande, cou de cygne, elle est "l'instrument physique parfait de sa forme d'art", comme l'a décrite un quotidien britannique, évoquant une "perfection étourdissante".
"J'ai passé dix années merveilleuses avec le Bolchoï car les meilleurs chorégraphes sont venus y créer des ballets. J'ai senti vraiment que je faisais partie du monde... Tout cela a pris fin avec la guerre", dit-elle à l'AFP lors d'un entretien à l'Opéra national des Pays-Bas.
- "Nouveaux mondes" -
Aujourd'hui, "le pays est isolé et le Bolchoï est isolé du monde", ajoute la danseuse, très émue avant l'interview.
Elle n'est pas inquiète pour la compagnie moscovite, "une immense institution qui survit à n'importe quelle crise", après avoir traversé les époques tsariste, soviétique et la fin de la Guerre froide.
"L'Histoire change et le Bolchoï reste", assure-t-elle.
Mais elle craint l'isolement des danseurs russes, rappelant que la carrière d'un danseur classique est courte, "15 à 20 ans si on est en bonne condition physique".
Même au plus fort de la Guerre froide, les tournées de ballet étaient considérées comme un pont entre l'URSS et l'Ouest.
Après l'invasion de l'Ukraine, des tournées de compagnies comme le Bolchoï ont été annulées, ses stars ne sont plus invitées à l'étranger et des chorégraphes comme Jean-Christophe Maillot et Alexei Ratmanski ont demandé la suspension de leurs ballets au sein de la compagnie.
Citant l'Allemand John Neumeier, le Français Pierre Lacotte, l'Américain William Forsythe ou le Britannique Christopher Wheeldon, Smirnova estime que sa génération, qui porte superbement le répertoire classique, a eu "une magnifique occasion de découvrir de nouveaux mondes" avec ces chorégraphes.
Elle refuse de qualifier son départ de "défection", mot utilisé à l'époque soviétique lorsque des légendes du ballet comme Rudolf Noureev ou Mikhaïl Barychnikov sont passées à l'Ouest.
"Je pense que j'ai été honnête avec moi-même et suivi ma conscience. (...) J'avais tellement de peine pour ces gens obligés de perdre leur foyer", confie Smirnova.
La ballerine pensait que l'invasion s'arrêterait rapidement.
Quelques jours plus tard, elle écrit sur le réseau social Telegram: "Je suis contre la guerre de toute mon âme. (...) Je n'ai jamais cru que je pourrais avoir honte de la Russie".
Elle voyage à Dubaï pour soigner une blessure puis elle fait le grand saut.
"Personne n'était au courant, sauf mon mari et le directeur artistique du Dutch National Ballet, Ted Brandsen", précise-t-elle.
Pour ses parents, c'est le choc. Jusqu'à présent, "ils n'acceptent pas vraiment l'idée que j'aie quitté le Bolchoï".
Quant à ses collègues, elle "n'a presque plus de contact" avec eux.
"J'ai juste reçu quelques messages. Peut-être qu'ils ne comprennent pas ma décision, peut-être qu'ils se protègent de la vérité et se disent: +Je suis juste un danseur, je n'ai rien à voir avec la politique+". Et la presse? "Ils préfèrent prétendre que je n'existe pas".
- "Eviter de trop réfléchir" -
Aujourd'hui, "je me sens de plus en plus chez moi" à Amsterdam, dit-elle. Elle a emménagé dans un appartement et dansé en avril dans une nouvelle production du ballet "Raymonda".
"J'ai réintégré la routine de ballet dès le premier jour. (...) J'ai senti que je retrouvais ma vie normale... (La danse) m'a permis d'éviter de trop réfléchir", souligne-t-elle.
La Saint-Pétersbourgeoise ne rêvait pas, comme beaucoup de petites Russes, de devenir ballerine. "Personne dans ma famille ne venait du monde du théâtre ou du ballet", dit-elle. Sa maman ingénieure l'inscrit pourtant à la prestigieuse Académie Vaganova et, à peine diplômée, elle est engagée en 2011 par le Bolchoï et gravit rapidement les échelons.
Avant la guerre, Smirnova était tentée par l'idée d'être danseuse principale au Bolchoï et artiste invitée au Dutch National Ballet, pour découvrir notamment l'oeuvre de Hans van Manen, bientôt 90 ans, qui sera célébrée en juin à l'Opéra national des Pays-Bas.
Sur quelle scène rêve-t-elle de danser? "L'Opéra de Paris! Je n'ai jamais dansé au Palais Garnier", sourit-elle.
K.Brown--BTB