-
U2 s'empare des rues de Mexico pour tourner le clip de son prochain single
-
Xi accueille Trump en grande pompe sur fond de tensions multiples
-
Xi déroule le tapis rouge à Trump sur fond de tensions multiples
-
Situation électrique "tendue" à Cuba, qui met en cause les Etats-Unis
-
Présidentielle au Pérou: Roberto Sanchez qualifié pour le second tour face à Fujimori
-
Mondial-2026: l'Iran organise une cérémonie d'adieu pour son équipe nationale
-
Kevin Warsh prend la tête de la banque centrale américaine
-
WTA 1000 de Rome: Svitolina s'offre Rybakina et un duel contre Swiatek en demi-finales
-
Coupe d'Italie: l'Inter Milan voit double et plane sur le calcio
-
L1: le PSG rafle son 14e titre et peut espérer un nouveau doublé historique
-
Les grillons sont susceptibles de ressentir la douleur
-
La Russie a lancé au moins "800 drones" sur l'Ukraine, tuant six personnes, selon Zelensky
-
Chili: audit du groupe public Codelco, critiqué par le nouveau gouvernement
-
Bordeaux: épisode de gastro-entérite confirmé sur un paquebot, levée partielle du confinement
-
Hantavirus: les 22 Français cas contacts n'ont pas de symptômes, 4 enfants testés négatifs
-
Mort de Matthew Perry : un ex-producteur hollywoodien condamné à deux ans de prison
-
Douze morts dans des frappes israéliennes au Liban
-
Cuba: situation électrique critique après un bref répit
-
Coups de feu au Sénat philippin où est réfugié "l'architecte" de la guerre contre la drogue de Duterte
-
Eurovision: une touche d'esprit viennois, avec Mozart aux intermèdes
-
La Bourse de Paris termine en légère hausse, le secteur tech à la fête
-
Tour d'Italie: Arrieta au bout de la folie
-
Hantavirus: les 22 Français cas contacts ont débuté leur quarantaine
-
Pollution aux PFAS: des experts de l'ONU demandent à la France de s'expliquer
-
Scaf bloqué, Dassault espère réussir avec les Allemands dans le spatial
-
Wall Street ouvre en ordre dispersé, entre inflation et rebond de la tech
-
Tunisie: à Djerba, un début de saison touristique ralenti par la crise au Moyen-Orient
-
"Notes" pour Emmanuel Moulin: la Banque de France nie tout "traitement particulier"
-
Douze morts dans des frappes israéliennes au Liban (ministère)
-
Minelli liquide sacs et chaussures avant sa fermeture définitive
-
Déchets radioactifs: la justice administrative maintient l'enquête publique sur Cigéo
-
La princesse Kate accueillie avec enthousiasme en Italie
-
Sept ans de prison requis contre Sarkozy au procès libyen en appel
-
États-Unis: Kevin Warsh en passe d'être confirmé à la présidence de la Fed
-
Trump arrive en Chine pour un sommet avec Xi Jinping aux lourds enjeux
-
Un paquebot confiné à Bordeaux après une suspicion d'épidémie de gastro-entérite
-
La saga "Fast and Furious" fête ses 25 ans au festival de Cannes
-
Au Royaume-Uni, le roi a prononcé le discours du trône en plein doute sur l'avenir de Starmer
-
Fleury Di Nallo, légende de l'OL, est mort à 83 ans
-
Tech: le bénéfice net annuel d'Alibaba plombé par l'IA
-
Audiovisuel public: Alloncle a déposé sa proposition de loi pour "prévenir les conflits d'intérêts"
-
La prévention de pandémies d'origine animale est "sous-financée", alerte l'OMSA
-
Guerre au Moyen-Orient: L'AIE sonne l'alarme sur la fonte "record" des réserves pétrolières
-
Automobile: BYD discute avec Stellantis et d'autres groupes pour reprendre des usines en Europe
-
Bienvenue aux investisseurs en Afrique, peu importe le passé, selon l'homme d'affaires Elumelu
-
Hantavirus: les 22 Français cas contacts sont "actuellement hospitalisés"
-
Nissan: retour dans le vert prévu l'an prochain après une nouvelle perte colossale
-
Dans le massif du Jura, le retour à la vie sauvage d'un jeune lynx rescapé
-
France: le taux de chômage au-dessus de 8% sur fond de conjoncture dégradée
-
Le Smic va augmenter de 2,4% le 1er juin, sans coup de pouce
Dans le camp de Jénine, "ce n'est pas une vie"
Depuis des semaines, lorsque sonne l'heure d'aller à l'école, Ahlem Benara hésite à envoyer ses enfants en classe. C'est souvent pile à ce moment là qu'éclatent, dans le camp de réfugiés palestiniens de Jénine, en Cisjordanie occupée, des heurts parfois meurtriers entre habitants et armée israélienne.
"Quand on se lève on se dit, +aujourd'hui y a école ou non?+. De 07H30 à 08H30, c'est une heure très difficile", raconte Mme Benara, mère de trois enfants, dans le camp du nord de la Cisjordanie, territoire palestinien occupé par Israël depuis 1967.
Soit elle décide de les garder à la maison, soit elle s'inquiète de ce qui pourrait leur arriver et décide de les accompagner.
"Le petit de huit ans dit qu'il ne veut plus aller à l'école parce qu'elle est à côté de la route" où passent les jeeps israéliennes et où a été tuée le 11 mai Shireen Abou Akleh, une journaliste palestino-américaine qui y couvrait un des raids de l'armée, explique cette travailleuse sociale de 43 ans.
L'armée israélienne a multiplié les raids dans le camp de Jénine, considéré comme un bastion des factions armées palestiniennes, et où elle affirme conduire des opérations de "contre-terrorisme" et arrêter des "suspects" liés à une vague d'attaques anti-israéliennes sanglantes menée à partir du 22 mars.
Souvent matinaux, les raids sont émaillés d'affrontements avec des habitants et des combattants. Les échanges de tirs, à balles réelles, font sursauter le camp qui accueille quelque 14.000 habitants, volant au passage le sommeil des résidents.
A 10 ans, la fille d'Ahlem Benara s'est récemment mise à faire pipi au lit. "Elle ne dort pas bien, elle a peur du bruit. Parfois je monte le son de la télévision la nuit pour qu'elle n'entende pas" le chaos dehors.
- "Effrayant" -
"On est en train de dormir et on se réveille avec les affrontements. Alors on a peur et on est inquiets", témoigne Majd Owis, un adolescent de 16 ans.
La maison du jeune homme donne sur la rue où a été tuée Shireen Abou Akleh. C'est une allée comme toutes les autres, mais qui se distingue par l'attroupement autour d'un arbre.
A son pied ont été déposés des fleurs, des portraits de la reporter d'Al Jazeera, des bouts de papier manuscrits et des affiches où l'on peut lire "Au revoir" ou "Merci Shireen".
Et tout autour, sur des chevalets de bois, des dessins, souvent noirs, "pour représenter la tristesse", explique l'artiste Fidaa Sammar.
A Jénine, "chaque maison a sa propre histoire de tristesse et de douleur. Ce n'est pas une vie, nous voulons vivre dans la dignité et la paix", dit-elle à l'AFP, regrettant le manque de sécurité.
"On se réveille au son des tirs, la situation est effrayante. Tout le monde a peur de voir débarquer des véhicules blindés et l'armée", poursuit l'artiste qui porte une large keffieh sur les épaules.
Comme la plupart des habitants, elle blâme les forces israéliennes pour le chaos, et non les combattants armés palestiniens, symboles de la "résistance".
- Partir? -
Partout dans le camp gris, les murs de béton sont couverts de portraits des "héros" locaux qui se sont élevés au rang de "martyrs" en se battant au prix de leur vie, et parfois de vies civiles israéliennes, contre l'occupant israélien. Pour l'Etat hébreu, ce sont des "terroristes".
Le camp de Jénine a connu une longue histoire d'affrontements avec les forces d'Israël. Assiégé par l'armée en 2002, il avait été dévasté lors de combats au cours desquels 52 Palestiniens et 23 soldats israéliens avaient été tués.
Vingt ans plus tard, Ahlem Benara ressent la même frayeur, à la différence qu'elle a désormais des enfants, source d'inquiétude supplémentaire.
Née en Algérie, elle dit réfléchir à partir, persuadée que les raids israéliens ne vont pas cesser.
"Je voudrais (être) ailleurs pour mes enfants", confie-t-elle. "Mon mari (palestinien) me dit +c'est la vie, il faut s'habituer+. Moi je ne peux pas".
S.Keller--BTB