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"La partie continue !": malgré l'arrêt de Game One, l'animateur Marcus refuse le Game Over
Précurseur du "Let's Play", format très populaire en ligne où des personnes filment leurs parties de jeux vidéo, Marcus, ex-pilier de Game One, ressuscite avec son ancienne équipe l'émission emblématique de cette chaîne de télévision fermée en décembre, de retour en mars sur internet.
"La partie continue !", s'enthousiasme auprès de l'AFP Marc Lacombe dit Marcus, installé dans un bureau reconverti en studio de streaming rempli de vieilles consoles, de figurines de personnages de jeux et d'une borne d'arcade, témoignages d'une industrie qui a connu son essor dans les années 70 et qu'il suit depuis 1989.
"Mon âge, c'est une chance. J'avais 11 ans quand j'ai découvert Pong", un des premiers jeux de l'histoire, se souvient celui qui, très vite après des études de communication à Paris, écrit dans des magazines comme "Tilt" et "Console Plus".
Puis il participe au lancement de Game One en 1998.
La première chaîne de télévision consacrée aux jeux vidéo naît sur le satellite à la faveur d'un partenariat entre Canal+ et l'éditeur français Infogrames.
Marcus y crée une émission appelée "Level One", où il joue, face caméra, au premier niveau d'un jeu et partage avec humour ses impressions aux téléspectateurs.
"C'est ce que je faisais dans la vraie vie avec mes amis quand ils venaient chez moi", se souvient-il. "Je me suis dit que ça ferait un bon concept d'émission".
- "Révolutionnaire" -
Presque 10 ans avant l'apparition de YouTube, il pose sans le savoir les bases d'une pratique qui deviendra extrêmement populaire sur internet, le "Let's Play" ("jouons" en anglais).
Le concept sera repris à partir des années 2010 par les streamers, qui jouent en direct sur des plateformes comme Twitch tout en discutant avec leurs spectateurs.
"J'en ai pris conscience tardivement. Sur le coup, on n'avait pas l'impression de faire quelque chose de révolutionnaire", explique-t-il.
Il sourit: "si tous les gens qui streament me donnaient un euro, je serais milliardaire aujourd'hui".
Il décide de quitter la chaîne un an après le retrait de Canal+ de Game One en 2001, accusant l'éditeur Infogrames de vouloir influencer les choix éditoriaux de la rédaction pour favoriser certains titres.
"C'est un peu comme si une chaîne dédiée aux voitures était détenue par Peugeot, c'est un peu embêtant", glisse-t-il.
Il y fait son retour en 2007 tandis que Game One, entre-temps passée dans le giron du groupe MTV, s'ouvre davantage aux nouvelles technologies, aux séries et animes japonais.
Il intègre en 2014 #TeamG1, l'émission phare de la chaîne, jusqu'à son arrêt en décembre après le rachat de son propriétaire, le groupe Paramount, par la société de production Skydance.
"On a été fauchés en plein vol par le capitalisme américain", résume Marcus. Une décision qu'il juge incompréhensible, soulignant que Game One était rentable, avec 2 millions d'euros de bénéfice net par an et 3 millions de téléspectateurs mensuels.
- Potentiel rachat -
Au moment de sa fermeture, la chaîne comptait huit salariés et l'émission #TeamG1, présentée par Julien Tellouck, employait une quinzaine de personnes.
Toute l'équipe fera son retour le 11 mars sur internet pour un talk-show financé par une poignée d'annonceurs, a indiqué M. Tellouck à l'AFP.
"Le Respawn" sera une émission hebdomadaire "de 1h30 à 2h, adaptée aux codes de Twitch et YouTube" et diffusée en direct sur la plupart des plateformes en ligne, précise-t-il.
Ce retour a été décalé de quelques jours pour permettre à Marcus d'en être dès la première, car il était "hors de question de faire l'émission sans lui".
Julien Tellouck espère ainsi "tenir la baraque et garder le lien avec le téléspectateur" dans l'attente d'un potentiel rachat de la chaîne. "Plusieurs sociétés" seraient intéressées, affirme-t-il, sans en dire plus.
Dans l'intervalle, Marcus s'est lui-même reconverti en streamer sur Twitch, où il réunit plusieurs fois par semaine des centaines de spectateurs autour de différents concepts.
"Je ne pense pas arrêter", dit celui qui aura 60 ans cette année. "Comme Molière, je mourrai sur scène, une manette à la main."
C.Meier--BTB