-
Mondial-2026: les Tops et Flops de la phase de groupes
-
Comité d'alerte des finances publiques le 7 juillet, nouvelles économies à la clef, selon un ministre
-
En Corée du Sud, des milliers de chiens disparus avant l'interdiction de leur viande
-
Comité d'alerte des finances publiques le 7 juillet, nouvelles économies à la clef (ministre)
-
Championnat des Nations: six Toulousains en renfort, dont Dupont et Ntamack
-
Dans l'Idaho, la nouvelle génération de réacteurs nucléaires américains devient réalité
-
La Belgique balayée par de violents orages, un mort
-
Au salon du vélo Eurobike, l'IA pédale pour un secteur en recul
-
Mondial-2026: Place au tableau final !
-
Pakistan: trois paramilitaires tués dans une attaque à Karachi
-
Mondial-2026: hors de ses bases, le Canada veut continuer à écrire son histoire
-
Un écrivain victime d'usurpation d'identité dénonce une IA qui "fait vaciller le réel"
-
Canicule: la chaleur reflue mais le bilan sanitaire inquiète
-
Le gouvernement va réduire la liste des travaux éligibles à MaPrimeRénov'
-
Canicule: la chaleur refflue mais le bilan sanitaire inquiète
-
Nouvelle-Calédonie: participation en net recul aux provinciales, l'archipel attend les résultats
-
Ouganda: le principal groupe de médias indépendant fermé par le chef de l'armée
-
Inflation, dettes, course à l'IA... La BRI met en garde contre des "points de tensions" pour l'économie mondiale
-
Le centre de l'Europe écrasé de chaleur, la France commence à compter ses morts
-
Canicule: les craintes se confirment sur de nombreux décès en France, mais moins qu'en 2003
-
Canicule: les Français commencent à souffler, mais le bilan sanitaire inquiète
-
Australie: dans l'Outback, les dromadaires font la course pour la "Camel Cup"
-
Canicule: les craintes se confirment sur de nombreux décès en France
-
Nouvelle-Calédonie: vote dans le calme pour des provinciales à hauts enjeux
-
L'Ardèche sur la brèche pour réguler ses sangliers
-
Sous le zinc, la fournaise: à Paris, le casse-tête du rafraîchissement des toits
-
Mondial-2026: Croatie, Algérie, Autriche et RDC passent, l'Iran sort
-
Mondial: Superbe nul et qualification pour l'Algérie et l'Autriche, l'Iran éliminé
-
Venezuela: plus de 72 heures après les séismes meurtriers, la quête éperdue de survivants
-
Avec ses sacs plastiques omniprésents, l'Asie bousculée par le choc énergétique
-
Nouvel échange de frappes entre les Etats-Unis et l'Iran, que Trump menace d'anéantir
-
Venezuela: 72 heures après les séismes meurtriers, la quête éperdue de survivants
-
Nouvelle-Calédonie: les électeurs aux urnes pour un scrutin décisif pour l'avenir de l'archipel
-
Nouveaux bombardements américains en Iran, que Trump menace encore d'anéantir
-
Mondial-2026: l'Angleterre finit bien, la Croatie passe
-
Mondial: la Croatie bat difficilement le Ghana et arrache son billet pour les 16e
-
Mondial-2026: l'Angleterre bat le Panama à l'usure (2-0) et se rassure
-
Argentine: démission du chef du cabinet des ministres pris dans un scandale
-
Canicule: les Français commencent à souffler, les hôpitaux s'accrochent encore
-
Séismes au Venezuela: 1.430 morts, 50.000 disparus et le temps presse
-
Top 14: Toulouse, roi incontesté en France
-
Top 14: Mauvaka, la signature d'un revenant
-
La canicule cède la place aux orages, les premiers signes de surmortalité apparaissent
-
Venezuela: des survivants du séisme louent l'entraide et "rendent grâce à Dieu"
-
La canicule s'atténue, mais les premiers signes de surmortalité apparaissent
-
Basket: Tony Parker va lancer sa carrière d'entraîneur à l'Asvel, avec un effectif renforcé
-
F1: en Autriche, Antonelli en Mercedes combattra les Ferrari et son coéquipier Russell
-
Séismes au Venezuela: au moins 1.430 morts, 50.000 disparus, l'aide internationale arrive
-
Championnats de France de natation: Léon Marchand impérial sur 400 m quatre nages
-
Canicule: urgences et hôpitaux sous tension, alors que la fin du phénomène extême se profile
Bénin: le "canal des amoureux" de Ganvié, lieu de rencontres qui tombe peu à peu en désuétude
Des appels dans l'obscurité et des pirogues qui glissent sur l'eau: le "canal des amoureux" de Ganvié, au Bénin, qui a longtemps réuni des coeurs à prendre, tombe peu à peu en désuétude auprès des jeunes générations.
Le mince couloir aquatique de la plus grande cité lacustre d'Afrique de l'Ouest est depuis des décennies le théâtre discret des premières rencontres, des mots échangés à la faveur de la nuit, à l'abri des regards parentaux.
Mais aujourd'hui, les plus jeunes l'observent de manière nuancée.
"C'est beau comme histoire, mais aujourd'hui (...) on discute, on apprend à se connaître sans se cacher", observe Anna, 22 ans, originaire de Ganvié, à quelques jours de la Saint-Valentin.
"On n'a pas besoin de toute cette gymnastique pour trouver son âme sœur. Le canal n'est plus indispensable comme avant", abonde Roslin Dantin, éleveur de 30 ans.
"On voit le canal des amoureux comme un truc de vieux. Pour notre génération, il y a mieux. Il y a la technologie et les réseaux sociaux qui ont remplacé ces symboles-là", ajoute Augustin Gbénoukpo, étudiant de 24 ans.
- Libéralisation des moeurs -
La libéralisation des moeurs et l'avènement des applications de rencontres ont, de fait, rebattu les cartes.
"Aujourd'hui, même depuis son lit, un jeune peut faire des avances à une fille qui se trouve à l'autre bout du monde", observe Elise Avlessi, un brin nostalgique. "Avant, on faisait tout en cachette, on laissait la relation mûrir loin des regards", assure-t-elle.
C'est sur ce canal qu'elle a rencontré Joseph Houegbe, son mari couturier, il y a une quinzaine d'années.
"Nous ne disposions d'aucun autre lieu où nous pouvions nous rencontrer librement. Autrefois, nos parents ne nous autorisaient pas à sortir, et mon prétendant devait impérativement obtenir l'accord de la famille avant de pouvoir me rendre visite", explique t-elle.
"Sans ce canal, notre relation aurait été très difficile à concrétiser. C'était presque le seul moyen de se draguer", poursuit-elle.
Joseph raconte avoir sifflé dans la nuit, attendant fiévreusement un bruit de pagaie tapée contre la coque d'une pirogue, signe de l'intérêt d'une jeune fille.
"La nuit, on ne pouvait pas distinguer l'homme de la femme dans les pirogues. Ils utilisaient donc des slogans, des mots-clés convenus à l'avance", précise Jonas Zannou-Zoki, guide de tourisme, aux visiteurs du canal.
- Mémoire sentimentale -
Et bien souvent, après ces rencontres discrètes, la tradition suivait son cours avec une demande officielle, dot, mariage religieux ou traditionnel.
Mais le canal conserve malgré tout une dimension symbolique et religieuse.
À quelques coups de pagaie, une "Place des Amoureux" a été aménagée pour mettre en valeur cette mémoire sentimentale.
Émilienne Atoukou, gestionnaire des lieux, montre le "canari sacré" - sorte de petite jarre - troué et installé au centre d'une pirogue, dans lequel les amoureux jettent des cauris, coquillages traditionnels, afin qu'ils tombent dans le canal.
"Les gens viennent former leurs vœux sur des cauris qu'ils jettent ici. Ensuite, ils passent au coin des promesses. C'est un espace intime, consacré à la fidélité et à l'amour", explique-t-elle.
Selon elle, la place a été sacralisée par les dignitaires de toutes les confessions religieuses de Ganvié, ce qui en fait un lieu respecté, spirituel et symbolique. "Ce sont des moments de douceur, de recueillement", dit-elle.
Récemment, un "couple français est revenu témoigner que leurs vœux se sont réalisés après la rencontre et les promesses faites sur ce canal. Ils sont toujours ensemble, des années après", s'enthousiasme Jonas Zannou-Zoki.
A Ganvié, l'eau ne sert pas seulement à pêcher ou circuler et reste donc une mémoire des amours clandestines, d'une époque où l'âme soeur se reconnaissait d'abord à la voix, avant le visage.
Et si le nombre de pirogues a diminué, certains continuent de s'y retrouver, pour sceller leur union.
Astrid et Pierre-Marie, deux trentenaires, sont venus quelques jours avant la Saint-Valentin. "Avant le mariage, on voulait un lieu qui ait du sens. Sur ce canal, nos vœux nous ont semblé plus vrais", dit Astrid.
"On nous avait parlé du canal des amoureux comme d'un vieux symbole. On est venu par curiosité et on repart avec une promesse. On croise les doigts pour que le canal nous porte chance", confirme son futur époux.
E.Schubert--BTB