-
Une mission hi-tech britannique part pour le Groenland étudier la fonte des glaces
-
"Tout ce que j'ai appris, je veux le ramener ici", dit Davide Ancelotti, le nouveau coach de Lille
-
A Gaza, une course contre la guerre pour sauver le patrimoine culturel
-
Paris et Berlin veulent "rebondir" sur la défense et faire oublier l'échec de leur avion commun
-
Tour de France: Tim Merlier, il n'y a pas photo
-
Mondial-2026: l'heure de Zidane approche
-
La Bourse de Paris à l'équilibre, entre doutes sur les semi-conducteurs et Moyen-Orient
-
L'Assemblée vote pour rendre imprescriptibles les crimes commis sur les mineurs
-
Poutine mène la Russie vers une possible "catastrophe", dit l'opposant russe Nadejdine à l'AFP
-
Les Etats-Unis touchés par la fumée des incendies au Canada
-
Washington mobilise contre la violence d'extrême gauche
-
Jusqu'à 45% des risques de démence peuvent être évités ou retardés, selon l'OMS
-
Tour de France: Tim Merlier voir triple à Chalon-sur-Saône
-
"Allez au boulot!": au Japon, le regain du virilisme d'entreprise
-
L'alerte aux orages violents s'étend jeudi avec des risques de gros grêlons
-
Du tracteur aux boeufs, l'agriculture cubaine face au manque de carburant
-
Cyberattaque contre les transports londoniens: prison ferme pour deux surdoués du piratage
-
Le Brésil devient la première cible des nouveaux droits de douane américains
-
Pont de Gênes: jusqu'à 12 ans de prison pour les ex-dirigeants de la société d'autoroutes
-
Pour le patron de Nvidia, la croissance de l'IA n'en est qu'"à ses débuts"
-
Procès confirmé pour l'épouse du Premier ministre espagnol
-
Chili: le Sénat approuve la réforme économique du président
-
L'Assemblée nationale vote pour rendre imprescriptibles les crimes commis sur les mineurs
-
Mondial-2026: Londres veut une enquête à propos de la banderole sur les Malouines après Angleterre-Argentine
-
Des graines de rooibos sud-africain en route vers l'espace
-
Alerte orange aux orages pour 21 départements du Centre-Est après de premières chutes de grêle
-
"Aucun repos": les marins indonésiens souvent maltraités sur les bateaux de pêche étrangers
-
La treizième étape du Tour: la plus longue et la plus intrigante
-
L'UE exige que Google partage ses données de recherche et ouvre Android aux IA rivales
-
Avec le rachat de Delivery Hero par Uber, nouvelle consolidation dans la livraison de repas
-
Incendies: Macron alerte sur la pire situation en France depuis 1945
-
L'Ouganda annonce ne plus compter aucun malade d'Ebola
-
L'acteur Sam Neill est décédé d'une pneumonie, révèle son agent
-
Cédric Jubillar avoue devant la justice, des ossements retrouvés dans le Tarn
-
"Je ne mourrai pas en Suisse": Charles Biétry salue la loi sur l'aide à mourir
-
Bercy publie un projet de dépenses ultramaîtrisées pour 2027
-
Londres nationalise le sidérurgiste British Steel au nom de la "sécurité nationale"
-
Protection des enfants: Londres ouvre une enquête sur TikTok
-
Nigeria: changement climatique et croissance urbaine exacerbent les inondations à Lagos
-
Entre salves et menaces, Iran et Etats-Unis s'enfoncent dans la guerre
-
Incendies: nuit "calme" en forêt de Fontainebleau, Macron sur place
-
La Bourse de Paris prudente face au risque géopolitique et au décrochage des valeurs liées à l'IA
-
Pont de Gênes: le jugement attendu jeudi après-midi, huit ans après l'effondrement
-
En Inde, dangereuses vies de piétons...
-
Manifestations en Ukraine contre le départ du ministre de la Défense
-
La guerre entre Iran et Etats-Unis continue, Ormuz quasi paralysé
-
Trump veut internationaliser la lutte contre le "terrorisme d'extrême gauche"
-
Coup d'envoi de la 3e vague de "leasing social" de voitures électriques
-
Loi d'urgence agricole: les parlementaires en quête d'un périlleux compromis
-
Mondial-2026: insubmersible, l'Argentine défendra son titre contre l'Espagne
En Bourgogne, de nouvelles fouilles pour "faire ressurgir" la déesse de la Seine
La terre le recouvrait, les broussailles l'envahissaient, les arbres y développaient leurs racines. Après 60 ans d'abandon, les fouilles ont repris aux sources de la Seine, en Bourgogne, sur le sanctuaire gallo-romain voué à Sequana, la déesse du fleuve.
À Source-Seine (Côte d'Or), bien nommé hameau de 60 habitants, un parc inattendu se laisse à peine découvrir au fond d'une vallée. À près de 800 km de la capitale, ce qui n'est encore qu'un mince filet d'eau s'écoule d'une grotte de rocail de style Napoléon III, gardée par une statue de nymphe à la pose lassive: un kitchissime qui n'est pas sans rappeler les Buttes-Chaumont, le célèbre parc parisien.
Et pour cause: ici, c'est Paris... Le terrain a en effet été acheté sous le préfet Haussmann, qui a inauguré ce parc en 1867. Car de premières fouilles, réalisées dès 1836, y avaient révélé l'existence d'un sanctuaire antique voué à Sequana, du 1er au 4e siècle après J.C.
Cette déesse gauloise a regagné en popularité dressée sur le cheval d'acier galopant sur le fleuve lors de la cérémonie d'ouverture des JO de Paris en 2024.
L'eau des sept sources, qui forment à cet endroit le fleuve naissant, n'a aucun pouvoir. C'est plus à Sequana elle-même que les milliers de pèlerins vouaient un "culte guérisseur".
"En vertu d'une sorte de donnant-donnant, on demande à la divinité une guérison en échange d'une offrande", explique Loïc Gaëtan, responsable scientifique à l'Institut national des recherches archélogiques préventives (Inrap).
Sur le site, des centaines d'ex-voto, remerciements d'une faveur divine obtenue, ont ainsi été exhumés, tout comme des bassins alimentés par les sources de la Seine et un fanum (petit temple).
- "Comprendre" le sanctuaire -
Ces découvertes très prometteuses n'ont pas empêché les fouilles de s'arrêter en 1967. Le parc a continué à recevoir ses touristes mais l'ancien sanctuaire était laissé à l'abandon.
"Le site a été bien érodé: l'eau qui s'infiltre et ravine, les racines des arbres qui soulèvent les pierres... Il fallait le préserver", souligne M. Gaëtan. Près de 60 ans après les dernières investigations, l'Inrap a donc lancé le 1er juin une campagne de quatre ans (2026-2029).
En quelques jours, "on a tout dégagé", lance fièrement Hervé Laganier. Bottes plantées dans la glaise, l'archéologue de l'Inrap et sept autres fouilleurs ont exhumé les restes des bâtis, comme le "bassin sacré" creusé à même la roche et où les pèlerins d'alors "pourraient s'être immergés".
Et "on a déjà fait des découvertes", se réjouit Loïc Gaëtan, directeur des opérations. "D'autres murs, des nouveaux niveaux de sol qui n'ont pas été fouillés: il y a encore beaucoup à découvrir", assure M. Gaëtan. Sur les 1,7 hectare du parc, "seuls 3.000 m2 ont été investigués", soit moins de 20%, rappelle-t-il.
Ainsi, sous les tables de pique-nique où les touristes mangent leurs sandwichs, "on sait qu'il y avait un bâtiment romain", souligne-t-il. Une prospection géophysique va donc être effectuée, ouvrant la voie à des sondages ciblés.
Le premier objectif n'est pas tant d'exhumer des objets mais de "comprendre" le fonctionnement du sanctuaire, explique Pascal Perrault, directeur général de l'Inrap. "Et surtout de répondre à cette question: y avait-il un culte par les Gaulois, avant les Romains? On peut le supposer car Sequana est une déesse gauloise. Mais on n'en a aucune preuve".
"On veut faire ressurgir Sequana", résume Dominique Garcia, président de l'Inrap, qui rappelle que "la meilleure conservation, c'est l'étude".
T.Bondarenko--BTB