-
Mobilisation sociale : sécurité "amplifiée" pour un samedi à "haut risque"
-
Biodiversité: dans les prolongations, la COP17 tente de dernières avancées
-
Redressement judiciaire du BHV : le tribunal donnera sa décision lundi
-
Naval group livre à la Grèce sa deuxième des quatre frégates
-
Réseaux sociaux : Meta transige encore et évite à Zuckerberg un retour devant un jury
-
Des singes volés dans un zoo près de Pau retrouvés, des interpellations
-
Ukraine, minerais, IA : l'UE et le Canada scellent un rapprochement inédit
-
Ukraine : des habitants évacués d'Olechky, en proie à une crise humanitaire
-
Accident ferroviaire: à Tolède, les familles des victimes entre désespoir, colère et silence
-
Fin de campagne fébrile pour Trump
-
Rubio reçoit ses pairs pour un G20 miné par les conflits
-
La fermeture de Novaïa Gazeta fait partie de "la campagne militaire" du Kremlin, selon le prix Nobel Mouratov
-
Rubio reçoit ses pairs d'un G20 miné par les conflits
-
Wall Street ouvre en nette baisse, Amazon et Intel décrochent
-
Bourses mondiales: la facture de l'IA plombe Wall Street
-
Biodiversité: à quelques heures de la fin de la COP17, peu d'optimisme sur un consensus
-
Mobilisation sociale: sécurité "amplifiée" samedi pour de nouvelles manifestations
-
Espagne : l'identification des victimes de la collision ferroviaire face à l'angoisse des familles
-
BP quadruple ses bénéfices grâce aux prix des carburants
-
Rugby: "s'y filer" ou se défiler, quand les staffs mettent la main à la pâte
-
L'hypothèse de leur vie renversée par une IA ? Trois maîtres de l'informatique témoignent auprès de l'AFP
-
Inde: assailli de critiques, le parc animalier géant de Vantara promet de se réinventer
-
Italie: des milliers de jeunes et de travailleurs manifestent sous haute surveillance
-
Manifestations de samedi à Paris : les parcours de la CGT et des gilets jaunes interdits
-
Espagne : le gouvernement travaille "sans relâche" à l'identification des victimes de l'accident ferroviaire
-
"Les conduire à destination en vie" : les chemins de fer ukrainiens sous les drones russes
-
Zhang Shengmin, le Monsieur propre de l'armée chinoise promu au Politburo
-
Les ports français et européens perturbés par une grève des dockers
-
En France, le PIB recule au 3ème trimestre et "l'économie française est à l'arrêt"
-
La pollution due aux incendies a tué 3.560 Indonésiens en septembre
-
"Ils nous ont tués": le journal indépendant russe Novaïa Gazeta annonce sa fermeture
-
La Bourse de Paris hésite, de nombreux résultats à digérer
-
En Syrie, les chauffeurs de taxi se tournent vers l'électrique face à la flambée du pétrole
-
Angleterre: une ONG lève 30 millions de livres pour transformer un immense domaine en sanctuaire de biodiversité
-
Entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan, la destruction de forêts met à l'épreuve les efforts de paix
-
La Corée du Sud va durcir les sanctions pour triche aux examens avec des lunettes connectées
-
Manifestations de jeunes prévues dans toute l'Italie vendredi
-
Vents mauvais autour des chaînes info
-
Le HCR lance un appel aux dons pour aider 9 millions de personnes supplémentaires cet hiver
-
"L'économie française est à l'arrêt" et "ira dans le mur" si elle ne redresse pas ses comptes, dit Lescure
-
La Corée du Nord teste des drones d'attaque, Kim veut la "supériorité absolue"
-
Au Malawi, pénurie de carburant et envolée des prix aggravent la crise économique
-
MotoGP : le leader Marquez et Martin au poignet cassé en duel en Malaisie après le GP annulé en Australie
-
TotalEnergies annonce baisser le prix du gazole dans certaines stations dès samedi
-
Ligue 1: le Paris SG sur sa lancée, Rennes à l'affût
-
Ligue 1: Lille-Lens, un derby indécis
-
Ligue 1: Illia Zabarnyi, l'opportunité de convaincre au PSG
-
BHV: la situation financière de l'enseigne examinée par la justice à Paris
-
L'avion à bord duquel Bolsonaro a fui le Brésil a été payé depuis les États-Unis
-
NBA : Memphis fait carton plein, premier succès pour la Nouvelle-Orléans
Ouverture du procès Wirecard, plus grand scandale de la finance allemande
Le procès de l'ancien PDG de la société allemande Wirecard s'est ouvert jeudi à Munich, deux ans et demi après la faillite retentissante de ce prestataire de paiements qui a éclaboussé le monde financier et politique.
Tous les regards sont tournés vers Markus Braun qui était aux commandes de ce fleuron du secteur numérique ayant fait illusion jusqu'à son krach de juin 2020.
Cet Autrichien de 53 ans, en détention provisoire depuis le début de l'enquête, lèvera-t-il le voile sur les rouages des malversations dont il est accusé ?
Il nie tout délit et se considère plutôt comme victime de la fraude mais ne s'est jamais exprimé en détail sur les faits. Vêtu d'un blazer et d'un col roulé, il a commence jeudi à répondre aux questions des juges sur identité, ont constaté des journalistes de l'AFP.
Le procès-fleuve a démarré dans une salle sécurisée au sein de la prison de Stadelheim, dans la capitale bavaroise, et se poursuivra au moins jusqu'en 2024.
- Patron milliardaire -
Pendant les années d'ascension fulgurante de Wirecard, Markus Braun, ingénieur informatique de formation, cultivait les ressemblances avec l'ex-patron d'Apple, Steve Jobs, aimant comme lui porter des cols roulés sombres et exposer sa vision d'un avenir numérique.
Mais le parquet de Munich le voit comme un simple escroc agissant en chef de bande, le tenant comme principal responsable d'un scandale "sans précédent" dans l'Allemagne d'après-guerre, selon le ministre des Finances de l'époque Olaf Scholz, depuis devenu chancelier.
M. Braun est accusé de fraude comptable, de manipulation de marché, d'abus de confiance particulièrement graves et d'escroquerie en bande organisée.
Deux anciens cadres seront également dans le box des accusés: Stephan von Erffa, ancien chef comptable, et Oliver Bellenhaus, ancien directeur d'une filiale basée à Dubaï, qui va servir de "témoin clé" pour l'accusation.
Prenant la tête en 2002 d'une jeune start-up qui gagnait de l'argent grâce aux sites pornos et jeux d'argent, M. Braun a hissé Wirecard jusqu'à l'élite de la Bourse allemande, l'indice Dax, en 2018.
La firme d'Aschheim, dans le sud de l'Allemagne, valait alors plus que le mastodonte Deutsche Bank et M. Braun, qui détenait 7% des actions, était milliardaire.
- Ventes fictives -
Wirecard a coulé en Bourse en juin 2020, après que ses dirigeants ont avoué que 1,9 milliard d'euros d'actifs, soit un quart de la taille du bilan, n'existaient pas en réalité.
Acteur central de la fraude présumée, l'Autrichien Jan Marsalek, ancien bras droit de M. Braun, est en cavale depuis deux ans et demi.
L'affaire verse avec lui dans le roman d'espionnage car M. Marsalek, 42 ans, est soupçonné d'avoir bénéficié de complicités au sein de certains services secrets et d'être lié à des intérêts russes ou libyens.
L'enquête a révélé que les comptes de Wirecard pour les années 2015 à 2018 avaient enjolivé la situation, afin de rendre l'entreprise attractive pour les investisseurs.
Une partie des commissions basées sur des paiements ne provenaient pas de Wirecard mais de prétendus tiers en Asie et dans la région du Golfe, qui avaient une licence pour opérer.
Or, "il n'y avait en réalité aucun revendeur mis en relation par ces partenaires" et donc aucun chiffre d'affaires tangible, selon l'acte d'accusation.
Wirecard a pu cependant se financer des années durant, pour combler ses pertes réelles.
- Politiques étrillés -
Les actionnaires ont perdu dans la faillite plus de 20 milliards d'euros et les banques créancières 2 milliards d'euros.
L'affaire a révélé les lacunes du superviseur allemand des marchés financiers (BaFin), placé sous la tutelle du ministère des Finances, et du cabinet d'audit comptable, la multinationale EY.
"La politique doit s'assurer que la supervision fonctionne", or "il y a eu des carences", estime Volker Brühl, professeur au Center for Financial Studies à Francfort.
Personne n'était prêt à "admettre que des fraudeurs étaient à l'œuvre chez Wirecard", explique-t-il à l'AFP.
Le monde politique jusqu'à l'ancienne chancelière Angela Merkel, qui s'était rendue en Chine accompagnée de l'ex-PDG de Wirecard, a aussi été étrillé au long de la commission d'enquête parlementaire qui n'a pas réussi toutefois à pointer la responsabilité des gouvernants.
J.Fankhauser--BTB