-
"Myopie" et "déni", les marchés boursiers ignorent le réchauffement climatique
-
Énième journée écrasée par la chaleur avant une amélioration, feu d'ampleur dans les Landes
-
"Ça a été fantastique !": malgré la défaite, l'étonnante ascension du Comte Tête-de-Poubelle
-
La police brésilienne récupère des œuvres de Matisse dérobées en 2025 à Sao Paulo
-
La Bourse de Paris hésite entre inflation américaine et prix du brut
-
Sécheresse : le gouvernement envisage des prêts garantis pour les agriculteurs
-
Japon: cinq morts lors de pluies "sans précédent" près de Tokyo
-
L'Indonésie va fermer plus de 750 entreprises publiques
-
Landes: l'incendie a progressé à 1.100 hectares, mais pas de dégâts majeurs
-
Séisme en Colombie: les recherches continuent jusqu'au bout
-
Énième journée écrasée par la chaleur avant une amélioration, feu majeur dans les Landes
-
Masters 1000 de Cincinnati: Monfils sorti d'entrée pour sa dernière
-
L'incendie dans les Landes a grimpé à 1.100 hectares, pas d'habitation touchée
-
Après un été dévastateur, l'agriculture écartelée face au mur de la transition
-
Au Porge, la quête d'un "juste dédommagement" pour les sinistrés du mégafeu
-
GB: Nigel Farage réélu député face au candidat satirique Tête-de-Poubelle
-
En Méditerranée, protéger les herbiers de posidonie menacés par les ancres de bateaux
-
ट्रोजन: एक अधिक खतरनाक राजनीतिक युग के लिए विशेष सुरक्षा
-
Cheval de course : la possibilité "d'acheter une patte" sans être millionnaire
-
TROJAN: 더욱 위험해진 정치 시기를 위한 특별 보호 조치
-
برنامج «TROJAN»: حماية خاصة في ظل أوقات سياسية أكثر خطورة
-
《特洛伊木馬》:在政治局勢日趨險惡的時代,提供特別保護
-
『TROJAN』:政治情勢がより危険になる時代に向けた特別な保護策
-
Le TROJAN : une protection spéciale pour une période politique plus périlleuse
-
TROJAN: спеціальний захист для більш небезпечних політичних часів
-
Euro de natation: après le relais, Marchand lance sa quête individuelle face à son ami Kos
-
Euro d'athlétisme: Werro, Hodgkinson, Broeders-Bol... Explication finale sur 800 m
-
Tennis: Swiatek bat Rybakina et remporte le WTA 1000 de Toronto
-
Ben Shelton remporte le Masters 1000 de Montréal pour la deuxième fois consécutive
-
Trump impose des droits de douane sur les drones pour soutenir l'industrie américaine
-
Japon: quatre morts lors de pluies "sans précédent" près de Tokyo
-
Washington menace l'Iran d'un isolement "jamais vu", loin des promesses d'accord sur Ormuz
-
Législative partielle en Angleterre: Farage revendique la victoire, dépouillement inachevé
-
Séisme en Colombie: l'espoir de trouver des survivants faiblit, la détresse reste intacte
-
Le long déploiement d'un porte-avions américain nourrit les inquiétudes pour ses marins
-
Nouvel incendie dans les Landes, 600 hectares parcourus, 500 évacuations
-
Pérou : état d'urgence face au rique de sécheresse lié à El Niño
-
Canicule: énième journée écrasée par la chaleur avant une amélioration progressive
-
"Un rêve qui se réalise": des sinistrés retrouvent leur animal de compagnie après le séisme en Colombie
-
Euro d'athlétisme: la Française Marie-Julie Bonnin médaillée de bronze à la perche
-
Euro d'athlétisme: la Française Alice Finot médaillée d'argent du 3.000 m steeple
-
Wall Street termine en hausse, à nouveau portée par l'inflation américaine
-
Florent Manaudou, légende de la natation française, met fin à sa carrière
-
Pas-de-Calais: les incendies toujours pas fixés, trois pompiers légèrement blessés
-
Colombie : trois jours après le séisme, le sentiment d'"impuissance" grandit
-
Grèce: incendie près de Thessalonique, des centaines de touristes évacués
-
Présidentielle en Zambie: le sortant "HH" attend le verdict des urnes sur son bilan économique
-
Cuba: Raul Castro réapparaît en public lors d'un hommage à son frère Fidel
-
Euro de natation: la Française Moluh en argent sur 50 m dos, record du monde pour l'Italienne Curtis
-
La Bourse de Paris sur la voie du repli après les records
Retraites: la censure du gouvernement peu probable, la colère ne retombe pas
L'Assemblée nationale va examiner lundi à partir de 16H00 deux motions de censure contre le gouvernement d'Élisabeth Borne qui ont peu de chances d'être votées, ouvrant la voie à l'adoption définitive de la réforme des retraites malgré la colère dans le pays qui ne faiblit pas.
Le déclenchement jeudi de l'arme constitutionnelle du 49.3 par la Première ministre pour faire passer sans vote la réforme présentée comme "nécessaire" n'a fait qu'attiser la contestation, qui dépasse souvent le sujet du recul de l'âge de la retraite de 62 à 64 ans.
Dans une manifestation à Lille dimanche, David Duthoit, agriculteur de 54 ans, disait son "écœurement", avec "le 49.3, les parlementaires qui ne répercutent pas la parole du peuple".
Lundi matin, plusieurs manifestations ont provoqué d'importantes perturbations du trafic à Rennes. Des arrêts de travail de surveillants étaient également redoutés dans les lycées, pour la première journée des épreuves de spécialité du bac 2023.
En attendant une nouvelle journée d'actions le 23 mars à l'appel de l'ensemble des syndicats, la grève s'est durcie dans les raffineries et les éboueurs poursuivent leur mouvement à Paris, Rennes ou Nantes.
Éboueur parisien et responsable syndical CGT de 53 ans, dont 21 de métier, Karim Kerkoudi se dit "déterminé": "chaque jour, je me lève à 4h45 pour aller porter, à deux, entre 6 et 16 tonnes d'ordures. J'ai des tendinites aux deux coudes. La douleur aux lombaires, on n'en parle même plus. On est marqué au corps par le travail".
Face à cette colère, Emmanuel Macron a demandé dimanche que la réforme "puisse aller au bout de son cheminement démocratique dans le respect de tous".
- Majorité absolue difficile à atteindre -
Deux motions de censure seront présentées aux députés: une transpartisane du groupe indépendant Liot et une autre du RN. Cosignée par des députés de la Nupes, la motion Liot (Libertés, Indépendants Outre-mer et Territoires) a davantage de chances d'être votée par des élus de droite défavorables à la réforme des retraites. Mais la barre de la majorité absolue de 287 voix sera difficile à atteindre.
Il faudrait qu'une trentaine de LR, soit la moitié du groupe, la votent. Or le parti de droite a soutenu la réforme et ne veut pas "rajouter du chaos au chaos" en faisant tomber le gouvernement.
Une poignée de députés LR pourraient néanmoins rejoindre la censure. Farouchement opposé à la réforme, Aurélien Pradié a annoncé lundi qu'il voterait le texte Liot pour provoquer "un électrochoc" au gouvernement. Selon lui, "une quinzaine" de députés de son groupe le suivront.
Réclamant "un peu de courage" aux députés de droite, Marine Le Pen leur a promis qu'ils n'auraient pas de candidat du RN face à eux en cas de législatives à la suite d'une dissolution.
- "Ils ne peuvent plus gouverner" -
La suite des événements reste incertaine tant la crise est profonde.
La majorité tente de resserrer les rangs face aux critiques de dénis social et démocratique. Alors que les députés n'auront finalement jamais voté l'ensemble du texte, le ministre du Travail, Olivier Dussopt, s'est inquiété que la chute du gouvernement crée "de l'instabilité" en plus du "rejet du texte de la réforme".
La cheffe du gouvernement prévoit de réunir ses ministres lors d'un déjeuner à Matignon mardi pour montrer qu'ils la "soutiennent", selon des sources concordantes.
Pour le député Renaissance Marc Ferracci, proche d'Emmanuel Macron, "la question de la dissolution ne se pose pas à brève échéance: on peut réussir à gouverner". Il a souhaité néanmoins que "le brouillard se dissipe" avec LR pour la suite du travail parlementaire.
"Ils ne peuvent plus gouverner", assure cependant le député Liot Charles de Courson, estimant que le président devait "changer" ou "renvoyer au peuple", par le biais d'une dissolution.
Le rejet probable des motions vaudra adoption définitive de la réforme, avant sa promulgation par le chef de l'État, qui pourrait s'exprimer dans les prochains jours.
La gauche n'a pas dit son dernier mot: un référendum d'initiative partagée est dans les tuyaux, et des recours au Conseil constitutionnel se préparent.
"Nous sommes passés du sentiment d'être méprisés à un sentiment de colère", a estimé Laurent Berger (CFDT). "On a privé les salariés du résultat de leur mobilisation", à savoir, selon lui, le rejet du texte à l'Assemblée nationale s'il était passé au vote.
"Que vous reste-t-il dans une démocratie quand les outils de la démocratie ne permettent pas d'être entendus ?", a interrogé la présidente du groupe LFI Mathilde Panot lors d'un rassemblement à l'appel des syndicats de retraités. Pour elle, la motion de censure est "une manière de sortir par une voie démocratique du blocage".
Deux tiers des Français (68%) assurent ressentir de la colère devant l'utilisation du 49.3 par le gouvernement, selon un sondage Elabe pour BFMTV publié lundi. Autant espèrent que le gouvernement tombe lundi.
T.Bondarenko--BTB