-
Ukraine: au moins 18 morts et plus de 120 blessés dans des frappes russes
-
Cyclisme: Julian Alaphilippe annonce "la fin de sa carrière sportive" (réseaux sociaux)
-
Sous pression avant les élections, Trump réduit les taxes sur du boeuf importé
-
En Champagne, le défi des vendanges ultra-précoces cette année
-
Le méga-zoo Vantara du fils d'un magnat indien annonce un changement de cap
-
Des dizaines de milliers de préservatifs "non conformes" vendus en France ces derniers mois
-
Harry et d'autres célébrités contraintes de verser 9,5 millions de livres au Daily Mail
-
Attaque à l'épée dans un lycée en Suède: au moins trois blessés
-
Familles de France et la CGT s’inquiètent d’une remise en cause des avantages familiaux
-
La Bourse de Paris met fin à huit séances de baisse consécutives
-
Entre William et Harry, une réconciliation toujours hors d'atteinte
-
Influenceuse tuée dans le Gard : le suspect est un homme au lourd profil judiciaire
-
La forêt de Fontainebleau, en partie ravagée en juillet par le feu, rouvre au public samedi
-
Bronchiolite des bébés: deux traitements préventifs mieux remboursés
-
Tennis: trahi par un genou, Sinner renonce à l'US Open
-
Budget: le gouvernement en mode déminage et ballons d'essai avant un automne laborieux
-
Finale du Mondial-2026: l'Argentin Leandro Paredes suspendu dix matches par la Fifa
-
Le président iranien veut mettre fin à la guerre, jugeant l'Iran "en position de force"
-
Influenceuse du Gard: un suspect mis en examen pour assassinat
-
Wall Street repart en hausse grâce au retour de l'appétit pour le risque
-
"Il paraît que je vous ai manqué": Mélania Trump de retour après un mois à l'écart du public
-
Euro de volley: lancement réussi pour les Bleues
-
Délinquance: le Japon met fin à son partenariat avec une émission controversée de Netflix
-
"Bouclier oriental": des soldats polonais et allemands sécurisent la frontière entre l’Otan et la Russie
-
Norvège: toujours hospitalisé, le roi Harald, 89 ans, annule des engagements
-
Grèce : capture d'une louve recherchée pour avoir attaqué un enfant
-
Trump veut plus de 1.000 lancements spatiaux par an depuis les Etats-Unis
-
"Merci pour tout, Loulou": les Grands Tours saluent Alaphilippe
-
L'épidémie d'Ebola en RDC "progresse de façon exponentielle", alerte l'ONU
-
Le Japon proteste contre des essais de missiles russes au large d'îles disputées
-
L'automne à Paris: pourquoi sécheresse et canicule font tomber les feuilles
-
A l'ère des drones, l'entraînement à l'ancienne de recrues ukrainiennes
-
El Niño: le canal de Panama réduit son trafic face à la baisse des précipitations
-
Dans les logements inadaptés aux canicules, des morts de chaud par milliers
-
Présidentielle: Gabriel Attal de nouveau ciblé par des opérations de désinformation russes
-
Tour d'Espagne: Pogacar a une nouvelle page à écrire en complétant sa trilogie
-
Renards, fouines, corbeaux: le gouvernement publie la liste des "nuisibles" pouvant être tués
-
Cyclisme: Julian Alaphilippe va mettre un terme à sa carrière, selon des médias
-
La cheffe de la CPI met en garde contre la "disparition de l'État de droit international" après les sanctions américaines
-
Présidentielle: Gabriel Attal de nouveau ciblé par des opérations de désinformation prorusses
-
La Bourse de Paris en légère hausse, mais prudente
-
En vogue, les marques de distributeurs peaufinent leurs recettes
-
Angleterre: Arsenal se rêve en nouvelle puissance hégémonique
-
Ligue 1: le PSG seul au monde
-
Après CNews, Sonia Mabrouk promet "une conversation saine" sur BFMTV, sans se renier
-
Rentrée des radios et télés : cap sur la présidentielle
-
Italie: à la poursuite de l'Inter Milan
-
Hong Kong: deux militants de la mémoire de Tiananmen reconnus coupables d'"incitation à la subversion"
-
Nouveau vote au Conseil de sécurité pour désigner le prochain chef de l'ONU
-
Futur chef de l'ONU: les cinq femmes et les trois hommes en lice
Dans la campagne belge, l'insidieuse pollution des granulés plastiques
Elles sont enfouies dans la terre et les fossés, constellent les berges et cours d'eau: une commune belge se bat contre la pollution "insidieuse" des micro-billes de plastique produites sur son territoire, à l'heure où l'UE veut muscler ses règles.
Fin 2023, l'incident a stupéfié l'Espagne: les plages de Galice étaient recouvertes d'une "marée blanche" de microplastiques, échappés d'un conteneur tombé dans la mer, que des volontaires recueillaient au tamis.
Des images familières à Ecaussinnes, petite ville de la campagne wallonne abritant le deuxième plus gros complexe pétrochimique de Belgique, où la pollution de ces granulés de polymère perdure depuis des décennies.
"On les retrouve aux alentours des sites industriels, dans les cours d'eau jusqu'à 8 kilomètres en aval, ils s'incrustent dans les berges, en fonction des précipitations ils arrivent sur des terres agricoles", s'alarme Arnaud Guérard, élu municipal en charge de l'environnement.
Selon la Commission européenne, jusqu'à 184.000 tonnes de granulés plastiques disparaissent chaque année dans la nature dans l'UE, l'équivalent de 20 poids-lourds par jour.
L'élu belge lui dénonce les "processus dysfonctionnels" de la zone industrielle où le géant français TotalEnergies produit annuellement, à partir de pétrole, plus d'un million de tonnes de "pellets" (microbilles de polymères de moins de 5 mm), stockés dans d'immenses silos. Une fois fondus, ces granulés servent à fabriquer des objets en plastique.
Elles sont ensuite transportées par trois sociétés logistiques installées à côté, où des ouvriers manipulent de grands sacs ouverts remplis de billes, au milieu d'un ballet de poids-lourds.
"Il faut contenir ces granulés, arrêter cette manutention en vrac en +big bags+ non fermés", soupire l'élu, selon qui ces billes s'échappent lors des chargements et du nettoyage "peu scrupuleux" des camions.
- Pertes "chroniques" -
TotalEnergies affirme avoir adopté "de nombreuses mesures préventives" : tuyau étanche les acheminant vers un site voisin, souffleur géant "retirant les granulés" des camions, "nettoyage régulier" sur la zone avec "inspection des routes deux fois par semaine".
Elément de base, une fois fondus pour fabriquer des objets en plastique, les pellets constituent "une pollution insidieuse et chronique à travers l'Europe, avec des pertes à toutes les étapes": production, transport par camion et sur mer, stockage inapproprié, insiste Lucie Padovani, de l'ONG Surfrider.
Ensuite, ces minuscules pellets "vont être extrêmement durs à récupérer : ils sont non-biodégradables et vont se dégrader en micro-particules encore plus petites", souligne Natacha Tullis, de l'ONG Pew Charitable Trust.
"Avec un impact assez grave sur l'environnement : la faune des milieux aquatiques peuvent les ingérer" au risque que cette pollution "invisible" intègre la chaîne alimentaire, alors que "ce sont des éponges à polluants", susceptibles de libérer des composants toxiques, souligne-t-elle.
A Ecaussinnes, la municipalité a installé des barrages filtrants sur les ruisseaux, au risque d'y retrouver des batraciens victimes de la pollution.
Après 16 ans de plaintes d'habitants et d'infractions constatées par ses agents, la ville a tenté de dialoguer avec les quatre entreprises concernées, avant de durcir les conditions des permis accordés, et enfin d'engager une procédure judiciaire, encore en cours.
- "Lacunes" -
"Ces entreprises ne reconnaissent pas leur responsabilité. Il ne serait pas normal que ce préjudice environnemental soit à la charge de la collectivité alors qu'elles ont les moyens d'adopter des actions pour éviter cette pollution", insiste M. Guérard, réclamant un renforcement réglementaire.
La Commission européenne a proposé en octobre une législation pour endiguer les fuites de granulés plastiques, en obligeant les grandes entreprises à muscler leurs mesures de prévention, évaluer les risques et prévoir des protocoles de "nettoyage".
Les ONG déplorent les "lacunes" du texte, qui doit encore être négocié par les Etats membres et eurodéputés.
"Il ne suffira pas en l'état à endiguer la pollution. Seules les très grosses entreprises sont ciblées, pas les PME constituant l'essentiel des transformateurs de plastique", et "le transport maritime n'est pas inclus", explique Lucie Padovani.
La "certification" proposée "doit être obligatoire pour tous les acteurs de la chaîne : la moindre tonne, c'est déjà 50 millions de pellets", abonde Natacha Tullis.
De plus, "sur une base volontaire, les initiatives ne sont pas suffisantes. On le voit à Ecaussinnes, où il n'y a pas de nettoyage systématique, ni de devoir de vigilance", confirme l'eurodéputée écologiste belge Saskia Bricmont, désireuse de durcir le projet.
Selon elle, un autre texte sur la criminalité environnementale, qui doit être définitivement entériné mardi au Parlement européen, pourrait également permettre de sanctionner les défaillances entraînant ces rejets accidentels.
E.Schubert--BTB