-
Le deuxième pilote américain secouru en Iran
-
A Kaboul, les espoirs de justice d'une mère après la frappe qui a tué son fils
-
L'Iran attaque les pays du Golfe et Israël à la veille de l'expiration de l'ultimatum de Trump
-
Léon XIV célèbre Pâques pour la première fois, assombries par la guerre
-
L'Iran cible Israël et le Koweït après les menaces de Trump
-
Israël annonce l'attaque imminente du principal poste-frontière entre le Liban et la Syrie
-
Trump donne 48 heures à l'Iran pour conclure un accord
-
Ligue 1: Lille prend une revanche éclatante sur Lens, qui laisse Paris s'échapper
-
Espagne: le Barça mate l'Atlético et s'envole vers le titre
-
Liban: sept morts dans des frappes israéliennes, un soldat israélien tué
-
Coupe d'Angleterre: Arsenal éliminé par Southampton, club de 2e division
-
Les astronautes d'Artémis désormais plus proches de la Lune que de nous
-
Ligue 1: Rennes remporte un derby fou et se replace pour l'Europe
-
Champions Cup: Toulouse surclasse Bristol et attend Bordeaux-Bègles en quarts
-
Athlétisme: Gressier et Beaugrand font tomber les records à Lille
-
Ukraine: six morts et des dizaines de blessés dans des frappes russes
-
Trump lance un nouvel ultimatum à l'Iran, une centrale nucléaire visée
-
Liban: nouvelles frappes sur Tyr après un avertissement israélien
-
A Saint-Denis, plusieurs milliers de personnes réunies contre le racisme, en soutien à Bally Bagayoko
-
A Paris, une manifestation bruyante contre les pesticides
-
Coupe d'Angleterre: Liverpool coule à pic à l'Etihad avant d'affronter le PSG
-
Iran: recherches pour retrouver un aviateur américain, le nucléaire visé
-
Tour des Flandres: Wout Van Aert, apaisé mais toujours ambitieux
-
A Doha, Georgia Meloni évoque la crise énergétique avec l'émir du Qatar
-
Ukraine: cinq morts et 19 blessés dans une frappe russe sur un marché à Nikopol
-
A Saint-Denis, un rassemblement contre le racisme à l'initiative du maire LFI Bally Bagayoko
-
Tour des Flandres: que peut espérer Remco Evenepoel ?
-
Athlétisme: à Lille, Gressier et Schrub s'attaquent au record du monde du 5 km
-
Explosion devant une association chrétienne pro-israélienne aux Pays-Bas
-
Iran et Etats-Unis s'activent pour retrouver un aviateur américain
-
Les missions lunaires Artémis et Apollo partagent un bâtiment... et les lois de la physique
-
Liban: nouvelles frappes israéliennes sur Beyrouth après la destruction d'un pont
-
"C'est suffocant": le nord de la Thaïlande "piégé" dans un nuage de pollution
-
Au Sri Lanka, les pénuries d'énergie ravivent les fantômes de la crise de 2022
-
Boeuf grillé, sac de couchage et un seul W.C.: la vie dans la capsule des astronautes d'Artémis 2
-
Qu'est-ce que vivre en prison? Des visites pédagogiques d'un nouveau type à Bruxelles
-
Se cacher, trouver de l'eau... Un ex-pilote raconte comment survivre une fois son avion abattu
-
Guerre au Moyen-Orient: pourquoi le gazole flambe plus que l'essence en Europe
-
Au Colisée, l'écho de la guerre au premier Chemin de Croix de Léon XIV
-
Bercy annonce un "prêt flash carburant" pour soutenir rapidement la trésorerie des petites entreprises
-
Objectif Lune: les astronautes d'Artémis désormais à mi-chemin
-
Un aviateur américain qui s'est écrasé en Iran recherché par les deux camps
-
Un aviateur américain dont l'appareil s'est écrasé en Iran recherché par les deux camps
-
Les astronautes d'Artémis en route pour la Lune
-
Champions Cup: Northampton vient à bout de Castres et file en quarts
-
Giorgia Meloni entame une visite en Arabie saoudite, selon une source gouvernementale
-
Un documentaire sur le quotidien des reporters de l'AFP à Gaza sacré au festival du grand reportage Figra
-
Miami, porte d'entrée hispanique pour le padel aux Etats-Unis
-
Ligue 1: un doublé de Dembélé compense une boulette de Safonov pour Paris contre Toulouse
-
Engagé dans une guerre coûteuse, Trump veut porter les dépenses militaires à un niveau stratosphérique
Le nouveau Premier ministre promet "ruptures" et "changements"
Des "changements et des ruptures" : à peine nommé jeudi, le nouveau Premier ministre Michel Barnier a pris ses marques par rapport au chef de l'Etat, promettant de "davantage agir que de parler" face aux "difficultés nombreuses et profondes du pays" et de "respecter toutes les forces politiques", alors qu'il sera sous la menace permanente de l'extrême droite à l'Assemblée nationale.
"Il s'agira de répondre, autant que nous le pourrons, aux défis, aux colères, aux souffrances, au sentiment d'abandon, d'injustice", a déclaré l'ex-commissaire européen de droite, 73 ans, soulignant le "besoin d'unité et d'apaisement", lors de la passation de pouvoirs avec Gabriel Attal à Matignon.
S'il a promis de reprendre des "tas de projets en suspens" depuis la dissolution surprise de l'Assemblée par Emmanuel Macron, il a aussi marqué sa volonté d'imprimer sa marque en apportant sa "propre valeur ajoutée".
"Nous allons davantage agir que parler pour trouver partout les solutions qui marchent", a-t-il assuré, dans une critique voilée de son prédécesseur et du chef de l'Etat.
"On attend d'un Premier ministre qu'il dise la vérité sur la dette financière et la dette écologique", a-t-il notamment pointé, alors qu'il va devoir s'atteler de toute urgence au budget 2025 et rassurer des partenaires européens inquiets de la dérive des finances publiques.
Soixante jours après le second tour des législatives, qui n'ont débouché sur aucune majorité claire, le choix d'Emmanuel Macron s'est finalement arrêté sur son nom, après de multiples tergiversations, suscitant aussitôt la réprobation de la gauche qui a dénoncé un "quitus" du RN, le parti de Marine Le Pen n'ayant pas agité la menace d'une censure immédiate.
- "Stabilité" -
Michel Barnier devient le plus vieux Premier ministre de la Ve République, succédant ainsi au plus jeune Gabriel Attal, 35 ans, qui avait été nommé en janvier seulement.
Le nouveau Premier ministre, qui sera soutenu par le camp présidentiel et le parti Les Républicains dont il est issu, mais sans majorité, va devoir tenter de former un gouvernement susceptible de survivre à une censure parlementaire, pour mettre fin à la plus grave crise politique depuis 1958.
Le président "l'a chargé de constituer un gouvernement de rassemblement au service du pays et des Français", a déclaré l'Elysée dans un communiqué. Emmanuel Macron "s'est assuré que le Premier ministre et le gouvernement à venir réuniraient les conditions pour être les plus stables possibles", a ajouté la présidence.
Avant d'opter pour Michel Barnier, le chef de l'Etat, avait épuisé plusieurs autres cartouches, de Bernard Cazeneuve à gauche à Xavier Bertrand à droite, en passant par le président du Conseil économique, social et environnemental Thierry Beaudet.
Le nouveau Premier ministre, qui fut aussi candidat malheureux à la primaire de LR en vue de la présidentielle de 2022, hérite d'une tâche aux allures de mission impossible, tant aucune coalition viable n'a jusqu'ici émergé.
Prenant acte de la situation, il a promis de faire montre de "respect à l’égard de toutes les forces politiques représentées", un signal en direction du RN et de ses 11 millions d'électeurs.
Michel Barnier devrait réunir 235 sièges avec le bloc central (166 sièges), les LR (47) et le groupe centriste Liot (Libertés, indépendants, Outre-mer et territoires, 22), loin de la majorité absolue (289). En face, le RN et ses alliés alignent 142 sièges et l'alliance de gauche Nouveau front populaire (NFP) 193 sièges.
Vieux routier de la politique, le nouveau Premier ministre est réputé bon médiateur: il a été le négociateur en chef de l'Union européenne pour le Brexit lorsque le Royaume-Uni a quitté le bloc continental. Avant cela, il a été ministre à plusieurs reprises depuis 1993, notamment sous les présidences de Jacques Chirac (Affaires étrangères et européennes) et de Nicolas Sarkozy (Agriculture).
Plus récemment, lorsqu'il lorgnait l'Elysée, ce gaulliste centriste avait durci son discours sur l'immigration, prônant un "moratoire" et allant, lui l'Européen convaincu, jusqu'à remettre en cause la Cour européenne de justice au nom de la "souveraineté juridique".
- "Déni démocratique" -
Mais il est attendu de tous côtés. A gauche, le leader insoumis Jean-Luc Mélenchon a aussitôt dénoncé une "élection volée aux Français", assurant que Michel Barnier avait été nommé "avec la permission et peut être sur la suggestion du Rassemblement national" et appelant à la "mobilisation la plus puissante possible" samedi lors d'une manifestation anti-Macron.
Le RN a "donné une forme de quitus" à la nomination de Barnier, a abondé François Hollande.
Le patron des socialistes Olivier Faure a crié à "la crise de régime" et au "déni démocratique porté à son apogée" avec "un Premier ministre issu du parti qui est arrivé en 4e position et qui n’a même pas participé au front républicain" contre le RN.
Le parti de Marine Le Pen, qui peut à tout moment faire tomber le futur gouvernement en votant une motion de censure qui serait déposée par la gauche, est resté pour sa part plus circonspect. Il "jugera sur pièces son discours de politique générale", a déclaré le président du parti, Jordan Bardella.
Le dirigeant LR Laurent Wauquiez a jugé pour sa part que Michel Barnier avait "tous les atouts pour réussir dans cette difficile mission qui lui est confiée".
Venu d'une droite pro-européenne et jugée "pragmatique", Michel Barnier a souvent été considéré "Macron-compatible".
"L'odeur de cohabitation" que l'entourage d'Emmanuel Macron recherchait pour incarner une forme d'alternance, ne sera peut-être pas la plus enivrante avec sa personne, et on avançait plutôt jeudi dans l'entourage présidentiel le terme de "coexistence exigeante". En effet, les macronistes resteront une composante de la nouvelle coalition.
Pour nombre d'entre eux, qui ont dû se résigner à son choix, Michel Barnier apparaît finalement comme le plus petit dénominateur commun et vu son âge, il ne devrait pas effrayer tous ceux qui rêvent de briguer l'Elysée en 2027.
M.Ouellet--BTB