-
Athlétisme: pluie de records du monde et de performances exceptionnelles à Zurich
-
Basket: les Bleus de "Wemby" écrasent la Slovénie à Bercy et se rapprochent du Mondial
-
Wall Street termine dans le vert grâce à Nvidia et ses prévisions rassurantes
-
Espagne: les manifestations anti-migrants à Ceuta dégénèrent en affrontements
-
Athlétisme: l'Américaine Masai Russell bat le record du monde du 100 m haies
-
Euro de volley: les Bleues terminent sur un succès, en attendant la Grèce
-
Cyril Hanouna produit le concert de solidarité M6 sans percevoir de bénéfice
-
Athlétisme: le Brésilien Alison Dos Santos bat le record du monde du 400 m haies
-
L'étude des coraux montre qu'El Niño s'intensifie avec le réchauffement climatique
-
Vives oppositions sur l'économie au premier débat de la présidentielle
-
US Open: Fils hérite d'un tableau infernal, difficile pour Alcaraz, Zverev préservé
-
Ligue des champions: le PSG hérite d'une phase de ligue corsée sur la route du triplé
-
Une voiture fonce sur des piétons à Caen: deux morts, la piste terroriste exclue
-
Jennifer Lauret et Kamel Belghazi expliquent la fin de 'Une famille formidable'
-
Le Kremlin rejette les récits "alarmistes" sur le risque d'une attaque russe contre l'Otan
-
Au premier débat de la présidentielle, Mélenchon interpelle les patrons, les candidats se divisent sur l'économie
-
Lancement Omoda 4 : Stratégie Esport et Salon de Turin
-
Tour d'Espagne: Pogacar remporte une troisième étape et creuse encore les écarts
-
Rugby: à Toulouse, la fuite des tauliers
-
Crue dévastatrice au Népal et en Chine : près de 400 morts, les secours recherchent plus de 1.400 disparus
-
La Bourse de Paris plombée par l'incertitude politique et les résultats d'entreprises
-
Débat Medef 2027 : Glucksmann critique Le Pen sur la dette et l'immigration
-
Plus belle la vie : Iñaki Lartigue évoque ses contacts avec les acteurs et son avenir
-
L'ex-chef militaire des Serbes de Bosnie Ratko Mladic est mort à La Haye
-
Bourses européennes: Francfort finit en hausse, Londres et Paris en recul
-
Norvège: aggravation de l'état de santé du roi Harald
-
"Le boucher de Bosnie" Ratko Mladic est mort, selon la télévision d'Etat serbe
-
En Corse, alerte à la pollution aux particules fines et à la canicule
-
Ebola en RDC: le chef de l'ONU réclame 1,1 milliard de dollars pour l'aide humanitaire
-
Presque un mois après l'arrivée massive de migrants, des appels au calme à Ceuta, sous pression
-
Wall Street ouvre en hausse, salue les performances de Nvidia
-
Bosnie : Mladic, un croisé serbe devenu le symbole des atrocités de la guerre
-
Mayotte: Lecornu lance un "choc" de reconstruction, sur fond de tensions politiques
-
Budget de l'UE: les six Etats "frugaux" appellent à réduire drastiquement la proposition de Bruxelles
-
Méduses à la centrale nucléaire de Gravelines: deux nouveaux réacteurs arrêtés
-
Après l'accord aux Etats-Unis, Bruxelles réclame de Meta qu'il protège aussi "nos enfants"
-
La taxe européenne sur les petits colis chinois entraîne une chute drastique des importations
-
Trafic très perturbé à Montparnasse après une "panne d'installation électrique"
-
Danemark : Une Koenigsegg Gemera unique vandalisée à Copenhague
-
Après l'accord aux Etats-Unis, Meta doit "aussi protéger nos enfants" (porte-parole de l'UE)
-
Taïwan : feu vert du parlement à un budget de 7,6 milliards de dollars pour des drones militaires
-
Au Népal, les villages traversés par les crues transformés en "cimetières"
-
Au Canada, le mouvement de boycott contre les Etats-Unis relancé
-
François Hollande et le surnom 'Flanby' : l'origine d'une référence au dessert
-
Comment l'effondrement d'un glacier aurait provoqué la crue dévastatrice au Népal et au Tibet
-
Aux Etats-Unis, le lac Mead, miroir américain du changement climatique
-
Nationalité de Natalie Portman : Double citoyenneté israélo-américaine
-
Le bilan de la crue dévastatrice au Népal et en Chine s'aggrave à 273 morts
-
Bradley Cooper pose avec les sapeurs-pompiers de Monaco lors du tournage
-
La Norvège retient son souffle après l'aggravation de l'état de santé du roi Harald
Chez Emmaüs Défi, ils s'équipent neuf à petit prix, avant leur premier Noël chez eux
"Quand on n'a pas de meubles dans son logement, c'est galère", témoigne Fatou, qui a pu s'équiper neuf à petit prix à la Banque solidaire de l'équipement, un projet d'Emmaüs Défi visant à aider les personnes précaires à s'installer dans leur premier logement.
Cette mère célibataire de 32 ans, dont le prénom a été modifié, cherche aujourd'hui du linge de maison. "Je pense que les enfants vont aimer", sourit-elle en dépliant une housse de couette verte ornée d'animaux, vendue à cinq euros au sein de l'appartement témoin d'Emmaüs Défi, situé dans le XIXe arrondissement à Paris.
Petit bureau à 12 euros, fauteuil bleu à 25 euros, matelas une place à 30 euros: dans cet espace d'une trentaine de mètres carrés, une zone est consacrée à chaque pièce de la maison, exposant des meubles à commander et des accessoires à emporter directement.
Fatou choisit parmi la petite sélection disposée sur une étagère deux autres parures de lit, des rideaux et un plaid: "j'ai trouvé mon bonheur !", se réjouit cette francilienne qui se prépare à passer ses "premières fêtes de fin d'année" chez elle, un logement social attribué après une longue période où elle était hébergée avec ses enfants chez un proche.
Né il y a douze ans, le dispositif d'Emmaüs Défi vise à lutter contre la précarité matérielle des personnes qui accèdent à un logement pérenne. Sur demande de leur assistante sociale, elles viennent acquérir à prix cassés des objets neufs, donnés à l'association par une soixantaine d'entreprise partenaires.
- Dormir par terre -
Chaque bénéficiaire a droit à trois rendez-vous personnalisés d'une heure, lui permettant de sélectionner de l'équipement sur catalogue et dans l'appartement témoin.
"Tout part très vite" car "la plupart des gens n'ont rien quand ils arrivent dans leur logement", observe Adama Marina, 20 ans, l'une des conseillères vendeuses de l'antenne parisienne. "C'est dur quand quelqu'un n'a pas assez d'argent pour acheter ce qu'il veut alors qu'on voit dans son regard que l'objet lui plait".
Lors de son premier rendez-vous, Richard, 63 ans, a dû faire des choix pour respecter son budget de 200 euros. Ce Parisien, qui a connu la rue, vient de quitter un hôtel social pour un deux-pièces, mais "il n'y a rien dedans": "je dors par terre dans mon sac de couchage, avec mon sac à dos en guise d'oreiller et je me réveille d'inconfort. Alors l'idée, c'est d'acheter d'abord un lit".
Il devra chercher ailleurs pour trouver cadre et sommier, car seuls des matelas sont disponibles. Quasi neufs car hérités du village olympique des athlètes, à l'issue des Jeux de Paris.
Richard jette un oeil rapide au modèle d'exposition puis choisit quelques meubles essentiels pour lui. Plaque de cuisson, casseroles et vaisselle attendront. Tout comme son coup de coeur, un bureau permettant de travailler debout.
- Dignité -
Le dispositif présent à Paris, Aubervilliers, Lille, Lyon et Toulouse a déjà bénéficié à près de 37.000 personnes.
Pourquoi leur vendre ces objets donnés plutôt que leur offrir ? "Cela fait partie de notre modèle économique, même si le chiffre d'affaires est loin de couvrir nos dépenses", explique à l'AFP Alexandra Blanchin, directrice générale d'Emmaüs Défi, qui évoque des coûts de personnel et de point de vente.
"C'est important aussi pour la dignité de la personne qu'il y ait un prix sur l'objet", dit-elle.
Un principe généralement accepté des bénéficiaires, comme Awa (prénom d'emprunt), 40 ans. "Tout ne peut pas être gratuit", souligne cette mère de famille nombreuse, un chariot plein à craquer à ses côtés. Elle repart notamment avec deux lampes de bureau et une pile de serviettes de toilette multicolores. Les meubles seront livrés plus tard.
"C'est trop bien, j'ai pu prendre des commodes pour tous mes enfants au lieu d'une seule comme c'était 32 euros pièce seulement", sourit-elle, ravie de dépenser une partie de ce qu'elle et son mari ont "économisé pendant des années, en se privant de beaucoup de choses".
La famille a longtemps vécu dans deux chambres d'hôtel, un hébergement d'urgence. S'installer dans un appartement "c'est un grand changement, je n'arrive pas à y croire", ajoute-t-elle.
A.Gasser--BTB