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La Bourse de Paris conclut une semaine de pertes, marquée par le retour du risque politique
La Bourse de Paris a terminé en baisse de 0,76% vendredi, affichant une perte hebdomadaire de 3,34%, à l'issue d'une semaine surtout marquée par le retour de l'instabilité politique en France.
L'indice vedette CAC 40 a cédé 58,70 points à la clôture et s'est établi à 7.703,90 points.
"Le risque politique français est revenu sur le devant de la scène" après l'annonce d'un vote de confiance le 8 septembre et la possible chute du gouvernement de François Bayrou, "ravivant les craintes sur la stabilité politique du pays, mais qui perdurent en réalité depuis juin 2024" après la dissolution de l'Assemblée nationale par le président Emmanuel Macron, a souligné Eymane Cherfa, analyste chez Myria AM.
Ceci explique aussi pourquoi "la réaction du marché a été plutôt modérée, cette prime de risque étant déjà intégrée depuis la chute du gouvernement Barnier", a poursuivi l'analyste.
L'attention des investisseurs était tournée vers la dette publique française, qui représente près de 114% du PIB, soit la troisième plus importante de la zone euro derrière la Grèce et l'Italie.
Le plan d'économies budgétaires défendu par le Premier ministre prévoit 44 milliards d'euros d'économies en 2026, mais il est rejeté par ses opposants politiques comme par l'opinion.
Sur le marché obligataire, le rendement de l'emprunt français à échéance dix ans évoluait vendredi à 3,51%, contre 2,72% pour son équivalent allemand, considéré comme la référence en zone euro, la première puissance économique du Vieux Continent étant la mieux perçue par les agences de notation.
Les investisseurs attachent également une attention particulière à la comparaison entre le taux français et celui de l'Italie, longtemps vue comme la lanterne rouge de la zone euro. Le taux italien s'établissait à 3,58%.
La prochaine révision de la notation de la qualité du crédit de la France interviendra rapidement après le vote de confiance, "par l'agence Fitch Ratings le 12 septembre, et ce sera plus tard au tour de S&P en novembre", a noté Eymane Cherfa.
"C'est toutefois davantage un sujet politique qu'un véritable sujet de dette, dans la mesure ou il n'y a pas de risque sur la solvabilité de la dette française", a précisé l'analyste.
Le luxe se démarque
A l'issue de la semaine sur le CAC 40, seules les actions de Kering et LVMH affichent des progressions.
Depuis lundi, Kering a gagné 2,39% et LVMH 1,82%.
"Les valeurs du luxe ont bien performé parce que ce sont des acteurs internationaux avec un chiffre d'affaires très peu exposé à la France", a expliqué l'analyste de Myria AM.
J.Fankhauser--BTB