-
La sécheresse et les guerres font bondir les prix alimentaires en août, selon la FAO
-
Londres réaffirme que les Malouines sont britanniques après la nouvelle offensive de Milei
-
Eté européen : plus de 500.000 hectares brûlés par des feux hors normes
-
Tennis: Alcaraz veut faire des pauses à l'avenir pour éviter les blessures, juge le calendrier "impossible"
-
Charles Leclerc, le prince monégasque de la F1 rêve d'être couronné en 2027
-
Trump dit vouloir que les Européens remboursent les aides américaines à l'Ukraine
-
Italie: Naples espère le réveil du volcan Kevin De Bruyne
-
Allemagne: le difficile sevrage du pétrole russe de la raffinerie de Schwedt
-
Royaume-Uni: le parti Reform UK dans la tourmente après une nouvelle affaire de dons
-
Périscolaire : la Ville de Paris, Grégoire et Hidalgo visés par une plainte de familles
-
La Bourse de Paris patine en attendant l'emploi américain
-
Décès du cinéaste Tony Gatlif, réalisateur de "Gadjo Dilo", à 77 ans
-
Crue dévastatrice dans l'Himalaya: l'enquête scientifique avance
-
Sécheresse: plus d'un milliard d'euros pour soutenir l'agriculture
-
Grave incident sur un vol Air India: anomalie technique et pilote positif à un psychotrope, selon une enquête
-
US Open: Zverev encore bousculé, Auger-Aliassime sorti
-
Fibre Excellence: un nouvel investisseur intéressé, Delga demande un délai
-
Milei durcit le ton sur les Malouines, Londres réaffirme sa souveraineté
-
Ferroviaire: Velvet "n'est pas du low cost", indique sa présidente Rachel Picard
-
Et si les psychédéliques nous permettaient de lutter contre les effets délétères de la chimio?
-
Quand la ferveur de l'AfD pour un deux-roues ravive les plaies d'une famille juive
-
Le sol se dérobe sous Johannesburg, à cause des mines clandestines
-
Dans l'ouest de l'Ukraine, une ville épargnée par les bombes, habitée par la guerre
-
Comment le phénomène El Niño perturbe le canal de Panama
-
Des centres de données qui ne consomment plus beaucoup d'eau, la tech y croit
-
Crue au Népal: deux ouvriers "miraculés" sortis vivants d'un tunnel
-
Avec GPT-6, OpenAI franchit un cap de puissance et met ses garde-fous à l'épreuve du public
-
Ligue 1: après un mercato réussi, le PSG attend son premier succès
-
Athlétisme: duels de haute volée et records en danger à Bruxelles
-
Milei, dopé par Trump, durcit le ton sur la revendication argentine sur les Malouines
-
US Open: la dernière danse de Monfils en Grand Chelem
-
Crise à la Cour suprême brésilienne: Lula demande une enquête impartiale
-
Tesla lance à Austin son Cybercab, robotaxi sans volant ni pédales
-
Italie: Giorgia Meloni bat un record de longévité et lance sa campagne
-
Royaume-Uni: le parti anti-immigration Reform UK en congrès après un été difficile pour Farage
-
Urinoirs optimisés et slips enterrés au menu des "anti-Nobel" 2026
-
Colombie: la justice interdit des frappes militaires contre les guérillas en cas de mineurs présents
-
Volkswagen s'accorde sur une restructuration historique, 100.000 emplois supprimés en perspective
-
Mort de Gloria Steinem, figure majeure du féminisme américain
-
L'accalmie sur les taux soutient les Bourses mondiales
-
L1: Lille s'en sort bien à Toulouse avant la Ligue des champions
-
Volkswagen obtient un accord pour mener sa plus vaste restructuration
-
Foot: refusés en National 2, les Girondins de Bordeaux tout proches de la liquidation
-
Russie: une humanitaire poursuivie pour avoir critiqué l'armée placée sous contrôle judiciaire
-
Téhéran promet de venger l'attaque meurtrière contre un mariage, Washington annonce une enquête
-
La patronne de Radio France veut "des gens qui ne pensent pas la même chose" à l'antenne
-
La Bourse de Paris finalement à l'équilibre, répit sur le front des taux
-
Arte accueille l'Europe des séries pour la saison qui s'ouvre
-
Les Bourses en hausse grâce à un répit dans l'envolée des taux
-
L'Iran vise à nouveau le Golfe, promet de venger une attaque américaine meurtrière
Sur un navire-école en Méditerranée, le pape encourage à bâtir des ponts
Bras dessus, bras dessous, des jeunes de différentes confessions dansent le dabké oriental dans le port italien d'Ostie après une visite du pape Léon XIV. Derrière eux, le "Bel Espoir", navire-école sur lequel ils sillonnent la Méditerranée pour promouvoir la paix.
"Je ne m'attendais pas à sa présence, mais pour moi, c'est particulièrement important que le pape croie en ce projet et qu'il vienne nous rencontrer", confie à l'AFP Jésus Marro, un Espagnol de trente ans. "Cela signifie qu'il croit à la nécessité de construire des ponts."
De Barcelone à Istanbul en passant par Chypre, l'Albanie ou Athènes, cette goélette construite en 1944 et récemment restaurée a accueilli depuis mars quelque 200 jeunes de 19 à 35 ans, de différentes cultures et religions.
Originaires des cinq rives de la Méditerranée (Afrique du Nord, Proche-Orient, Mer Noire et Mer Egée, Balkans, Europe), engagés dans la vie civile ou associative dans leurs pays, tous voient dans cette traversée une opportunité de promouvoir le dialogue face à la montée "inquiétante" des polarisations et des conflits.
Vendredi après-midi, le pape américain a voulu les encourager à l'écoute dans "un monde qui tend de plus en plus vers la violence, la haine, la séparation", en se rendant à bord du trois-mâts amarré dans le port d'Ostie, près de Rome, escale de la huitième et dernière étape reliant Naples à Marseille.
Accueilli par des chants de la trentaine de jeunes, le chef de l'Eglise catholique a visité le voilier jusqu'aux cabines et partagé des viennoiseries dans l'espace exigu de la salle à manger, dans une ambiance chaleureuse.
"Le monde d'aujourd'hui, plus que de mots, a besoin de signes, de témoignages qui donnent de l'espoir", a-t-il déclaré lors d'un discours improvisé en anglais sur le pont principal, sous les cordages éclairés par la lumière rasante d'une fin d'après-midi automnale.
- "Émouvant" -
A bord, les jeunes - originaires d'Algérie, de Libye, d'Égypte, de Bosnie, de France - musulmans, orthodoxes, catholiques ou sans religion, partagent la vie quotidienne en participant aux diverses tâches - cuisine, nettoyage, quarts de nuit. La proximité donne à beaucoup le sentiment de découvrir une "famille".
Pour Christina Hilana, une Palestinienne de 27 ans originaire d'un village près de Ramallah, en Cisjordanie, l'expérience est "très émouvante". Elle a offert au pape une pochette tissée de Jérusalem et un porte-clef réalisé par le poète palestinien Mahmoud Darwich.
"Ces deux années ont été très douloureuses, et quitter mon pays dans cette situation n'a pas été facile du tout", concède la jeune femme aux cheveux de jais bouclés, keffieh noir et blanc et croix en or autour du cou.
En tant que responsable de l'association chrétienne de sa commune, elle espère partager son expérience à son retour. "Ils veulent vraiment savoir comment est la vie là-bas, surtout pour les jeunes, en ces temps difficiles, où l'espoir finit par se perdre", explique-t-elle.
Fatima Al-Wardi, une musulmane irakienne de trente ans, n'avait jamais vu la mer avant d'être sélectionnée pour ce projet. "Je n'étais pas prête, j'ai peur de l'eau, je ne sais pas nager, mais la vie est courte et quand on a une chance, il faut la saisir", dit-elle.
"L'Irak a connu l'armée américaine, puis la guerre civile entre sunnites et chiites, et puis il y a Daech. On a traversé de nombreux conflits incessants, mais on a toujours besoin de paix parce qu'on croit en l'humanité", dit cette chargée de projet humanitaire à Bagdad.
- "Ecole de paix" -
Chaque jour, les jeunes "essaient d'explorer ensemble et de croiser leurs regards" sur des thèmes aussi variés que les défis écologiques, économiques, environnementaux, la place des femmes, le dialogue des cultures ou l'éducation", explique le père Alexis Leproux, co-organisateur du projet.
Il s'agit de "construire une culture de la rencontre comme alternative à la culture du conflit et de la rivalité, et cela s'apprend", dit-il. Dans une Méditerranée "très abîmée par des années de guerre", ils ont voulu "poursuivre cette école de paix et prendre le risque de traverser cette mer au milieu des bateaux militaires, au milieu des conflits."
A terre, les participants poursuivent leur expérience dans les villes escales - colloques, ateliers, festivals, œuvres caritatives - , dans le cadre de l'édition 2025 des "Rencontres méditerranéennes" de l'Eglise catholique.
"Il y a une phrase du Coran qui est très importante pour moi, où Dieu dit : "Sortez, explorez les gens. Je vous ai tous créés pour que vous appreniez à vous connaître (...) Il suffit de ne pas rester dans sa zone de confort", conclut Fatima Al-Wardi.
J.Fankhauser--BTB