-
La Bourse de Paris termine en légère baisse après les chiffres de l'emploi américain
-
Après un été brûlant, von der Leyen veut reparler du climat
-
Ukraine: un drone russe frappe les services de sécurité, son chef visé selon Kiev
-
Malaisie: état d'urgence dans un Etat de Bornéo face aux fumées venant d'Indonésie
-
Le parti Reform UK secoué par une nouvelle affaire de dons, Bardella apporte son soutien
-
Dès son démarrage commercial, le Cybercab de Tesla sous la loupe du régulateur américain
-
Agriculture: un plan d'aide "pas à la hauteur", selon les syndicats
-
Le diesel atteint de nouveaux records aux Etats-Unis, renforçant l'inquiétude sur le coût de la vie
-
George Lucas dévoile une galaxie d'oeuvres d'art dans son nouveau musée de Los Angeles
-
Après l'accord chez Volkswagen, les salariés dans le flou sur l'avenir des usines allemandes
-
Macron trace une feuille de route pour le handicap, les associations déçues
-
Wall Street en baisse, s'inquiète d'un rapport sur l'emploi jugé trop bon
-
US Open: Arthur Gea, un "lucky loser" qui n'en finit plus de gagner
-
Carburant: l'essence SP95-E10 à un record depuis le début du conflit au Moyen-Orient
-
Assurance, aides directes, cotisations: que contient le plan d'urgence pour l'agriculture
-
La réalisatrice Maggie Gyllenhaal dit avoir renoncé à utiliser l'IA pour son film sur Marilyn Monroe
-
Tony Gatlif, le chantre de la culture tzigane, s'est éteint
-
La sécheresse et les guerres font bondir les prix alimentaires en août, selon la FAO
-
Londres réaffirme que les Malouines sont britanniques après la nouvelle offensive de Milei
-
Eté européen : plus de 500.000 hectares brûlés par des feux hors normes
-
Tennis: Alcaraz veut faire des pauses à l'avenir pour éviter les blessures, juge le calendrier "impossible"
-
Charles Leclerc, le prince monégasque de la F1 rêve d'être couronné en 2027
-
Trump dit vouloir que les Européens remboursent les aides américaines à l'Ukraine
-
Italie: Naples espère le réveil du volcan Kevin De Bruyne
-
Allemagne: le difficile sevrage du pétrole russe de la raffinerie de Schwedt
-
Royaume-Uni: le parti Reform UK dans la tourmente après une nouvelle affaire de dons
-
Périscolaire : la Ville de Paris, Grégoire et Hidalgo visés par une plainte de familles
-
La Bourse de Paris patine en attendant l'emploi américain
-
Décès du cinéaste Tony Gatlif, réalisateur de "Gadjo Dilo", à 77 ans
-
Crue dévastatrice dans l'Himalaya: l'enquête scientifique avance
-
Sécheresse: plus d'un milliard d'euros pour soutenir l'agriculture
-
Grave incident sur un vol Air India: anomalie technique et pilote positif à un psychotrope, selon une enquête
-
US Open: Zverev encore bousculé, Auger-Aliassime sorti
-
Fibre Excellence: un nouvel investisseur intéressé, Delga demande un délai
-
Milei durcit le ton sur les Malouines, Londres réaffirme sa souveraineté
-
Ferroviaire: Velvet "n'est pas du low cost", indique sa présidente Rachel Picard
-
Et si les psychédéliques nous permettaient de lutter contre les effets délétères de la chimio?
-
Quand la ferveur de l'AfD pour un deux-roues ravive les plaies d'une famille juive
-
Le sol se dérobe sous Johannesburg, à cause des mines clandestines
-
Dans l'ouest de l'Ukraine, une ville épargnée par les bombes, habitée par la guerre
-
Comment le phénomène El Niño perturbe le canal de Panama
-
Des centres de données qui ne consomment plus beaucoup d'eau, la tech y croit
-
Crue au Népal: deux ouvriers "miraculés" sortis vivants d'un tunnel
-
Avec GPT-6, OpenAI franchit un cap de puissance et met ses garde-fous à l'épreuve du public
-
Ligue 1: après un mercato réussi, le PSG attend son premier succès
-
Athlétisme: duels de haute volée et records en danger à Bruxelles
-
Milei, dopé par Trump, durcit le ton sur la revendication argentine sur les Malouines
-
US Open: la dernière danse de Monfils en Grand Chelem
-
Crise à la Cour suprême brésilienne: Lula demande une enquête impartiale
-
Tesla lance à Austin son Cybercab, robotaxi sans volant ni pédales
Climat: course contre la montre à Bruxelles avant la COP de Belem
Le temps presse. A une dizaine de jours de la grande conférence de l'ONU sur le climat à Belem, au Brésil, l'Union européenne espère encore obtenir un feu vert de ses États membres sur sa trajectoire climatique en 2035 et 2040.
Une réunion décisive est prévue mardi prochain entre les ministres de l'Environnement des 27.
Où en est l'Europe ?
Malgré des mois de tractations, les Européens n'ont pas encore approuvé formellement leur objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre pour les quinze ans qui viennent.
La Commission voudrait arracher un accord avant la COP30, la grand-messe climatique de l'ONU qui commence le 10 novembre à Belem au Brésil.
Dans cette course contre la montre, les diplomates européens enchaînent les réunions — une ce mercredi et une autre vendredi — avant celle entre les ministres, potentiellement décisive, mardi prochain.
"Un accord semble possible mais ce sera serré", pronostique une source diplomatique. "L'ambiance est plutôt positive aujourd'hui, mais il y a beaucoup d'exigences difficiles à concilier", confie-t-elle anonymement.
A ce stade, les États n'ont pas endossé l'objectif proposé par la Commission de baisser de 90% les émissions de gaz à effet de serre en 2040 par rapport à 1990 (l'UE en était à -37% en 2023).
Bruxelles a proposé dès juillet une "flexibilité" dans le mode de calcul: la possibilité d'acquérir des crédits carbone internationaux, à hauteur de 3% du total, qui financeraient des projets en dehors de l'Europe. Mais cette concession n'a pas suffi.
Pour ne pas arriver les mains vides à la COP30, les pays européens ont soutenu en septembre un compromis a minima concernant l'échéance 2035: une fourchette de réduction des émissions comprise entre -66,25% et -72,5% par rapport à 1990.
Sauf qu'il s'agit à ce stade d'une simple déclaration d'intention et pas d'un objectif contraignant.
La trajectoire climatique européenne implique des transformations majeures pour l'industrie comme pour le quotidien des Européens: électrification des voitures, sortie progressive des énergies fossiles, rénovation énergétique des bâtiments...
Quels sont les points encore en négociation ?
Pour tenter de débloquer la situation, la discussion s'est invitée au menu des chefs d’État et de gouvernement lors du sommet du 23 octobre à Bruxelles.
Dans leurs conclusions, les 27 ont insisté sur la "nécessité d'une clause de révision" de la trajectoire 2040, qui permettrait d'ajuster l'objectif s'il s'avérait trop difficile à atteindre.
Selon Neil Makaroff, spécialiste de la transition climatique au think tank Strategic Perspectives, "la voie s'est libérée" pour un accord le 4 novembre, mais il reste des "points d'achoppement".
Le premier concerne la part des crédits carbone internationaux que les pays européens pourront acquérir pour atteindre l'objectif 2040. Au grand dam des organisations environnementales, des pays comme l'Italie et la Pologne veulent aller plus loin que les 3% proposés par la Commission. La France est aussi ouverte à davantage de souplesse.
Deuxième point sensible, plusieurs capitales dont Paris demandent d'insister sur les incertitudes concernant la capacité des puits de carbone (forêts, sols...) à absorber du CO2, au moment où l'état des forêts se dégrade en Europe.
Autre sujet de tractation, certains États dont la Pologne font pression pour reporter l'extension prévue en 2027 du marché des quotas carbone (avec un prix pour les émissions de CO2) au secteur du chauffage des bâtiments et du transport routier.
Pourquoi l'Europe a-t-elle tardé ?
Depuis les élections européennes de juin 2024, l'UE penche nettement plus à droite et axe davantage sa politique sur la compétitivité des entreprises, alors que l'Europe est à la peine face aux mastodontes chinois et américain.
Dans ce contexte, des pays comme la Pologne, la République tchèque, la Hongrie ou l'Italie critiquent l'objectif de réduction des émissions de 90% en 2040, y voyant une menace pour leurs industries.
Prudente, la France ne s'est quant à elle pas prononcée formellement sur cet objectif, s'attirant les foudres des ONG.
Nombre de dirigeants européens pensent que l'UE a fait preuve de naïveté auparavant en affichant son leadership climatique, sans le corréler suffisamment à des ambitions économiques.
De son côté, le gouvernement allemand soutient plutôt l'objectif de la Commission européenne, mais s'oppose à l'une des mesures les plus emblématiques du précédent mandat: l'interdiction à la vente de voitures thermiques neuves en 2035.
Les ONG s'alarment d'un détricotage en règle du Green Deal, le pacte vert, une série du mesures environnementales adoptées avant les Européennes de 2024.
L'UE martèle qu'elle maintient son rôle de leader du climat.
Avec ses États membres, elle assure être le plus gros bailleur de fonds dans la lutte contre le changement climatique, comptabilisant 31,7 milliards d'euros de fonds publics mobilisés en 2024.
F.Pavlenko--BTB