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"La prévention sera beaucoup plus au coeur de l'assurance dans le futur", selon le patron d'Axa
"La prévention va être beaucoup plus au coeur de l'assurance dans le futur", a estimé samedi Thomas Buberl, directeur général du premier assureur français Axa, appelant les assurés à "changer de comportement" dans certains cas, sous peine de voir leurs primes augmenter.
"Nous sommes confrontés aujourd'hui à une polycrise" géopolitique, a remarqué M. Buberl sur France-Inter, ajoutant que "les secteurs de la défense et de l'assurance sont aujourd'hui assez parallèles dans la question de la compréhension des risques et (de la préparation à) l'impossible".
"Pour financer tout cela", outre le risque climatique identifié comme la première menace par les assureurs, "la prévention va être beaucoup plus au cœur de l'assurance dans le futur", a-t-il indiqué.
Par exemple pour un risque climatique, (...) l'assuré "doit contribuer à ce que le prochain sinistre ne se fasse pas". Il a cité la reconstruction d'une maison détruite par une inondation "d'une manière où le bâtiment est mieux protégé".
Ou bien, concernant la santé, "si je vois dans ma prise de sang un risque de pré-diabète, il faut changer mon comportement".
"Si quelqu'un veut contribuer" à la prévention, "ça veut dire moins de primes. Si quelqu'un ne veut pas, il sera forcément obligé de payer une prime plus élevée", a-t-il expliqué.
M. Buberl a souhaité qu'un budget finisse par être adopté car "il est important pour la France et pour sa réputation à l'étranger de retrouver un moyen de confiance".
Interrogé sur l'"emprunt forcé" auprès des plus riches proposé cette semaine par le PS au Sénat, avant d'être retiré, il a estimé qu'un prêt "pour un projet concret", comme la défense ou la santé, se discute", et approuvé l'idée "d'amener les citoyens sur un projet pour la France". Mais il n'a pas commenté l'amendement lui-même : "je suis chef d'entreprise, pas parlementaire, la question ne se pose pas pour moi".
Évoquant les retraites, "les gens vivaient six ou douze mois après la fin du travail" quand elles ont été inventées en Allemagne à la fin du 19ème siècle, a souligné M. Buberl : "aujourd'hui on dépasse six, douze, vingt ans, ça veut dire que notre contrat social (...) doit être redéfini et rebalancé".
F.Müller--BTB