-
Euro de natation: privé de jambes, Grousset a musclé le mental
-
WTA 1000: Sabalenka et Pegula éliminées à Toronto, Swiatek en quarts
-
Téhéran pose ses conditions à toute réouverture du détroit d'Ormuz
-
Lionel Messi en Argentine pour faire ses adieux à son père décédé
-
Le cancer de Joe Biden s'est aggravé, selon son fils
-
Colombie: deux attaques marquent le premier jour du président de la Espriella au pouvoir
-
MotoGP: "Confiant" et dominateur, Martin favori à Silverstone
-
Tour de France: Vollering domine Niewiadoma à Nice et endosse le maillot jaune
-
Retour timide des touristes au Porge, encore meurtri par le mégafeu
-
Zelensky avertit que l'hiver sera difficile pour l'Ukraine, 4 morts dans des frappes dans la région de Kiev
-
Que peut-on attendre du pacte de défense scellé par Ryad, Ankara et Islamabad?
-
Foot: le père et agent de Lionel Messi décède à l'âge de 68 ans
-
Hongrie : le "juge qui a dit non" à Orban choisi par le camp Magyar pour devenir président
-
Euro de natation: Léon Marchand forfait sur les 200 et 400 m quatre nages
-
Angleterre: le milieu brésilien Bruno Guimaraes rejoint Arsenal
-
Tour de France: la lauréate sortante Pauline Ferrand-Prévot abandonne avant la 8e étape
-
Violences sexuelles sur mineurs : le gouvernement se penche sur les défaillances des enquêtes
-
A Kiev, dernier adieu à un bénévole qui a consacré sa vie aux morts
-
Euro d'athlétisme: Duplantis, Werro, Jacobs, les stars à suivre à Birmingham
-
Violences sexuelles sur mineurs: un courrier de Darmanin pointe les défaillances des enquêtes
-
Le Sénat américain approuve la nomination de Todd Blanche comme ministre de la Justice
-
Zelensky en Serbie pour sa première visite chez cet allié de Moscou
-
Vin: une étude sur sept siècles montre les ravages du dérèglement climatique
-
En Hongrie, l'attente et le doute dans l'audiovisuel public après un mois sans JT
-
Début des vendanges en Bourgogne, un nouveau record de précocité
-
Plages désertes et "odeur insupportable": le Mexique lutte contre les sargasses
-
Pour les Afro-Américains de Memphis, voter pour exister dans un Etat à la carte électorale redessinée
-
Arrêter la guerre en Ukraine ? Le parti russe d'opposition Iabloko y croit
-
Lise Klaveness, l'anti-Infantino canal historique
-
Indemnité carburant pour "grands rouleurs": la date limite de dépôt reportée à fin août
-
"Je ne voulais pas me voir dans les miroirs": l'impact psychologique de la reconstruction mammaire
-
Amazon fait construire au Texas une immense centrale à gaz pour ses centres de données
Avant sa renationalisation, EDF subit une perte d'ampleur exceptionnelle au 1er semestre
A quelques mois de sa renationalisation complète, EDF a annoncé jeudi avoir subi une perte historique au premier semestre, de 5,3 milliards d'euros, en raison de la baisse de production d'électricité nucléaire, et de sa mise à contribution par l'Etat pour contenir la facture des Français.
Cette production historiquement faible est la conséquence notamment de la mise à l'arrêt de 12 réacteurs sur 56 en France pour des problèmes de corrosion, et de 18 autres pour des opérations de maintenance programmées, alors que l'Europe traverse une crise énergétique causée par la guerre en Ukraine et la baisse des livraisons de gaz russe.
"Y a-t-il déjà eu dans l'histoire d'EDF un semestre dont les chiffres étaient aussi négatifs? J'en doute beaucoup", a reconnu son PDG Jean-Bernard Lévy lors de la présentation des résultats.
Ils traduisent "les difficultés rencontrées en matière de production nucléaire en France et dans une moindre mesure hydroélectrique, ainsi que l’effet du bouclier tarifaire mis en place en France pour 2022", a-t-il précisé dans un communiqué.
Les résultats pour l'ensemble de l'année s'annoncent encore plus mauvais que prévu: le producteur d'électricité estime désormais que la baisse de sa production nucléaire prévue en 2022 lui coûtera pas moins de 24 milliards d'euros d'excédent brut d'exploitation (Ebitda) en 2022, contre 18,5 milliards d'euros précédemment estimé, un chiffre qui était déjà extraordinaire.
Cette estimation est en hausse "car les prix de rachat de ce courant électrique que nous avons déjà vendu et que nous devons racheter, ont augmenté", a commenté M. Lévy, alors que les prix de l'électricité ont explosé en Europe.
Cet impact négatif s'ajoute à celui de 10 milliards d'euros lié à la décision de l'Etat d'obliger EDF à vendre davantage d'électricité bon marché à ses concurrents, pour le "bouclier tarifaire" proposé l'automne dernier par le gouvernement.
La hausse générale des prix de l'énergie bénéficiera dans une certaine mesure à EDF, avec une contribution positive sur les revenus réévaluée à 8 milliards d'euros sur l'année contre 6 milliards d'euros précédemment, avant impact des mesures exceptionnelles.
La flambée des prix est accentuée par les craintes d'approvisionnements de l'énergie pour l'hiver prochain, lesquelles ont conduit l'Etat français à lancer un vaste plan de sobriété énergétique afin de faire face au risque de pénurie.
Le chiffre d'affaires d'EDF est en revanche en forte progression au premier semestre (+67,2%), à 66,262 milliards d'euros, soutenu par la forte hausse des prix de l'électricité et du gaz en Europe.
- Réorganisation à venir -
L'énergéticien, détenu à 84% par l'Etat français, va passer à 100% sous le contrôle de l'Etat dans les prochains mois, une opération à 9,7 milliards d'euros approuvée cette semaine par l'Assemblée nationale.
C'est donc un groupe en grande difficulté que l'Etat s'apprête à renationaliser, dont l'endettement financier net, à 42,8 milliards d'euros fin juin, a été stabilisé par une augmentation de capital de 3,1 milliards d'euros, lancée en mars.
La renationalisation, via une offre publique d'achat (OPA) des 16% d'actions non détenues par l'Etat, devrait permettre au groupe, malgré sa situation financière critique, d'emprunter à moindre coût et de se réorganiser plus facilement.
Il en aura grandement besoin, afin de relever des défis colossaux: être le "bras armé" de l'Etat dans le verdissement de sa politique énergétique et la conquête d'une plus grande souveraineté en la matière.
Elle n'est que la première étape d'une vaste réorganisation, qui a ravivé les craintes des syndicats d'assister à un découpage de l'entreprise, crainte balayée par le gouvernement.
Elle sera menée par un autre PDG, attendu pour la rentrée. A ce sujet, M. Lévy a simplement réaffirmé que ce changement de gouvernance anticipé s'était décidé à son initiative, "de manière à ce que pour les grandes réformes d'EDF à venir, il y ait un seul pilote pendant toute la durée du quinquennat qui commence".
En ce qui concerne la production nucléaire pour 2022, EDF maintient pour l'instant sa prévision, soit une fourchette de 280 à 300 térawattheures, une prévision "confortée" par la validation mercredi par l'Autorité de sûreté nucléaire de sa stratégie pour contrôler les problèmes de corrosion rencontrés dans son parc nucléaire.
W.Lapointe--BTB