-
Corée du Nord: l'héritière de Kim Jong Un aurait un frère ou une soeur plus jeune
-
Mondial féminin de basket: les Etats-Unis écrasent la Hongrie pour aller en demies
-
"On chante faux et on assume!": les karaokés spécial Céline Dion en ébullition
-
A Londres, l'exposition de la tapisserie de Bayeux ouvre dans une ambiance de "tapestry-mania"
-
Macron appelle à une Europe spatiale "puissante", des vols habités aux communications
-
Sextape à Saint-Etienne: quatre ans ferme et retour en prison pour l'ex-maire Gaël Perdriau
-
Cookies publicitaires: l'UE appellée à éliminer une bonne fois pour toutes les bandeaux
-
L'UE peut enfin accéder à Mythos, le modèle d'IA le plus puissant d'Anthropic
-
La Bourse de Paris se redresse légèrement avant les commentaires de la BCE
-
Une commission du Parlement européen approuve des accords entre la Suisse et l'UE
-
La fille du leader nord-coréen Kim Jong Un aurait un frère ou une soeur plus jeune, selon le renseignement sud-coréen
-
Top 14: pour Toulouse, une marge à ne pas dilapider
-
Brésil: le président de la Cour suprême tente d'enrayer une crise inédite
-
Les Bourses européennes se redressent légèrement à l'ouverture
-
En ligne ou infiltrés, ils luttent contre le trafic d'animaux sauvages en Thaïlande
-
Ile-de-France: "dysfonctionnements graves" dans la prise en charge des urgences psychiatriques
-
Au Cameroun, l'exil sans issue des réfugiés expulsés des Etats-Unis
-
Ligue des champions: sans certitudes, Lens commence par un déplacement piégeux à Prague
-
Mondial féminin de basket: retrouvailles et plafond de verre pour les Bleues
-
Dans le Nebraska, des électeurs prêts à voir la guerre en Iran se terminer
-
Saints et divinités, refuges des Cubains face à la crise
-
Les boutiques solidaires "polluent cinq fois moins" que Vinted, selon un rapport Oxfam
-
Oxfam accuse le FMI de pousser toujours plus d'austérité dans les pays qu'il aide
-
Philippines: l'incendie d'un ferry fait cinq morts et des dizaines de disparus
-
US Open: demies de gala chez les dames, Rybakina assurée d'être numéro un
-
Le pétrole s'installe au-dessus des 100 dollars après les frappes iraniennes
-
Août 2026 a été le mois le plus chaud jamais mesuré dans le monde
-
Aléas climatiques: les filles exposées à "un risque accru de décrochage scolaire"
-
BCE: une hausse des taux attendue jeudi, suspense pour la suite
-
A Londres, l'exposition de la tapisserie de Bayeux ouvre en pleine "tapestry-mania"
-
Transparence des salaires: coup d'envoi d'une loi française
-
La prématurité "ne s'arrête pas à la sortie de l'hôpital": des enfants encore vulnérables à l'âge de 10 ans
-
Au Maroc, la campagne pour les législatives s'ouvre sous le signe des fractures sociales
-
Un ballet de stars attendu au Festival international du film de Toronto
-
US Open: demies de gala chez les femmes, Rybakina assurée d'être numéro un
-
Ligue des champions: belle soirée pour Liverpool, plus mitigée pour Barcola
-
A Dallas, Trump mise sur sa personne pour sauver les élections de mi-mandat
-
Ligue des champions: Arsenal poursuit sa série à Naples
-
Ligue des champions: le PSG et Barcelone cartonnent d'entrée
-
Ligue des champions: le PSG assure et rassure face à Bratislava
-
Ligue des champions: belle soirée pour Liverpool, malgré les malheurs de Barcola
-
Les taux d'emprunt américains bondissent, un camouflet pour le gouvernement américain
-
Wall Street termine une nouvelle fois en baisse, inquiète des prix de l'énergie
-
Le chef de la diplomatie américaine en Equateur pour durcir la lutte anti-drogue
-
Les Etats-Unis ont connu leur été le plus chaud jamais enregistré
-
Apple dévoile son premier iPhone pliable, et relève encore les prix
-
Avantages fiscaux, frais réduits: Serge Papin détaille son "pacte" pour les reprises d'entreprises par les salariés
-
Noosha Aubel, CDU och SPD: Fallet med ett svårt funktionshindrat barn i Potsdam är ett politiskt misslyckande
-
Noosha Aubel, CDU et SPD : le cas d’un enfant gravement handicapé à Potsdam est un aveu de faillite politique
-
Noosha Aubel, CDU a SPD: Případ těžce postiženého dítěte v Postupimi je politickým přiznáním bankrotu
Au cœur du plus ancien foyer étudiant du Japon, symbole de liberté
Des graffitis maculent les murs de terre battue et les déchets s'accumulent dans la plus vieille résidence étudiante du Japon. Pourtant, l'élève Masako Ueda savoure chaque instant dans ce bâtiment infesté de souris et promis à d'imminents travaux.
Le Foyer Yoshida de la prestigieuse Université de Kyoto est autogéré par les étudiants. Malgré les signes évidents d'insalubrité, ils le chérissent comme un bastion de la libre pensée, face à la hiérarchie stricte qui domine la société japonaise.
Depuis plusieurs décennies, ses occupants se battent même pour préserver cette liberté contre l'Université, propriétaire du lieu, qui a menacé à plusieurs reprises de le fermer et invoque des raisons de sécurité.
Selon les termes d'un accord conclu l'an dernier, les étudiants doivent évacuer d'ici fin mars ce bâtiment résidentiel en bois vieux de 113 ans pour permettre des réparations. Mais beaucoup craignent qu'il ait perdu son âme à leur retour.
"Je me sens à l'aise dans ce lieu délabré. Il est imprégné d'humanité — un endroit trop aseptisé me semblerait sans vie", confie Ueda, étudiante de 39 ans, en serrant sa peluche préférée, une tortue.
La centaine d'étudiants qui y vit partage des parties de mah-jong, de jeux vidéo et des chichas dans ce décor décrépit aux fenêtres brisées, aux toilettes rouillées et aux toiles d'araignées omniprésentes.
L'initiative personnelle et la démocratie participative sont les clés de gestion de ce lieu.
Les étudiants organisent des assemblées générales pour s'accorder à l'unanimité sur les règles et la gestion quotidienne. Ils recrutent eux-mêmes les nouveaux membres.
Chacun s'exprime librement, sans distinction de nationalité ou de genre. Même le poids de l'ancienneté, pilier social japonais, a été abandonné depuis longtemps pour mettre les nouveaux arrivants sur un pied d'égalité avec les plus anciens.
Dans un dortoir classique régi par l'université, "nos vies seraient plus faciles, car nous n'aurions pas à réfléchir par nous-mêmes", explique à l'AFP Rintaro Yoshida, 23 ans.
Mais "au lieu d'accepter aveuglément ce qui existe déjà, on peut ici modifier les espaces de vie ou concevoir de nouveaux systèmes, tant que l'on parvient à convaincre tout le monde", ajoute-t-il.
- "Pilier spirituel" -
Le Foyer Yoshida se compose de deux bâtiments résidentiels et d'un réfectoire couvert de graffitis. Bien que la plupart des résidents dorment dans une partie plus récente et propre, ils fréquentent régulièrement le "gento", "le vieux bâtiment insalubre", qu'ils aiment décrire comme leur "socle spirituel".
Avec un loyer mensuel de 2.500 yens (environ 15 euros), c'est aussi une aubaine pour les étudiants précaires.
L'esprit d'auto-gouvernance s'incarne parfaitement dans ce vieux bâtiment rétro, dont les murs arborent des slogans de résistance "Non à la fermeture du dortoir!" ou des maximes philosophiques du marxiste Antonio Negri.
Et dans cette quête d'indépendance, les étudiants, qui ont eux-mêmes réclamé des réparations, se sont opposés à l'Université de Kyoto, prestigieux établissement qui compte 10 prix Nobel parmi ses anciens élèves.
Dans les années 1980, de violentes manifestations ont fait des blessés et conduit à des arrestations. Les tensions ont repris en 2017 quand l'institution a ordonné l'évacuation totale pour cause de vulnérabilité sismique.
L'université a même poursuivi un groupe d'étudiants en justice en 2019, avant que ce long feuilleton ne se termine en août dernier: les autorités se sont engagées à effectuer des "rénovations sismiques" et les étudiants ont accepté de déménager temporairement.
- "Comme la maison de mes parents" -
Les plus virulents estiment que ces travaux sont un prétexte pour reprendre le contrôle du dortoir — un point sur lequel l'université a refusé de s'exprimer, indiquant simplement que les détails de la rénovation sont "en cours d'examen".
Une rumeur prétend que certains bois utilisés pour la construction proviendraient de Taïwan, à l'époque où l'île était colonisée par le Japon.
Pour Harumitsu Harada, étudiant en philosophie politique, les traces de cette "histoire négative" du pays ne doivent pas être effacées.
Un ex-résident, Yuichi Sakamoto, 39 ans, craint le pire: "Je peux facilement imaginer une clôture érigée soudainement pour raser les bâtiments et les remplacer par une structure futuriste, ce qui serait désolant", glisse-t-il à l'AFP.
Ancien élève, il vit désormais seul à proximité, mais y revient presque chaque soir boire un verre. "C’est comme la maison de mes parents", conclut-il.
J.Horn--BTB