-
Dans le nord-est de l'Afghanistan, une ruée vers l'or qui bouleverse vies et paysages
-
Canicule: à peine redémarrée, la centrale de Golfech de nouveau à l'arrêt
-
Indonésie : un parc national fermé à Java où des incendies se propagent
-
Chine : annulations de vols et évacuations à l'approche du typhon Dolphin
-
Euro de natation: privé de jambes, Grousset a musclé le mental
-
WTA 1000: Sabalenka et Pegula éliminées à Toronto, Swiatek en quarts
-
Téhéran pose ses conditions à toute réouverture du détroit d'Ormuz
-
Lionel Messi en Argentine pour faire ses adieux à son père décédé
-
Le cancer de Joe Biden s'est aggravé, selon son fils
-
Colombie: deux attaques marquent le premier jour du président de la Espriella au pouvoir
-
MotoGP: "Confiant" et dominateur, Martin favori à Silverstone
-
Tour de France: Vollering domine Niewiadoma à Nice et endosse le maillot jaune
-
Retour timide des touristes au Porge, encore meurtri par le mégafeu
-
Zelensky avertit que l'hiver sera difficile pour l'Ukraine, 4 morts dans des frappes dans la région de Kiev
-
Que peut-on attendre du pacte de défense scellé par Ryad, Ankara et Islamabad?
-
Foot: le père et agent de Lionel Messi décède à l'âge de 68 ans
-
Hongrie : le "juge qui a dit non" à Orban choisi par le camp Magyar pour devenir président
-
Euro de natation: Léon Marchand forfait sur les 200 et 400 m quatre nages
-
Angleterre: le milieu brésilien Bruno Guimaraes rejoint Arsenal
-
Tour de France: la lauréate sortante Pauline Ferrand-Prévot abandonne avant la 8e étape
-
Violences sexuelles sur mineurs : le gouvernement se penche sur les défaillances des enquêtes
-
A Kiev, dernier adieu à un bénévole qui a consacré sa vie aux morts
-
Euro d'athlétisme: Duplantis, Werro, Jacobs, les stars à suivre à Birmingham
-
Violences sexuelles sur mineurs: un courrier de Darmanin pointe les défaillances des enquêtes
-
Le Sénat américain approuve la nomination de Todd Blanche comme ministre de la Justice
-
Zelensky en Serbie pour sa première visite chez cet allié de Moscou
-
Vin: une étude sur sept siècles montre les ravages du dérèglement climatique
-
En Hongrie, l'attente et le doute dans l'audiovisuel public après un mois sans JT
-
Début des vendanges en Bourgogne, un nouveau record de précocité
-
Plages désertes et "odeur insupportable": le Mexique lutte contre les sargasses
-
Pour les Afro-Américains de Memphis, voter pour exister dans un Etat à la carte électorale redessinée
-
Arrêter la guerre en Ukraine ? Le parti russe d'opposition Iabloko y croit
Paquet pouvoir d'achat: longue nuit en perspective au Sénat pour boucler le second volet
Le Sénat s'apprête à boucler dans la nuit ou au petit matin mercredi l'examen du projet de budget rectificatif pour 2022, second volet du paquet de mesures en soutien au pouvoir d'achat, après lui avoir donné une nouvelle inflexion à droite.
L'exécutif vise une adoption définitive des dispositions destinées à répondre à l'inflation galopante au plus tard dimanche.
Ce sera chose faite a priori dès mercredi soir pour le premier volet, avec le projet de loi d'"urgence" sur lequel députés et sénateurs ont trouvé un accord en commission mixte paritaire.
Mais la discussion en première lecture du projet de finances rectificative, laborieuse la semaine dernière à l'Assemblée nationale, s'est enlisée au Sénat, dominé par la droite. Il a d'emblée évacué la taxe sur les "superprofits" et voté la fin de la redevance TV voulue par Emmanuel Macron. Le Sénat a aussi adopté la pérennisation de la possibilité pour les entreprises de racheter les RTT.
Avec aussi la poursuite du bouclier tarifaire sur l'énergie et de la remise carburant à 30 centimes le litre en septembre-octobre puis 10 en novembre-décembre, la revalorisation du point d'indice des fonctionnaires, le collectif budgétaire ouvre 44 milliards d'euros de crédits, dont 9,7 pour financer la renationalisation à 100% d'EDF.
- "Alliance des droites" -
Moins d'un quart des 460 amendements déposés ont été examinés à l'issue du premier jour de discussion. Plusieurs points "chauds" ont néanmoins été adoptés, malgré un tir de barrage de la gauche contre "une alliance des droites" entre gouvernement et LR.
Avec l'appui du ministre de l'Economie Bruno Le Maire, le Sénat a voté la pérennisation du rehaussement de 5.000 à 7.500 euros du plafond de défiscalisation des heures supplémentaires, voté par l'Assemblée nationale pour la seule année 2022.
La Haute assemblée a donc voté, contre l'avis du gouvernement, la pérennisation de la possibilité pour les entreprises de racheter aux salariés les jours de RTT, prévue par les députés seulement jusqu'à fin 2023 - rachat exonéré d'impôts et de cotisations.
"On est en train en pleine nuit au mois d'août d'enterrer les 35 heures", a accusé l'écologiste Thomas Dossus, le socialiste David Assouline parlant "de coup de force".
"Nous assumons parfaitement de mettre un coin dans les 35 heures en laissant la liberté aux salariés de convertir les jours de RTT non pris en salaire", a affirmé Christine Lavarde (LR).
"Si des Français qui ont des RTT souhaitent les monétiser, se les faire payer, avec l’accord des entreprises, ils pourront le faire grâce à cet accord trouvé à l’Assemblée nationale et pérennisé au Sénat", a déclaré mardi le ministre des Relations avec le Parlement Franck Riester sur RTL.
- "Le travail doit payer" -
"Il faut que dans ce pays on comprenne que le travail doit payer pour celles et ceux qui ont envie de passer plus de temps au travail pour améliorer la fin du mois", a-t-il ajouté, faisant sien l'un des mantras du chef de file des sénateurs LR Bruno Retailleau.
Mardi, la chambre des Territoires s'attaquera aux mesures de soutien aux collectivités, elles aussi touchées par l'inflation, que le rapporteur général Jean-François Husson (LR) souhaite consolider.
En commission, les sénateurs ont encore adopté une enveloppe "exceptionnelle de 40 millions d'euros" pour les banques alimentaires. Et ont remplacé la prime de rentrée exceptionnelle de 100 euros, réservée aux minima sociaux, par une majoration exceptionnelle de 150 euros aux bénéficiaires de la prime d'activité.
S'agissant d'une loi de finances, les amendements votés en commission doivent être de nouveau approuvés dans l'hémicycle, laissant augurer de nouvelles discussions animées.
Le Sénat a donc écarté une taxation des "superprofits" de grands groupes, pourtant portée, en plus de la gauche, par le groupe centriste, seconde composante de la majorité sénatoriale.
Le groupe d'Hervé Marseille marque ainsi sur ce texte ses différences avec LR, défendant "une vision plus sociale que budgétaire".
Concernant le prix des carburants, le rapporteur n'entend pas revenir sur le compromis trouvé par le gouvernement avec les députés LR.
Bruno Le Maire a aussi jugé "sage" de s'en tenir à la solution retenue par l'Assemblée nationale. Il estime possible d'avoir, avec les remises des distributeurs et des pétroliers, "un prix du litre d'essence ou de diesel à la rentrée autour de 1,50 euro".
O.Lorenz--BTB