-
Un mort dans le naufrage d'un ferry en Indonésie, 140 personnes encore recherchées
-
بزشكيان يؤكد رفض الاستسلام وسلطات إيران تعلن مقتل شخص في استهداف سفينة
-
اليورو يستقر في البنوك المصرية وأعلى سعر للبيع 59.85 جنيه
-
حمزة قورقماز يناقش العلاقة بين وضوح المبادئ واحترام الاختلاف
-
فليك يضم حمزة عبد الكريم إلى قائمة برشلونة بعد أربعة أهداف في الإعداد
-
Hong Kong rase des villages pour bâtir sa Silicon Valley
-
Le Laos, "batterie" à plat de l'Asie du Sud-Est
-
Au delà de l'irrigation des cultures, l'eau essentielle à l'élevage
-
Après le conflit au Moyen-Orient, les Brics au chevet de la croissance mondiale
-
Après un été éprouvant, les éleveurs tiennent leur salon à Rennes
-
Basket: les Bleues s'offrent une 1re finale mondiale et une revanche contre les Américaines
-
US Open: Zverev face à Shelton et à ses démons de 2020
-
Népal: un miraculé raconte comment il a survécu en buvant de l'eau boueuse dans un tunnel
-
الأرصاد السعودية تتوقع سيولاً وأمطاراً رعدية في خمس مناطق
-
ستاندرد آند بورز تثبت تصنيف السعودية عند A+
-
دول عربية ومنظمات تدين استهداف خط أنابيب في السعودية
-
Boxe: Garcia conserve sa ceinture WBC des welters en dominant Benn dès le 2e round
-
Tennis: Elena Rybakina, une force tranquille et impénétrable
-
Rugby: l'Afrique du Sud met les All Blacks à ses pieds
-
US Open: Rybakina nouvelle reine de New York et du circuit
-
Yémen: les Houthis disent avoir attaqué une base militaire en Arabie saoudite
-
Deux jours de grève à Radio France pour contrer l'arrivée d'un responsable de Valeurs actuelles
-
Trump en Irlande, le président cède la place au promoteur-golfeur
-
La gauche ou des ministres d'extrême droite? Scrutin à suspense en Suède
-
"Je vais bien": Céline Dion renaît sur scène après six ans d'absence
-
Top 14: Pau et Lyon en tête, victoire de La Rochelle à Toulon
-
Espagne: le Real Madrid se reprend en corrigeant le Rayo Vallecano, Mbappé double buteur
-
Ligue 1: le Paris FC bute sur Lyon (0-0) et laisse Monaco seul en tête
-
Basket: les Bleues s'offre une 1re finale mondiale et une revanche contre les Américaines
-
Le Sénégal accueille la flamme olympique des Jeux de la Jeunesse
-
Athlétisme: Jefferson-Wooden patronne du 100 m, Werro déroule à Budapest
-
La Mostra de Venise récompense "Woman Unknown" et remet les femmes en haut de l'affiche
-
"C'était une promesse": Céline Dion, bouleversée, retrouve la scène après six ans d'absence
-
Le palmarès de la 83e Mostra de Venise
-
John Malkovich, un acteur singulier à la carrière éclectique
-
Basket: Gabby Williams, capitaine sereine des Bleues en mission au Mondial
-
Allemagne: des dizaines de milliers de personnes manifestent contre l'extrême droite
-
Angleterre: des centaines de manifestants anti-migrants défilent à Portsmouth
-
Tour d'Espagne: la résurrection de Mikel Landa, Enric Mas touche au but
-
Women XV World Séries: les Bleues subissent la loi des Néo-Zélandaises
-
Le patron d'Anthropic veut ralentir sur l'IA, Musk et Altman le soutiennent
-
Zelensky prêt à rencontrer Poutine au G20 à Miami, le Kremlin refuse
-
"Encore un soir": Céline Dion s'apprête à remonter sur scène, devant des fans bouillants
-
Top 14: Pau et Lyon enchaînent et prennent la tête
-
Ouganda: derniers hommages au "plus jeune roi" du monde, la succession en toile de fond
-
Basket: les Bleues écartent l'hôte allemand pour s'offrir une première finale mondiale
-
Top 14: Gourgues, "se renouveler pour continuer à mettre le désordre"
-
Trump crée la surprise en plaidant pour une Irlande "unifiée"
-
F1: Lando Norris partira en pole position lors du Grand Prix d'Espagne
-
F1: McLaren "progresse très bien" en vue de 2027, dit son directeur technique à l'AFP
A la frontière du Bangladesh et de l'Inde, la "guerre" des migrants a repris
Ils ont creusé des tranchées, mobilisé des renforts et patrouillent sans relâche. Depuis plusieurs semaines, les gardes-frontière du Bangladesh sont en alerte maximale, confrontés à la nouvelle vague d'expulsions massive de population ordonnée par l'Inde.
Début mai, le Bharatiya Janata Party (Parti nationaliste indien, BJP) du Premier ministre indien Narendra Modi, au pouvoir depuis 2014, a remporté les élections au Parlement de l'Etat du Bengale occidental en se faisant fort "d'identifier, interpeller et expulser" les clandestins.
Commandant des gardes-frontière bangladais pour la région sud, Mahmudul Hasan s'est retrouvé en première ligne de cette énième "guerre" des migrants.
"Ils ont essayé de pousser des gens chez nous le 21 mai, puis le 23 et encore le 26 (...) mais ils ont échoué", décrit-il. "Et puis ils ont recommencé le 31 mai".
L'officier assure fièrement tenir ses positions, - le Bangladesh n'acceptant seulement les retours de ceux qui ont la nationalité bangladaise - mais dit savoir que d'autres incursions se préparent.
Soutenus par New Delhi, les nouveaux maîtres du Bengale occidental - plus de 100 millions d'habitants dont 30% de musulmans - ont déclenché la chasse à tous ceux qu'ils estiment illégalement présents sur leur territoire.
Confronté à ce nouvel exode contraint, le Bangladesh s'en remet aux accords de rapatriement bilatéraux.
"Nous sommes prêts à accueillir nos citoyens dès lors que leur nationalité a été vérifiée par les deux pays", explique l'officier Mahmudul Hasan, "mais nous refusons ceux dont la nationalité pas pu être établie".
Opposition et société civile du Bengale occidental dénonçent un ciblage délibéré de toutes les populations de langue bengali.
En un mois, près de 5.000 "infiltrés bangladais" ont été expulsés et 800 autres placés dans de nouveaux centres de détention, selon les autorités locales.
- "Civils sans armes" -
Dans le district de Benapole, les forces de sécurité bangladaises assurent avoir barré la route à plusieurs groupes de migrants "poussés" par l'Inde. Et ils continuent à surveiller la jungle entre les deux pays, jour et nuit.
"Le côté indien de la frontière est bien éclairé la nuit", explique un officier sous couvert d'anonymat. "Alors quand les lumières s'éteignent, on se doute qu'ils préparent quelque chose".
Tout au long des 4.000 km qui séparent les deux pays, l'inquiétude règne.
Un thé fumant à la main, Mohammad Ismail Hossain, 66 ans, redoute des mouvements de population massifs. "Ils expulsent de tous les côtés", décrit-il. "La situation pourrait dégénérer en conflit, avec des échanges de tirs. Et nous les civils, nous sommes au milieu, sans armes".
Dans son village d'Upizala, les mouvements de populations sont naturels entre l'Inde et le Pakistan - le Bangladesh constituait jusqu'en 1971 sa partie orientale - depuis la partition qui a suivi leur indépendance en 1947.
Pour beaucoup, passer illégalement la frontière ne relève absolument pas d'un crime, souligne A.B.M. Mohid Hossain, 52 ans, de l'ONG Justice and Care.
"Ils traversent pour trouver du travail parce qu'ils ont de la famille de l'autre côté", observe-t-il. "Les réseaux criminels sont très actifs, certaines ouvrières du textile ont été attirées en Inde sur la promesse de meilleurs salaires et se sont retrouvées dans des maisons de passe".
- Incidents nombreux -
De l'autre côté de la frontière, le policier indien Subrata Saha assure que son pays n'expulse les migrants que "lorsqu'il est prouvé qu'ils ont franchi illégalement la frontière et qu'ils ont la citoyenneté bangladaise".
Dans ce climat de tensions, les incidents de frontière se sont multipliés ces dernières semaines.
Présent depuis deux ans en Inde où il avait trouvé un travail, Mohiuddinn affirme avoir été la cible la semaine dernière de tirs des gardes-frontière indiens alors qu'il tentait de rentrer clandestinement au Bangladesh.
"Il m'ont frappé à l'œil avec la crosse d'un fusil et m'ont tiré dessus. Mon petit doigt a été amputé", témoigne-t-il, "qu'est-ce que j'ai fait pour mériter une telle cruauté?"
La situation administrative souvent floue des Bangladais d'origine émigrés en Inde aboutit parfois à des drames.
Sumi Khatun, 14 ans, raconte que sa famille installée illégalement en Inde où elle est née a voulu l'an dernier rentrer au Bangladesh. En vain, sa mère et son frère croupissent depuis dans une prison indienne.
"Ils nous ont arrêtés et nous ont séparées, moi et ma petite sœur, de ma mère et de mon frère", dit-elle.
"Aujourd'hui la tombe de mon père est à Delhi, ma mère est en prison à Cooch Behar, mon frère détenu à Malda, et ma soeur et moi au Bangladesh", regrette l'adolescente. "Ramenez-nous ma mère et mon frère pour que nous puissions à nouveau tous vivre ensemble".
J.Horn--BTB