-
EasyJet France: l'appel à la grève des pilotes repoussé à fin septembre
-
《浪花男女》辦特別謝票場 馮志強談票房與導演客串拍攝
-
Guide familial : Les meilleurs jeux vidéo pour découvrir le médium ensemble
-
Naufrage d'un ferry en Indonésie: six morts, 130 personnes encore recherchées
-
Galaxy Tab S12系列效果圖曝光 Ultra擬配雙鏡頭及瀏海螢幕
-
Restrictions ZFE en Espagne : Palma et Málaga bannissent les véhicules récents dès 2027
-
Réunis en Inde, les dirigeants des Brics font l'éloge de leur coopération
-
OpenAI n'entrera pas en Bourse en 2026, dit Sam Altman
-
Abdominaux : le rôle réel de la sangle abdominale et les mythes à déconstruire
-
Un mort dans le naufrage d'un ferry en Indonésie, 140 personnes encore recherchées
-
فليك يضم حمزة عبد الكريم إلى قائمة برشلونة بعد أربعة أهداف في الإعداد
-
اليورو يستقر في البنوك المصرية وأعلى سعر للبيع 59.85 جنيه
-
بزشكيان يؤكد رفض الاستسلام وسلطات إيران تعلن مقتل شخص في استهداف سفينة
-
حمزة قورقماز يناقش العلاقة بين وضوح المبادئ واحترام الاختلاف
-
Hong Kong rase des villages pour bâtir sa Silicon Valley
-
Le Laos, "batterie" à plat de l'Asie du Sud-Est
-
Au delà de l'irrigation des cultures, l'eau essentielle à l'élevage
-
Après le conflit au Moyen-Orient, les Brics au chevet de la croissance mondiale
-
Après un été éprouvant, les éleveurs tiennent leur salon à Rennes
-
Basket: les Bleues s'offrent une 1re finale mondiale et une revanche contre les Américaines
-
US Open: Zverev face à Shelton et à ses démons de 2020
-
Népal: un miraculé raconte comment il a survécu en buvant de l'eau boueuse dans un tunnel
-
الأرصاد السعودية تتوقع سيولاً وأمطاراً رعدية في خمس مناطق
-
دول عربية ومنظمات تدين استهداف خط أنابيب في السعودية
-
ستاندرد آند بورز تثبت تصنيف السعودية عند A+
-
Boxe: Garcia conserve sa ceinture WBC des welters en dominant Benn dès le 2e round
-
Tennis: Elena Rybakina, une force tranquille et impénétrable
-
Rugby: l'Afrique du Sud met les All Blacks à ses pieds
-
US Open: Rybakina nouvelle reine de New York et du circuit
-
Yémen: les Houthis disent avoir attaqué une base militaire en Arabie saoudite
-
Deux jours de grève à Radio France pour contrer l'arrivée d'un responsable de Valeurs actuelles
-
Trump en Irlande, le président cède la place au promoteur-golfeur
-
La gauche ou des ministres d'extrême droite? Scrutin à suspense en Suède
-
"Je vais bien": Céline Dion renaît sur scène après six ans d'absence
-
Top 14: Pau et Lyon en tête, victoire de La Rochelle à Toulon
-
Espagne: le Real Madrid se reprend en corrigeant le Rayo Vallecano, Mbappé double buteur
-
Ligue 1: le Paris FC bute sur Lyon (0-0) et laisse Monaco seul en tête
-
Basket: les Bleues s'offre une 1re finale mondiale et une revanche contre les Américaines
-
Le Sénégal accueille la flamme olympique des Jeux de la Jeunesse
-
Athlétisme: Jefferson-Wooden patronne du 100 m, Werro déroule à Budapest
-
La Mostra de Venise récompense "Woman Unknown" et remet les femmes en haut de l'affiche
-
"C'était une promesse": Céline Dion, bouleversée, retrouve la scène après six ans d'absence
-
Le palmarès de la 83e Mostra de Venise
-
John Malkovich, un acteur singulier à la carrière éclectique
-
Basket: Gabby Williams, capitaine sereine des Bleues en mission au Mondial
-
Allemagne: des dizaines de milliers de personnes manifestent contre l'extrême droite
-
Angleterre: des centaines de manifestants anti-migrants défilent à Portsmouth
-
Tour d'Espagne: la résurrection de Mikel Landa, Enric Mas touche au but
-
Women XV World Séries: les Bleues subissent la loi des Néo-Zélandaises
-
Le patron d'Anthropic veut ralentir sur l'IA, Musk et Altman le soutiennent
Guerre au Moyen-Orient: l'Inde se tourne vers les engrais biologiques
Sous un hangar d'un village du nord de l'Inde, des femmes mélangent bouse de vache, sucre non raffiné et farine de pois chiche pour produire un engrais naturel, une initiative destinée à faire face aux craintes de pénurie de fertilisants.
A l'approche de la mousson, période propice aux semis, la demande pour cet engrais augmente, sur fond d'inquiétudes concernant l'approvisionnement en phosphates - indispensables à la fabrication des engrais chimiques - depuis le début de la guerre au Moyen-Orient.
L'Inde utilise environ 63 millions de tonnes de fertilisants chimiques chaque année, ce qui en fait l'un des plus gros consommateurs au monde.
Les intrants d'origine biologique suscitent un intérêt croissant chez les agriculteurs, porté par les incertitudes sur l'approvisionnement, la promotion d'une agriculture durable par les pouvoirs publics indiens et une prise de conscience accrue de la dégradation des sols.
A ce jour, cela reste un marché modeste, estimé à environ 150 millions de dollars (130 millions d'euros), mais qui progresse d'environ 10 % par an selon des estimations du secteur, avec de plus en plus d'agriculteurs expérimentant des alternatives.
"Nous avons commencé à réfléchir à ce qui pourrait bénéficier aux petits exploitants, alors que la prise de conscience de la dégradation des sols s'intensifie”, explique Kamlesh Devi, 57 ans, directrice de la coopérative Tappal Samriddhi Mahila Kisan propriétaire de cette unité de production d’engrais biologiques dans l'État de l'Uttar Pradesh.
Créée l'an dernier dans le cadre d'un programme gouvernemental, elle compte environ 1.050 membres, uniquement des femmes réparties dans 92 villages de cet Etat.
"Les agriculteurs qui possèdent de petites superficies ont du mal à se procurer suffisamment d'engrais", explique-t-elle à l'AFP.
Leur fertilisant biologique, fabriqué à partir de matières premières locales, a été mis au point en s'appuyant sur des connaissances traditionnelles de fabrication du fumier.
- Pas de résultats immédiats -
Depuis le début de l'année, quelque 200 exploitants, pour l'essentiel installés dans des villages situés non loin de Tappal, ont reçu leur engrais.
"Les agriculteurs sont inquiets, surtout concernant la disponibilité de l'urée" et certains ont commencé à faire des réserves, affirme Amit Chauhan, agriculteur et chef du village de Bharatpur.
Les rumeurs d'une possible pénurie ont poussé Kishan Prasad, un agriculteur d'un village voisin, à stocker 40 sacs d'urée pour ses cultures de riz.
Le biofertilisant produit à Tappal est vendu 300 roupies (3,13 dollars) le sac de 40 kg, contre 266 roupies (2,78 dollars) pour un sac subventionné de 50 kilos d'urée et environ 1.350 roupies (14,10 dollars) pour 50 kg d'engrais phosphaté.
Neetu, une agricultrice de 28 ans, explique avoir utilisé le biofertilisant sur sa culture de mil, ce qui lui a permis de réduire d'environ un tiers l'apport d'urée sans affecter les rendements.
"Pour le riz aussi, je prévois de réduire l'utilisation d'engrais chimiques", a-t-elle confié.
Les experts soulignent cependant que les engrais naturels, à eux seuls, ne peuvent pas répondre aux besoins de l'Inde.
"Les biofertilisants sont des compléments écologiques et rentables aux engrais chimiques", affirme Brijesh Mishra, chercheur principal à l'Institut indien de recherche agricole.
Mais leur utilisation reste limitée, en partie parce que leurs effets ne sont pas immédiats et nécessitent une application adaptée à chaque culture.
"Les agriculteurs attendent souvent des résultats immédiats et utilisent parfois un seul type de biofertilisant, ce qui en limite l'efficacité", explique-t-il.
"Différentes cultures nécessitent différentes combinaisons et les bénéfices augmentent progressivement dans le temps", selon lui.
Au niveau mondial, les émissions liées aux engrais représentent environ 5% des émissions annuelles, selon une étude de chercheurs de l'université de Cambridge publiée en 2023.
Pour les habitantes de Tappal, dont l'entreprise a contribué à l'émancipation, l'objectif est plus immédiat.
Selon Suman, une autre directrice de Tappal Samriddhi Mahila Kisan, "nos sols étaient autrefois en bien meilleure santé, nous voulons simplement retrouver cet état".
K.Thomson--BTB