-
Au nom de leurs filles, les efforts déchirants de pères afghans pour l'éducation
-
La Colombie à la recherche de survivants après un séisme ayant fait 111 morts
-
Un an après le sommet Trump-Poutine en Alaska, un "esprit d'Anchorage" introuvable
-
Aux Etats-Unis, l'essor de l'IA dope les centrales à gaz hors réseau
-
Un puissant séisme en Colombie fait 111 morts et d'importantes destructions
-
A Memphis, les quartiers noirs s'insurgent contre la pollution causée par les centres de données d'Elon Musk
-
Euro d'athlétisme: l'émotion de Daguinos en bronze sur 5.000 m, la désillusion de Gressier
-
Wall Street clôture dans le rouge, surveille la hausse du pétrole
-
Un puissant séisme en Colombie fait au moins 111 morts et des dizaines de blessés
-
Euro de natation: Marchand propulse les Bleus vers l'argent au relais 4x200 m
-
Juillet a été le mois le plus chaud jamais enregistré aux Etats-Unis
-
Colombie: un puissant séisme dans l'ouest du pays fait 69 morts
-
Près de Paris, un projet de parc d'attractions Dragon Ball à l'étude
-
Colombie: un puissant séisme fait au moins 18 morts dans l'ouest du pays
-
La sécheresse s'aggrave en France, près de deux tiers des nappes phréatiques en souffrance
-
Sécheresse : en Allemagne, le Rhin en passe d'être coupé en deux
-
Au moins 16 morts aux Philippines après des pluies torrentielles
-
Colombie: un séisme de magnitude 7,4 fait des blessés et des destructions dans l'ouest du pays
-
Wall Street attentiste avant l'inflation américaine
-
Climat: le moustique tigre pourrait se répandre dans presque tout l'Hexagone d'ici un demi-siècle
-
Tour de France femmes: record d'audience, selon France Télévisions
-
Allemagne : le nouveau ministre des Transports confronté aux déboires de la Deutsche Bahn
-
Sécheresse: près de 70% de la France sous des mesures de restrictions d'eau
-
Fifa: contre Infantino, l'UEFA, la Concacaf et l'AFC veulent rallier "la famille du football"
-
Au moins 13 morts aux Philippines après des pluies torrentielles
-
Grèce : sur l'île d'Ulysse, le tourisme espère des retombées du film "L'Odyssée"
-
Les Etats-Unis et la Corée du sud vont mener des exercices face à de nouvelles menaces de Pyongyang
-
Aux Pays-Bas, un village risque d'être rasé pour la transition énergétique
-
Chine : le typhon Dolphin provoque de fortes pluies mais s'affaiblit
-
SCANDIC TRADE Ultimate 2.6 är färdigutvecklat – SNC SCANDIC ECO-Systemet är nu komplett
-
SCANDIC TRADE Ultimate 2.6 je hotový – systém SNC SCANDIC ECO je kompletní
-
SCANDIC TRADE Ultimate 2.6 jest gotowy – system SNC SCANDIC ECO jest kompletny
-
تم الانتهاء من تطوير SCANDIC TRADE Ultimate 2.6 – وبذلك أصبح نظام SNC SCANDIC ECO متكاملاً
-
SCANDIC TRADE Ultimate 2.6が完成――SNC SCANDIC ECOシステムが完成しました
-
स्कैंडिक ट्रेड अल्टीमेट 2.6 अब पूरा हो गया है – SNC स्कैंडिक इको-सिस्टम अब पूरी तरह से चालू है।
-
SCANDIC TRADE Ultimate 2.6이 완성되었습니다 – SNC SCANDIC ECO-시스템이 완성되었습니다
-
SCANDIC TRADE Ultimate 2.6 已正式推出——SNC SCANDIC ECO 系統現已完整建置
-
SCANDIC TRADE Ultimate 2.6 завершено — екосистема SNC SCANDIC стала повноцінною
-
SCANDIC TRADE Ultimate 2.6 завершена — экосистема SNC SCANDIC стала полноценной
-
SCANDIC TRADE Ultimate 2.6 est désormais disponible – l'écosystème SNC SCANDIC est désormais complet
-
"Progression lente" du feu dans la Drôme, celui en Lozère fixé
-
Canada: une octogénaire meurt dans un vaste feu de forêt dans l'ouest
-
Chaleur record en Europe de l'Ouest pour le début de l'été 2026
-
En Zambie, le bilan économique du président "HH" à l'épreuve des urnes
-
Des incendies toujours plus coûteux pour les collectivités
-
Masters 1000 de Montréal: le tenant du titre Shelton en quarts
-
Climatisation, volets, arbres: les canicules à répétition s'invitent dans la recherche de logement
-
WTA 1000 de Toronto: Rybakina, Gauff et Osaka en quarts
-
Euro de natation: Marchand réduit la voilure et mise sur le plaisir
-
Euro d'athlétisme: en pleine "reconstruction", les Bleus ambitieux à Birmingham
Royaume-Uni: Liz Truss, une descente aux enfers
Liz Truss s'était décrite un jour comme une "perturbatrice en chef". Elle aura surtout été pour ses critiques une destructrice en chef, lors de son passage éclair à Downing Street.
Après sa démission jeudi, elle restera comme la Première ministre la plus éphémère de l'histoire contemporaine, avec seulement 44 jours au pouvoir, pendant lesquels elle a aggravé les difficultés économiques de millions de Britanniques, affaibli l'image de son pays à l'international et épuisé ce qui restait d'unité dans un parti conservateur affaibli après 12 ans au pouvoir.
A 47 ans, cette battante positionnée à droite du parti, auparavant ministre des Affaires étrangères, était arrivée au pouvoir début septembre forte d'une promesse simple: dans un contexte difficile de forte inflation et de flambée des prix de l'énergie, elle voulait relancer la croissance grâce à des baisses massives d'impôts.
Son expérience dans plusieurs ministères, sa vision optimiste avaient rassuré les militants conservateurs qui l'avaient préférée à l'ancien ministre des Finances Rishi Sunak, défenseur de l'orthodoxie budgétaire.
Mais son ambitieux plan économique annoncé le 23 septembre par son ministre des Finances Kwasi Kwarteng, qui prévoit des dizaines de milliards de baisses d'impôt, n'a pas de financement clair. Les marchés s'affolent, la livre plonge, les taux d'emprunt flambent et la Banque d'Angleterre doit intervenir.
Liz Truss ne se remettra pas de ce "mini-budget" amateur.
- "J'ai compris" -
En tout, elle n'a gardé le contrôle que quelques jours, entre la fin du deuil national après le décès le 8 septembre de la reine Elizabeth et la débâcle ayant suivi son "mini-budget".
Au congrès du parti conservateur début octobre, l'ambiance est morose, les dissensions s'exposent au grand jour. Dans une première volte-face, Liz Truss renonce à baisser le taux d'imposition des plus riches. Son autorité et son contrôle du parti semblent déjà évaporés. "J'ai compris, j'ai écouté", dit-elle alors.
Ecouté peut-être, mais compris pas vraiment, s'inquiètent ses détracteurs face à cette piètre oratrice qui répète "croissance, croissance, croissance", et semble imperméable aux critiques.
Le 14 octobre, sous la pression de son parti de plus en plus inquiet, alors que des noms circulent déjà pour la remplacer, elle limoge son ministre des Finances et convoque une conférence de presse. Robotique, elle se dit "absolument déterminée" à poursuivre sa mission, explique qu'elle est allée trop loin et trop vite. Elle tourne les talons après huit minutes.
Les sondages sont catastrophiques à deux ans des élections législatives.
Le 19 octobre, alors qu'elle est huée par les députés, elle affirme "je suis une battante, pas quelqu'un qui abandonne". Nouveau coup dur: sa ministre de l'Intérieur Suella Braverman quitte le navire gouvernemental qui sombre un peu plus chaque jour, en désaccord avec Liz Truss sur la politique migratoire.
Les appels à son départ se multiplient, l'opposition réclame des élections anticipées, les conservateurs sont désespérés.
- Parcours changeant -
Avant Downing Street, Mary Elizabeth Truss, casque de cheveux blonds et démarche volontaire, avait eu une carrière politique changeante.
Née le 26 juillet 1975 dans une famille très à gauche - son père est professeur de mathématiques et sa mère infirmière milite pour le désarmement nucléaire - elle manifeste enfant contre Margaret Thatcher, avant d'en devenir une admiratrice dont elle aurait voulu marcher sur les traces.
Etudiante, elle milite au sein du parti centriste libéral-démocrate. Elle appelle à l'abolition de la monarchie.
"Elle a toujours fait preuve de franc-parler, elle a toujours aimé ruer dans les brancards", se souvient Mark Littlewood, directeur de l'Institute of Economic Affairs, qui l'a rencontrée quand elle étudiait la politique et l'économie à Oxford.
Après avoir rejoint les "Tories", au grand dam de sa famille, elle devient députée en 2010, pour la circonscription de South West Norfolk (est de l'Angleterre).
Après 2012, cette mère de deux filles enchaîne les postes dans les ministères (Education, Environnement, Justice, secrétaire en chef du Trésor, Affaires étrangères).
En 2016 elle vote contre le Brexit. Elle en devient ensuite une fervente partisane, négociant de nouveaux accords de libre-échange au ministère du Commerce international.
Nommée en septembre 2021 à la tête de la diplomatie britannique, elle se montre intransigeante face à l'Union européenne sur l'Irlande du Nord et incarne la fermeté contre la Russie après l'invasion de l'Ukraine.
Dans une interview à la BBC, pour essayer de sauver sa peau à la tête d'un gouvernement incapabale de fonctionner, elle avait insisté le 17 octobre sur le fait qu'elle était "honnête", s'était excusée pour les "erreurs commises". "Je voulais agir pour aider les gens" avait-elle insisté toujours déterminée à rester à Downing Street.
La presse conservatrice la traitait déjà de "fantôme", "en poste mais pas au pouvoir". Le chaos a mis un point final à ses ambitions.
O.Bulka--BTB