-
RDC: l'épidémie d'Ebola franchit le cap des 2.000 morts
-
Au moins 132 morts après le séisme en Colombie
-
Du Finistère à l'Hérault: la canicule s'étend à l'ouest, puis au nord
-
Ukraine: neuf morts dans des attaques russes au cours de la nuit
-
La Colombie à la recherche de survivants après un séisme ayant fait 132 morts
-
Du Finistère à l'Hérault : la canicule s'étend à l'ouest
-
Trump défend Infantino face aux voix réclamant son départ de la Fifa
-
Ligue des champions: Lyon et Fonseca jouent gros face au Sparta
-
Euro d'athlétisme: la revanche de Margot Chevrier, deux ans après sa grave blessure
-
Athlétisme: Innes Fitzgerald, la Britannique qui veut faire le "pont" entre haut-niveau et militantisme climatique
-
Tennis: Swiatek et Svitolina prennent rendez-vous en demie au WTA 1000 de Toronto
-
Benoît Castel, le meilleur pâtissier du monde resté artisan
-
Au nom de leurs filles, les efforts déchirants de pères afghans pour l'éducation
-
La Colombie à la recherche de survivants après un séisme ayant fait 111 morts
-
Un an après le sommet Trump-Poutine en Alaska, un "esprit d'Anchorage" introuvable
-
Aux Etats-Unis, l'essor de l'IA dope les centrales à gaz hors réseau
-
Un puissant séisme en Colombie fait 111 morts et d'importantes destructions
-
A Memphis, les quartiers noirs s'insurgent contre la pollution causée par les centres de données d'Elon Musk
-
Euro d'athlétisme: l'émotion de Daguinos en bronze sur 5.000 m, la désillusion de Gressier
-
Wall Street clôture dans le rouge, surveille la hausse du pétrole
-
Un puissant séisme en Colombie fait au moins 111 morts et des dizaines de blessés
-
Euro de natation: Marchand propulse les Bleus vers l'argent au relais 4x200 m
-
Juillet a été le mois le plus chaud jamais enregistré aux Etats-Unis
-
Colombie: un puissant séisme dans l'ouest du pays fait 69 morts
-
Près de Paris, un projet de parc d'attractions Dragon Ball à l'étude
-
Colombie: un puissant séisme fait au moins 18 morts dans l'ouest du pays
-
La sécheresse s'aggrave en France, près de deux tiers des nappes phréatiques en souffrance
-
Sécheresse : en Allemagne, le Rhin en passe d'être coupé en deux
-
Au moins 16 morts aux Philippines après des pluies torrentielles
-
Colombie: un séisme de magnitude 7,4 fait des blessés et des destructions dans l'ouest du pays
-
Wall Street attentiste avant l'inflation américaine
-
Climat: le moustique tigre pourrait se répandre dans presque tout l'Hexagone d'ici un demi-siècle
-
Tour de France femmes: record d'audience, selon France Télévisions
-
Allemagne : le nouveau ministre des Transports confronté aux déboires de la Deutsche Bahn
-
Sécheresse: près de 70% de la France sous des mesures de restrictions d'eau
-
Fifa: contre Infantino, l'UEFA, la Concacaf et l'AFC veulent rallier "la famille du football"
-
Au moins 13 morts aux Philippines après des pluies torrentielles
Bolsonaro battu: manifestations au Brésil pour une intervention de l'armée
Des dizaines de milliers de manifestants ont exigé mercredi une intervention militaire dans de nombreuses villes du Brésil, dont Sao Paulo, Brasilia et Rio après la défaite électorale de Jair Bolsonaro .
Des bolsonaristes bloquaient par ailleurs toujours des routes mercredi dans plus de la moitié des Etats, même si les barrages étaient moins nombreux.
Ces protestations avaient lieu au lendemain de l'allocution du président d'extrême droite Jair Bolsonaro, ex-capitaine de l'armée nostalgique de la dictature militaire (1964-85), battu de peu à la présidentielle dimanche.
Il a rompu un lourd silence de deux jours pour dire qu'il "respecterait" la Constitution et a donné le feu vert à la transition avec son successeur de gauche Lula - tout en délivrant un message reçu comme un encouragement par ses soutiens. "Les manifestations pacifiques seront toujours bienvenues", a-t-il dit.
En début d'après-midi, aucune violence n'avait été rapportée dans le pays, qui célébrait un jour férié.
A Sao Paulo, des milliers de bolsonaristes manifestaient devant le commandement militaire du Sud-est, exigeant une intervention de l'Armée aux cris de "intervention fédérale tout de suite", a constaté une journaliste de l'AFP-TV.
Une manifestation similaire devant le quartier général de l'Armée à Brasilia réunissait également des milliers de protestataires, selon un photographe de l'AFP, certains scandant "résistance civile".
Même scénario à Rio de Janeiro, où des milliers de manifestants chantaient devant le commandement militaire: "Lula, voleur, ta place est en prison", selon un journaliste de l'AFP-TV.
"On demande (...) une intervention militaire pour que notre pays ne devienne pas communiste", a expliqué à l'AFP-TV à Sao Paulo Rodrigo da Mata, un vendeur de 41 ans.
"Nous ne reconnaissons pas le résultat de l'élection parce que nous savons qu'elle a été frauduleuse. Comme tout ce que fait le PT", ajoute-t-il au sujet du Parti des Travailleurs de Luiz Inacio Lula da Silva.
"Nous ne pouvons pas accepter d'être gouvernés par un voleur", a renchéri Angela Cosac, une manifestante de 70 ans, en référence aux condamnations de Lula pour corruption -- que la Cour suprême a finalement annulées ou prescrites.
Selon le site d'informations UOL, des manifestations en faveur d'une intervention de l'armée avaient lieu mercredi devant des bâtiments militaires de 11 Etats (sur 27) du pays.
- "Indignation"-
Le nombre de barrages routiers a baissé de près de moitié mercredi: la police de la route fédérale (PRF) a annoncé avoir enregistré quelque 150 barrages, contre 271 la veille.
Les barrages affectaient 15 Etats du pays, contre la quasi totalité mardi.
"Nous ne pouvons pas utiliser les méthodes de la gauche, (...) qui empêchent la liberté de circulation", avait dit mardi le président Bolsonaro.
Il a toutefois affirmé que ces manifestations étaient "le fruit de l'indignation et d'un sentiment d'injustice concernant la façon dont le processus électoral s'est déroulé".
Mais "ça ne sert à rien de pleurer, on a perdu la partie", a déclaré dans un écho dissonant au quotidien O Globo son vice-président, le général Hamilton Mourao, qui a souvent affiché son esprit d'indépendance.
A Sao Paulo, poumon économique du Brésil, un groupe de plusieurs dizaines de protestataires autorisaient le passage sur une seule voie dans les deux sens du principal axe routier reliant cet Etat au centre-ouest du pays, haut lieu de l'agro-négoce.
Mais les forces de l'ordre tentaient de dégager cet axe stratégique.
Les camions klaxonnaient et, sur les voies, des manifestants vêtus du T-shirt jaune et vert prisé des bolsonaristes agitaient des banderoles devant les véhicules qui réussissaient à passer, selon des images de la télévision locale.
La PRF a ajouté avoir dispersé quelque 563 manifestations depuis lundi.
La police avait dû faire usage de gaz lacrymogène mardi pour lever des barrages routiers, notamment dans le sud ultraconservateur, qui a voté majoritairement pour Jair Bolsonaro.
Des saluts nazis ont été filmés mercredi lors de manifestations dans l'Etat méridional de Santa Catarina.
- "Risques de pénuries" -
Le discours de Bolsonaro a été interprété sur les réseaux sociaux de la droite radicale comme un encouragement à la poursuite du mouvement.
"Le rêve reste vivant", disait un message mardi sur Telegram. "Venez nombreux dans les rues demain", lisait-on. Mais un appel à manifester en début d'après-midi sur l'avenue Paulista, au coeur de Sao Paulo, semblait ignoré.
Les barrages ont entraîné des difficultés d'approvisionnement au Brésil, qui compte presque exclusivement sur le transport routier pour l'acheminement des biens et produits alimentaires.
La Confédération Nationale des Industries a averti dès mardi du "risque de pénuries et de manque de combustible" si les barrages routiers n'étaient pas rapidement levés.
Le site d'information G1 estimait pour sa part que 70% des supermarchés constataient déjà des ruptures d'approvisionnement de certains produits.
F.Müller--BTB