-
Malgré les mises à l'épreuve par l'administration Trump, Ørsted dans le vert en 2025
-
A Islamabad, béton et infrastructures militaires grignotent le paysage urbain
-
Avec une barge électrique, le Rhône se prépare pour devenir une autoroute fluviale décarbonée
-
Dans un petit village du Groenland, "vivre normalement" et faire fi de la pression américaine
-
Coup d'envoi des négociations entre l'Iran et les Etats-Unis
-
Dans la forêt finlandaise, l'armée réapprend à poser des mines
-
NBA: Wembanyama porte San Antonio contre Dallas, premiers pas de Yabusele avec Chicago
-
L'Arménie aux prises avec la désinformation russe avant les législatives
-
JO-2026/Patinage: Cizeron et Fournier Beaudry à l'assaut de l'or, Malinin seul au monde
-
Turquie: à la frontière iranienne, Fevzi rêve de changer de voisin
-
Amazon brille par ses résultats mais inquiète avec des dépenses records pour l'IA
-
Avec l'ouverture de consulats, France et Canada marquent leur soutien au Groenland
-
Les Japonais attendus aux urnes, Trump soutient la Première ministre en quête de majorité
-
L'Italie ouvre des JO d'hiver dispersés sous la pression du climat
-
Cuba se dit "prêt au dialogue", les Etats-Unis affirment que des discussions sont en cours
-
XV de France: "une des performances les plus justes offensivement depuis très longtemps" (Galthié)
-
JO-2026: Derniers préparatifs avant le feu d'artifice de la cérémonie d'ouverture
-
Epstein: Lang convoqué au Quai d'Orsay, l'Elysée lui demande de protéger l'Institut du monde arabe
-
L'ex-Premier ministre norvégien Thorbjørn Jagland rattrapé par l'affaire Epstein
-
XV de France: Jalibert saisit l'ouverture en bleu
-
Six nations: le XV de France ouvre le Tournoi en corrigeant l'Irlande
-
Le Venezuela avance vers une loi d'amnistie historique après 27 ans de pouvoir socialiste
-
Jeux vidéos, IA, algorithmes et ingérences: Macron dévoile de nouvelles pistes de régulation
-
Wall Street mise sous pression par la mauvaise passe de la tech
-
Téhéran et Washington négocient à Oman après la répression sanglante en Iran
-
Jeffrey Epstein, conseiller et confident de la banquière Ariane de Rothschild
-
Les organisateurs du forum de Davos ouvrent une enquête sur les liens de son patron avec Jeffrey Epstein
-
IA: Anthropic sort un nouveau modèle et la rivalité avec OpenAI s'intensifie
-
Witkoff et Araghchi, pilotes des discussions américano-iraniennes
-
Désarmement nucléaire: Trump réclame un traité "modernisé" avec la Russie
-
En appel, l'Etat français revoit sa demande à la baisse contre Shein
-
L'Assemblée adopte une loi pour préparer l'avenir des barrages hydroélectriques
-
Shein: en appel, l'Etat français demande la suspension de la seule marketplace et non du site total
-
Selon Elon Musk, "l'argent ne fait pas le bonheur"
-
IA: Anthropic sort un nouveau modèle et intensifie la compétition avec OpenAI
-
Premiers tests concluants pour Tara Polar Station, départ prévu en juillet
-
Salmonellose, listériose: nouvelles recommandations pour limiter les infections, selon l'Anses
-
Retour de prisonniers ukrainiens: le bonheur, la tension, le désespoir
-
Enseignante poignardée à Sanary-sur-Mer: l'élève placé en détention provisoire
-
Le mari d'Elton John "indigné" par les pratiques du tabloïd Daily Mail
-
Le bitcoin sous les 70.000 dollars, une première depuis l'élection de Trump
-
La Bourse de Paris termine en légère baisse, entre BCE et craintes sur la tech
-
Albanie : le gouvernement suspend l'interdiction de TikTok
-
Téhéran et Washington doivent renouer le dialogue à Oman après la répression sanglante en Iran
-
JO-2026/Hockey: baptême crispé pour les Bleues, battues par l'Italie
-
Dépression Leonardo: inondations en Espagne et au Portugal, où la présidentielle pourrait être perturbée dimanche
-
Aigle royal tué par une éolienne: l'exploitant relaxé en appel
-
Maroc: plus de 140.000 personnes évacuées à cause de pluies intenses
-
Pour Sophie Adenot, un programme scientifique chargé dans l'ISS
-
Foot: Le Paris FC "est sur une dynamique positive", affirme Gaëtane Thiney
Dans le vignoble bordelais, la lutte désespérée face au mildiou
Julien Luro sait que la "lutte est sans appel". Sur les coteaux de l'Entre-Deux-Mers, des petites baies de merlot d'un vert éclatant virent inexorablement au brun-rouge, signe de la présence du mildiou, dont la virulence cet été menace le vignoble bordelais, en plein marasme.
Ce producteur de vins rouges d'appellation Bordeaux et Bordeaux supérieur, certifié Haute valeur environnementale (HVE), a perdu "100% de certaines parcelles" et redoute de perdre la "moitié" de sa récolte. La faute au rot brun, un mildiou tardif et destructeur qui s'attaque à tous les organes en croissance des plants de vigne.
Sous l'effet de ce parasite mi-algue mi-champignon, les feuilles se couvrent de tâches et flétrissent, les grappes se dessèchent jusqu'à se momifier et tomber au sol.
Et malgré 50.000 euros dépensés pour effectuer onze traitements depuis mi-avril sur les premières feuilles - contre six l'an dernier, à commencer par le cuivre et le souffre - rien n'y fait. Le mildiou bénéficie depuis plusieurs semaines d'un cocktail explosif: orages, synonymes de "bombes d'eau" sur les vignes, et températures élevées.
"Une atmosphère tropicale propice au développement de la maladie, avec de la rosée presque tous les matins et de la chaleur", explique Laurent Bernos, directeur du service vigne et vin à la chambre d'agriculture de la Gironde.
Selon les premières données récoltées en Nouvelle-Aquitaine sur 86 parcelles de référence, "90% des vignes sont touchées, à plus ou moins grande échelle", indique la Chambre d'agriculture de Gironde.
"Et sur ces parcelles atteintes, on a 50% de destruction des grappes", ajoute l'ingénieur, et particulièrement celles de merlot, un cépage "extrêmement touché" qui représente "deux tiers de la surface de vignes du département".
- "Du jamais vu" -
Outre le Bordelais, les vignobles du Jurançon, d'Irouleguy et du Bergeracois, ont également subi les attaques virulentes du parasite, selon Marc Raynal de l'Institut français de la vigne et du vin (IFV) qui scrute aussi le mildiou dans la région.
Seul le vignoble du Cognac semble jusqu'ici relativement épargné, ainsi que le nord du Médoc et du Blayais.
En Gironde, l'épidémie dépasse les épisodes de 2018 et 2021, selon certains. "De mémoire d'anciens, une telle ampleur, c'est du jamais vu ici", assure Julien Luro qui a repris en 2006 l'exploitation familiale de 50 hectares, une fois son bac pro en poche.
Les viticulteurs qui utilisent des produits de contact, lessivables, sont les plus durement touchés, notamment en bio.
C'est un nouveau coup dur pour le plus grand vignoble AOC de France - 110.000 hectares cultivés -, qui souffre déjà de l'effondrement des prix, de la fermeture de marchés à l'export et de la surproduction évaluée à un million d'hectolitres. Sans oublier la déconsommation.
"Chez les viticulteurs, il y a un désespoir terrible. On ne peut rien faire pour stopper l'hémorragie, il n'y a aucun moyen d'intervenir", déplore M. Bernos.
Face à cette situation, la MSA girondine a mis en place un dispositif d'accompagnement, passant notamment par la création d'un numéro vert.
- Friches -
Trois députés girondins ont par ailleurs réclamé à l'Etat d'anticiper la demande de reconnaissance de "calamité agricole pour perte de fonds d’origine climatique" que doit déposer la filière.
"Ecoeuré", Julien Luro prône, lui, un arrachage massif des vignes abandonnées, véritables "nids à maladies" - mildiou et flavescence dorée en tête -, qui n'ont cessé de s'accroître ces derniers années.
Pour preuve, il pointe ses rangs les plus contaminés jouxtant 17 hectares ensauvagés du vallon voisin.
"On se bat, on essaie de tout bien faire pour l'environnement en limitant les traitements mais quand on a un mauvais élève à côté, c'est peine perdue", grince le viticulteur qui voudrait sanctionner financièrement les propriétaires de vignes abandonnées.
Car le plan massif d'arrachage "sanitaire" visant 9.500 hectares en Gironde, dont la phase de précandidatures se clôt ce lundi, ne réglera pas totalement la situation: seules les vignes "en capacité de produire les cinq dernières années jusqu'en 2022" sont concernées.
Même avec une récolte amputée, Julien Luro va devoir continuer à traiter le feuillage de ses vignes matraquées, pour protéger ses rameaux et préserver de futures vendanges.
N.Fournier--BTB