-
Législatives en Lettonie: majorité pro-européenne en tête
-
Un dernier débat pour départager les candidats de la primaire de la gauche
-
ALEX BODI ET L’AMBASSADEUR GUM DOMINIC MATIOK DE LA RÉPUBLIQUE DU SOUDAN DU SUD DISCUTENT À BERLIN DE LA POSSIBILITÉ D’OUVRIR UN CONSULAT HONORAIRE À BUCAREST
-
ALEX BODI ȘI AMBASADORUL REPUBLICII SUDANUL DE SUD, GUM DOMINIC MATIOK, DISCUTĂ LA BERLIN DESPRE POSIBILITATEA ÎNFIINȚĂRII UNUI CONSULAT ONORIFIC LA BUCUREȘTI
-
Lula ou Flavio Bolsonaro? Le Brésil aux urnes, sous l'œil de Trump
-
Yémen: Sanaa bombardée, les Houthis revendiquent une attaque contre un site d'Aramco à Ryad
-
Les Bosniens votent aux élections générales dans une profonde division
-
Top 14: Toulouse toujours leader, devant Pau et Bayonne, premier point de Vannes
-
Ligue des nations: l'Espagne enchaîne contre la République tchèque
-
Les Houthis disent avoir ciblé un site d'Aramco à Ryad, après des raids saoudiens sur Sanaa
-
Ethiopie: l'armée fédérale est entrée dans Mekele, capitale du Tigré, selon une source humanitaire
-
Dans l'Eure, des milliers de personnes manifestent contre l'usage des pesticides
-
Espagne : manifestations monstres pour le logement, après le rejet des mesures du gouvernement
-
Les Houthis accusent Ryad de pilonner Sanaa, qu'ils contrôlent, incendie sur un site saoudien d'Aramco
-
Mode/Paris : Allure légère pour contexte lourd chez Hermès
-
Equipe de France : Jacquet le bienheureux
-
Brésil : Lula et Flavio Bolsonaro bouclent leur campagne avant un scrutin serré
-
Des milliers de personnes manifestent contre l'usage des pesticides dans l'Eure
-
Equipe de France : Dembélé, le débat relancé
-
Espagne : après le rejet des mesures du gouvernement, des manifestations monstres pour le droit au logement
-
La Russie appelle les diplomates et étrangers à quitter Kiev, ciblée à répétition
-
La Corée du Nord affirme avoir lancé un missile balistique utilisant l'IA
-
Fortes explosions entendues dans la capitale yéménite, aux mains des combattants Houthis
-
GP de Bahreïn en Malaisie: Verstappen (Red Bull) s'élancera juste devant Hamilton (Ferrari)
-
Ethiopie: les forces tigréennes quittent Mekele, capitale du Tigré
-
Fin de quinquennat lugubre pour la Macronie
-
Vol flydubai: l'enquête établit un "acte terroriste"
-
Cancer du sein avant 40 ans: plus agressif, plus toxique et une vie sociale bouleversée
-
La responsabilité climatique des pétroliers devant la Cour suprême
-
Changement climatique : en Belgique, un tapis vert sur les canaux de Gand
-
Venezuela: lumière dans le ciel pour les morts, 100 jours après le double-séisme
Thaïlande: l'air toxique de Chiang Mai fait fuir les touristes
A Chiang Mai, devenue l'une des villes les plus polluées du monde, les habitants vivent sous un nuage nauséabond qui menace leur santé et le tourisme à la veille du Nouvel An thaïlandais.
Classique en cette saison, la fumée dégagée par les incendies de forêt et le brûlage des chaumes par les agriculteurs atteint cette année des niveaux inédits et asphyxie la grande ville touristique du nord de la Thaïlande.
Mercredi, comme pendant plusieurs jours d'affilée, Chiang Mai était en tête des villes du monde avec l'air le plus pollué en particules fines dans le classement établi par l'application IQAir.
Les photos et vidéos de la brume qui a recouvert la cité historique ont suscité des appels à l'action à l'approche des élections nationales très attendues de mai et l'Organisation mondiale de la santé a mis en garde contre les conséquences désastreuses à long terme de la pollution de l'air.
Les relevés locaux montraient des niveaux de particules PM2,5 - si minuscules qu'elles peuvent pénétrer dans le système sanguin - plus de 30 fois supérieurs à la recommandation annuelle de l'OMS, selon IQAir.
"Cela m'a donné envie de pleurer", a déclaré à l'AFP Kanchaya Boontan, la patronne d'une petite agence de voyage.
- "La pollution affecte ma vie de plus en plus" -
"Cette année est mauvaise, normalement la pollution n'est pas trop longue, mais les étrangers ont vu les informations", dit-elle en ajustant son masque N95, équivalent d'un FFP2.
"La semaine dernière, je n'ai eu qu'un seul client. Cette semaine, personne."
Boudée par les étrangers, Chiang Mai l'est aussi par les Thaïs, qui ont multiplié les annulations à l'approche du week-end de Songkran, le Nouvel An local, en raison de la pollution, selon l'association hôtelière de Thaïlande.
Devant la célèbre porte de Tha Phae, alors que les touristes effraient les pigeons et posent pour des photos, Aun, un vendeur de jus d'orange de 45 ans, tente de faire marcher les affaires.
"La pollution affecte ma vie de plus en plus chaque jour, qu'il s'agisse de ma santé ou de la baisse du nombre de touristes", explique-t-il.
"Certains jours, on peut à peine voir les routes devant soi, et ce n'est pas du brouillard mais du smog", ajoute-t-il.
Selon Siwatt Pongpiachan, spécialiste de l'atmosphère à l'Institut national de recherche astronomique de Thaïlande, la pollution est principalement due aux brûlis des agriculteurs dans la région et dans les pays voisins.
Les particules PM2,5, les plus dangereuses, s'accumulent au niveau de la ville, qui se trouve dans une cuvette. D'après l'expert, l'évolution du climat est également en cause.
Selon le ministère de la Santé publique, près de deux millions de personnes ont dû être hospitalisées cette année pour des affections respiratoires causées par la pollution de l'air.
- Un soleil rouge vif -
Selon Rungsrit Kanjanavanit, cardiologue à Chiang Mai, les autorités entretiennent un silence coupable, de peur d'effrayer les touristes pour de bon, dans un pays où ce secteur est vital pour l'économie.
"Les effets sur la population sont immenses", en particulier sur les enfants et les personnes âgées, explique M. Rungsrit, ajoutant que l'exposition à long terme aux PM2,5 a des conséquences établies sur l'espérance de vie.
"Le soleil était vraiment rouge vif à cause de la fumée dans le ciel, c'était assez, assez étrange et très brumeux", raconte la touriste britannique Lucy Cooper.
"On ne pouvait pas voir plus loin que quelques champs", relate cette femme de 34 ans, venue avec son compagnon et ses deux enfants.
Le smog "cache la beauté de la ville", regrette Chokchai Mongkolcho, un touriste thaïlandais.
"Je me demande si je reviendrai un jour ici si la pollution persiste."
O.Lorenz--BTB