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Les poumons verts de la Grèce brûlent et avec eux leur biodiversité
L'ampleur des dégâts provoqués par les incendies dans deux poumons verts de la Grèce n'est pas encore connue que déjà des inquiétudes s'élèvent sur la capacité de ces forêts à surmonter cet énième sinistre et, pour la richesse naturelle, à être ravivée.
Une nouvelle vague de feux a ravagé depuis une semaine deux parcs nationaux à la biodiversité rare.
En juillet, ce furent les îles de Rhodes, Corfou et d'Eubée et une partie de l'Attique, la région qui entoure Athènes, qui ont été la proie des flammes.
Dans le nord-est de la Grèce, dans le parc Natura 2000 de Dadia, mondialement connu pour ses rapaces, "la dévastation écologique sera incalculable après cet incendie" déclenché le 19 août, prédit le maire de la petite ville de Soufli, Panagiotis Kalakikos.
Le nombre de pompiers déployés dans cette forêt parmi les plus protégées d'Europe, en partie déjà brûlée en 2022, est "minime du fait de la gravité de la situation sur l'ensemble du territoire grec", estime pour sa part Dora Skartsi, directrice de la Société pour la protection de la biodiversité de Thrace.
Des centaines de départs de feux ont été enregistrés à travers le pays ces derniers jours, dont un brasier particulièrement menaçant aux portes d'Athènes.
Sur les contreforts du mont Parnès, à une vingtaine de kilomètres au nord de la capitale, le vert du maquis et des chênes a disparu sur des versants entiers, métamorphosé en une palette lunaire de squelettes de pins et de tortues asphyxiées.
"On ne reverra pas de si tôt les cerfs rouges", icônes de cette région de l'Attique, se désolent des responsables hôteliers interrogés le long de la route qui mène au sommet.
Il ne culmine qu'à 1.400 mètres, mais il est "très populaire" auprès de randonneurs, joggeurs ou fans de pique-nique, souligne Miltos Gletsos de l'ONG Société hellénique pour la protection de la nature.
Il est "le premier contact avec la nature sauvage" pour les plus de 3 millions d'habitants de la capitale grecque si minérale et densément peuplée. Or, "il est perdu".
Disparu aussi potentiellement l'habitat de certaines des 166 espèces d'oiseaux observées à Dadia, dont deux classées comme menacées en Grèce (la cigogne noire et la perdrix grise), et qui pourraient être contraintes de se disperser pour survivre.
Dadia, situé à la frontière avec la Turquie, est aussi le seul site de reproduction pour les vautours noirs dans les Balkans. Le sort des quelques 35 couples recensés inquiète donc tout particulièrement. "Les oisillons pourront peut-être s'en être tirés", estime M. Gletsos, "mais il n'y aura peut-être plus de quoi nicher l'année prochaine".
Ce parc national n'est "pas un écosystème autonome", relève par ailleurs Dora Skartsi. "Si nous prenons en compte les zones forestières brûlées par l'incendie dans le sud de l'Evros (la région qui entoure Dadia, ndlr), nous parlons d'un énorme désastre écologique".
- Des airs de Sisyphe -
Des foyers couvaient encore samedi. Il est donc difficile de quantifier précisément l'ampleur des lésions et la manière dont la flore se remettra, sans parler des risques inhérents d'inondation et de glissements de terrains.
Mais un constat est récurrent. "Il ne s'agit pas d'un incident unique. Les feux se répètent et l'impact va croissant, il s'accumule", insiste M. Gletsos.
Rien que pour le mont Parnès, la superposition des zones brûlées est selon lui "gigantesque" entre l'incendie de 2007, qui avait touché non seulement la zone méditerranéenne du massif mais aussi les forêts de sapins qui ne peuvent se rétablir facilement, celui de 2021 puis le feu actuel.
"Les écosystèmes méditerranéens sont assez résilients face aux incendies. Mais combien de ces zones pourront se régénérer après avoir brûlé tant de fois ?", interroge aussi le responsable de WWF.
Sans attendre que les braises ne refroidissent, les organisations interrogées préconisent que la forêt ne serve pas à la construction d'hôtels ou d'habitations, en rappelant le cadre législatif existant sensé sanctuariser les espaces forestiers.
"La plus grande menace est en fait de savoir comment gérer cette forêt afin d'éviter des incendies aussi intenses et étendus", estime Demetres Karavellas de WWF.
"Beaucoup d'efforts et d'argent sont consacrés à la régénération naturelle ou au reboisement, pour finalement voir ces magnifiques forêts brûler à nouveau dans 10 ou 15 ans", note-t-il.
C'est "comme le mythe de Sisyphe", mais, selon lui, "nous devons arrêter ce cycle, et gérer enfin nos forêts".
I.Meyer--BTB