-
Arrêt du jeu vidéo "The Crew": Ubisoft assigné en justice par une association de consommateurs
-
Le cerveau en surchauffe, ou quand l'IA submerge l'humain
-
Allemagne: le marché du travail atone sans élan printanier
-
Macron arrive à Tokyo, le conflit au Moyen-Orient en toile de fond
-
Un suspect dans l'attaque au cocktail Molotov contre un centre russe à Prague interpellé
-
Allemagne: la baleine échouée sur la côte Baltique s'est libérée et a disparu
-
Des "sites militaires" visés dans le centre de l'Iran, des explosions à Téhéran
-
Dans le plus grand stade de Beyrouth, le "calvaire" des déplacés porteurs de handicap
-
Journées harassantes, agressions et douleurs musculaires : Médecins du Monde alerte sur le quotidien des livreurs à vélo
-
Céline Dion: le syndrome de la personne raide, un trouble incurable mais contrôlable
-
"Fier d'être Canadien": avec Artémis 2, le Canada entre dans l'arène des pionniers de l'espace
-
Mondial-2026: pour l'Irak, le barrage après un long voyage qui peut "changer une vie"
-
Mission lunaire Artémis 2: le compte à rebours est lancé
-
France: forte hausse de l'inflation en mars à 1,7% sur un an, selon l'Insee
-
Maladie du greffon contre l'hôte: Sanofi obtient l'aval de l'UE pour le Rezurock
-
Hausse des prix des carburants: mobilisation de routiers sur le périphérique nantais
-
Interdiction des réseaux sociaux aux enfants: l'Indonésie met en demeure Meta et Google
-
Liban: réunion d'urgence à l'ONU, quatre soldats israéliens morts dans le sud
-
Mondial-2026: l'Italie en Bosnie pour stopper sa malédiction des barrages
-
Israël adopte une loi décriée sur la peine de mort pour les Palestiniens
-
NBA: Wembanyama flambe avec 41 points contre les Bulls
-
Explosions et coupures de courant à Téhéran, Trump menace d'"anéantir" des sites énergétiques iraniens
-
Italie: Giorgia Meloni tente de rebondir avec une réforme électorale
-
En Inde, quand l'hindouité envahit les nuits festives de la jeunesse
-
Audience à haut risque pour le transporteur Ziegler France, 1.400 emplois menacés
-
Le prince Harry et d'autres plaignants veulent un dédommagement "substantiel" du Daily Mail
-
Réseaux sociaux: l'interdiction aux moins de 15 ans fait débat au Sénat
-
Macron attendu à Tokyo, le conflit au Moyen-Orient en toile de fond
-
En pleine crise énergétique à Cuba, l'arrivée imminente d'un pétrolier russe
-
Réseaux sociaux et enfants: TikTok, Instagram et YouTube menacés de sanctions en Australie
-
Mondial-2026: l'Irak essaie de se détacher de la guerre au Moyen-Orient avant son barrage (sélectionneur)
-
Amical: Undav permet à l'Allemagne d'arracher la victoire contre le Ghana (2-1)
-
Moyen-Orient: les Bourses mondiales éparpillées, entre achats à bon compte et prudence
-
Wall Street termine sans entrain, craint une escalade au Moyen-Orient
-
Céline Dion, le retour d'une insubmersible diva
-
Céline Dion officialise son grand retour, avec dix concerts à Paris
-
Céline Dion annonce son retour sur scène avec dix concerts, à Paris
-
Cuba, plongée dans une crise énergétique, attend l'arrivée d'un pétrolier russe
-
Prison avec sursis requise contre l'animateur Laurent Boyer jugé pour des violences conjugales
-
Chili : le gouvernement de Kast suspend la régularisation massive de migrants
-
Moyen-Orient: les Bourses mondiales tiennent bon malgré l'absence de perspectives claires
-
Guerre au Moyen-Orient: Trump menace d'"anéantir" des infrastructures énergétiques iraniennes
-
Le G7 prêt à "toutes les mesures nécessaires" pour stabiliser le marché de l'énergie
-
Le procès du navigateur Kevin Escoffier pour agressions sexuelles reporté en novembre
-
Berlin et Damas travaillent à un rapatriement massif des réfugiés syriens, selon Merz
-
Berlin et Damas coopèrent pour rapatrier les réfugiés syriens et reconstruire leur pays
-
Wall Street ouvre en légère hausse, espère des discussions entre Washington et Téhéran
-
Décès d'Emiliano Sala: la justice rejette les demandes financières de Cardiff envers le FC Nantes
-
Iran: menacer Kharg, un levier pour Trump aux effets incertains
-
Trump menace d'"anéantir" l'île de Kharg, le pétrole toujours haut
Pérou: le drame des familles contaminées par l'arsenic de l'exploitation minière
Sayuri Moreno a découvert pendant sa grossesse un taux d'arsenic anormalement élevé dans son corps mais n'a d'autre choix que de continuer à allaiter son bébé. Seul traitement efficace selon ses médecins: quitter son village du nord du Pérou où des centaines de familles sont exposées à la pollution liée à l'activité minière.
Dans les bidonvilles de Huarmey, où elle vit avec son mari et ses trois enfants, le ministère de la Santé a récemment répertorié 120 cas de niveaux élevés d'arsenic dans les urines parmi 140 prélèvements effectués. La plupart sont des femmes et des enfants.
Derrière ce village de pêcheurs du département d'Ancash où vivent 3.000 habitants, des pipelines souterrains transportent les concentrés de cuivre et de zinc vers leur port d'embarquement.
L'arsenic inorganique rejeté se trouve naturellement à côté du minerai de cuivre et est libéré en tant que sous-produit lors de son traitement.
Principal "contaminant chimique" de l'eau potable selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS) --qui estime à 140 millions le nombre de personnes dans le monde qui consomment de l'eau contenant des niveaux élevés d'arsenic, soit directement, soit par des aliments préparés avec de l'eau contaminée--, il est classé comme cancérigène et comme l'une des dix substances les plus dangereuses pour la santé publique.
- "Abandonnés" -
Sayuri Moreno, 37 ans, a appris sa contamination lors d'un examen prénatal : "J'ai eu peur, car j'avais entendu dire que cela provoquait des cancers", dit-elle à l'AFP.
Ses enfants, Keity, 11 ans, et Iker, 7 ans, ont également des taux supérieurs aux niveaux autorisés, mais pas sa dernière Valeria, âgée de 11 mois.
Elle est "née normale" et "mon médecin me recommande d'arrêter l'allaitement et de partir d'ici", indique Mme Moreno.
Mais comme tant d'autres familles modestes qui vivent de la pêche à Puerto Huarmey, Sayuri Moreno et son mari pêcheur de 38 ans, Alan Guerrero, n'ont pas les moyens financiers de suivre les conseils du docteur.
La famille a bien tenté de se déraciner pour se "désintoxiquer", mais a dû revenir au bout de trois mois, faute d'alternatives à la pêche.
Ils ne peuvent que rarement s'offrir de l'eau en bouteille et du lait en poudre pour le bébé. "On se sent abandonnés sans l'aide de personne", avec "face à nous une puissante compagnie minière", déplore Alan Guerrero, qui n'a pas été analysé et craint lui aussi des taux élevés.
- "Pas de remède" -
Au Pérou, deuxième producteur mondial de cuivre après le Chili, les autorités n'ont pas encore officiellement décrété que la contamination à l'arsenic à Puerto Huarmey provenait de l'exploitation minière.
Le directeur de l'hôpital local considère "préoccupant" le nombre de personnes touchées et le niveau d'arsenic dans leur organisme : "chaque fois qu'on procède à un dépistage plus approfondi on découvre 80% de nouveaux cas positifs".
Selon le ministère péruvien de la Santé, le niveau maximal admissible d'arsenic dans l'organisme est de 20 microgrammes par litre d'urine.
Il est de 60 microgrammes pour Sayuri Moreno, 81 microgrammes pour sa fille aînée, et de 70 microgrammes pour son fils.
"Il n'y a pas de remède", explique Percy Herrera, expert de l'équipe Métaux lourds au ministère de la Santé. "La meilleure chose à faire est d'identifier la source (de contamination) et la contrôler. Malheureusement, ce n'est quelque-chose qui ne dépend pas nécessairement "du système de santé".
- "Soudain ce cauchemar" -
Enceinte, Mireya Minaya, avait un taux de 142 microgrammes. Son bébé, Danna, est né contaminé.
Mais sur son fils Fabricio, âgé de trois ans et souffrant d'anémie, a été enregistré une concentration de 540 microgrammes par litre d'urine.
Le gouvernement a pris en charge l'année dernière son transfert et les soins hospitaliers à Lima, à 290 kilomètres de Huarmey, comme ceux d'autres des personnes contaminées.
Mireya Minaya a été hospitalisée 10 jours et les médecins ont découvert des tumeurs sur ses ovaires, probablement malignes.
"Je ne veux pas savoir et j'ai demandé à quitter l'hôpital et suis revenue" à Huarmey, raconte à l'AFP la femme de 33 ans, cuisinière dans un restaurant.
"On vivait normalement... et puis soudain ce cauchemar. On ne sait pas si il finira un jour", se lamente-elle dans sa maison en roseau tressé, sans eau ni électricité.
J.Horn--BTB