-
Course à l'IA: les objectifs climatiques de Google et Amazon s'éloignent encore
-
Gaz à effet de serre: comment sont déclarées (et vérifiées) les émissions des industriels européens
-
La Fonderie de Bretagne placée en redressement judiciaire
-
L'avortement au Kenya, un tabou qui tue des milliers de femmes
-
La Cour suprême étend encore les pouvoirs présidentiels mais frustre Trump de ses objectifs fétiches
-
Au Tadjikistan, des prénoms sous contrôle de l'Etat
-
Climat: face aux submersions, l'île d'Oléron ravive ses marais salants
-
Le réseau électrique français se rafraichit en vue des futures canicules
-
"Le prince de Dubaï", nouveau visage de l'escroquerie sentimentale
-
La moitié est des Etats-Unis sous une chaleur "atroce"
-
Canicule au travail: la CGT veut un changement d'urgence de la loi, le gouvernement des accords par métier
-
Les incendies dans le Sud marquent le pas, Nuñez attendu dans l'Aude
-
Mondial-2026: la Suisse écarte l'Algérie et renoue avec les 8es
-
"Pas un musée" : un village slovaque classé par l'Unesco ploie sous le tourisme
-
Championnat des nations: les Bleus en lever de rideau face à la montagne All Black
-
Tour de France: Paul Seixas, un espoir français
-
Mondial-2026: Scaloni, ex-intérimaire, champion du monde, centenaire
-
Au moins 30 morts à Kiev dans les pires frappes russes sur la capitale ukrainienne
-
Le corps du guide suprême Khamenei est arrivé sur le lieu de ses funérailles à Téhéran
-
Mondial-2026: Ronaldo et Portugal survivent à la Croatie, l'Espagne les attend
-
A New York, le mariage de Taylor Swift et Travis Kelce est lancé
-
Un attentat dans un café de Damas fait neuf morts
-
Loi d'urgence agricole: le Sénat imprime ses marqueurs, inquiétudes sur l'avenir du texte
-
L'Iran va faire ses adieux à Khamenei, le guide suprême tué au début de la guerre
-
Législatives en Algérie: participation provisoire de 20,79%, vers un possible plus bas historique
-
Au moins 27 morts à Kiev dans les pires frappes russes sur la capitale ukrainienne
-
Donald Trump au pied du Mont Rushmore pour lancer les festivités des 250 ans
-
GPA: la Cour de cassation se prononce sur la reconnaissance de la filiation
-
A New York, le mariage de Taylor Swift est lancé
-
Mondial-2026: comment la France peut faire céder le mur paraguayen ?
-
Mondial-2026: la Roja bombe le torse et attend Ronaldo ou Modric
-
Mondial-2026: l'Espagne se balade et rassure contre l'Autriche, avant les 8es
-
Venezuela: un survivant extrait des décombres huit jours après le séisme
-
Wimbledon: Rybakina, Swiatek et Zverev foncent au troisième tour, Anisimova accrochée
-
Le Sud en proie à des feux prématurés, violents, attisés par les "événements climatiques"
-
A New York, mariage imminent pour Taylor Swift et Travis Kelce
-
Au moins 25 morts à Kiev dans les pires frappes russes sur la capitale ukrainienne
-
Christine Lagarde n'exclut pas de quitter la BCE pour peser dans le débat présidentiel
-
Wimbledon: Swiatek, Fritz et Zverev foncent au troisième tour, Anisimova accrochée
-
La SNCF de nouveau interpellée après la mort d'un chat sur des voies en gare de Lyon
-
Pas de cigarettes pour les nouvelles générations: l'Assurance maladie dégaine une mesure choc
-
Guinée : un ex-Premier ministre condamné en appel à trois ans et neuf mois de prison
-
A New York, place au mariage plus si secret de Taylor Swift et Travis Kelce
-
Le coup de rabot de MaPrimeRénov' refusé par le Conseil national de l'habitat
-
Les canicules, une "hécatombe invisible" dans les écosystèmes marins
-
Le Sud en proie à des feux prématurés, violents, boostés par les "événements climatiques"
-
Jérôme Chapuis reprend la direction de La Croix après l'approbation de la rédaction
-
OpenAI a proposé au gouvernement américain une part de 5% de son capital (presse)
-
Wimbledon: Swiatek et Fritz foncent au troisième tour
-
La SNCF de nouveau interpellée après la mort d'un animal domestique sur des voies en gare
Ethiopie: dans un marché d'Addis Abeba, rien ne se perd, tout se transforme
Un sac hors d'âge posé sur le dos, Dereje Enigdamekonen avale dès l'aube les kilomètres dans les venelles du marché du Merkato, dans la capitale éthiopienne Addis Abeba. "Korale, korale", lance-t-il régulièrement.
"Korale", c'est un néologisme en amharique, la langue nationale en Ethiopie, pour désigner ces milliers de collecteurs, des hommes dans leur immense majorité, qui achètent ou récupèrent jerricans, matériels électriques, chaussures et autres pelles, la plupart du temps en mauvais état.
Ces objets sont ensuite soit restaurés pour leur donner une seconde vie, soit démontés pour récupérer certaines pièces détachées, ou bien encore transformés.
Dereje Enigdamekonen, 45 ans, fait ce travail depuis environ un an, "qu'il fasse soleil ou qu'il pleuve", sourit-il, affirmant acheter "tout ce qui peut être réutilisé".
Pour un kilo de métal collecté, il peut tirer environ 40 birrs (environ 30 centimes d'euro) et pour des jerricans, selon les tailles, entre 3 et 25 birrs.
"Les déchets peuvent être transformés en argent", affirme-t-il.
"Les plastiques que nous collectons peuvent par exemple être transformés en assiettes (...), tandis que les métaux sont envoyés dans des usines, fondus et recyclés", poursuit Mikiyas Mesele, 33 ans, "korale" depuis qu'il est enfant.
Après leur collecte, les "korales" convergent vers Minalesh Tera, un quartier de Merkato dont le nom signifie "Qu'est-ce que tu as ?" en amharique.Dans les ruelles, les petites boutiques en tôle se succèdent.
C'est ici que les récupérateurs vendent leurs trouvailles du jour, notamment à des intermédiaires, comme Tesfaye Getahun, en plein désossage d'une énorme imprimante.
A grands coups de maillets, il isole la carte mère et certaines pièces en aluminium.
- "Eviter de polluer" -
Que ce soit des ordinateurs ou bien encore de vieux téléviseurs, Tesfaye Getahun recycle tout.
"Ils ne sont plus utilisés et s'ils sont laissés ainsi (dans la nature), ils peuvent polluer l'environnement. Mais s'ils sont démontés et vendus en pièces détachées, cela contribue à éviter de polluer", assure-t-il.
Les plus de quatre millions d'habitants de la capitale éthiopienne produisent annuellement quelque 400.000 tonnes de déchets, selon les chiffres publiés en 2020 par le Programme des Nations unies pour le développement (UNDP).
Et si 70% sont collectés, "30% sont déversés dans les rivières, conservés dans des décharges locales informelles ou perdus dans l'inefficacité du système de gestion des déchets", soulignait l'agence onusienne.
"Nous gagnons notre vie et nous aidons également l'environnement car ces articles ne sont pas biodégradables", soutient Tamirat Dejene, assis sur une chaise à l'intérieur d'une petite boutique où s'entassent des bidons.
Le jeune homme de 21 ans récupère depuis quatre ans des objets en plastique et affirme pouvoir gagner entre 500 et 1.000 birrs par jour (entre 3,70 et 7,50 euros par jour), une aubaine dans ce pays d'Afrique de l'Est d'environ 120 millions d'habitants où 34,6% de la population vit sous le seuil de pauvreté, selon la Banque mondiale.
"C’est bénéfique pour Addis Abeba: si ces déchets n'étaient pas collectés, les décharges de la ville déborderaient. Ainsi, nous gagnons notre vie tout en apportant une solution", poursuit-il.
Les objets confectionnés à Minalesh Tera sont ensuite vendus dans des boutiques de la capitale et aux quatre coins du pays.
Et parfois même au-delà, comme pour Biruk Shimeles, qui confectionne des poêles à charbon en aluminium à partir de métaux qu'il rachète aux "korales" et les écoule jusqu'"au Soudan, à Djibouti et en Somalie".
M.Ouellet--BTB