-
Les Bosniens votent aux élections générales dans une profonde division
-
Top 14: Toulouse toujours leader, devant Pau et Bayonne, premier point de Vannes
-
Ligue des nations: l'Espagne enchaîne contre la République tchèque
-
Les Houthis disent avoir ciblé un site d'Aramco à Ryad, après des raids saoudiens sur Sanaa
-
Ethiopie: l'armée fédérale est entrée dans Mekele, capitale du Tigré, selon une source humanitaire
-
Dans l'Eure, des milliers de personnes manifestent contre l'usage des pesticides
-
Espagne : manifestations monstres pour le logement, après le rejet des mesures du gouvernement
-
Les Houthis accusent Ryad de pilonner Sanaa, qu'ils contrôlent, incendie sur un site saoudien d'Aramco
-
Mode/Paris : Allure légère pour contexte lourd chez Hermès
-
Equipe de France : Jacquet le bienheureux
-
Brésil : Lula et Flavio Bolsonaro bouclent leur campagne avant un scrutin serré
-
Des milliers de personnes manifestent contre l'usage des pesticides dans l'Eure
-
Equipe de France : Dembélé, le débat relancé
-
Espagne : après le rejet des mesures du gouvernement, des manifestations monstres pour le droit au logement
-
La Russie appelle les diplomates et étrangers à quitter Kiev, ciblée à répétition
-
La Corée du Nord affirme avoir lancé un missile balistique utilisant l'IA
-
Fortes explosions entendues dans la capitale yéménite, aux mains des combattants Houthis
-
GP de Bahreïn en Malaisie: Verstappen (Red Bull) s'élancera juste devant Hamilton (Ferrari)
-
Ethiopie: les forces tigréennes quittent Mekele, capitale du Tigré
-
Fin de quinquennat lugubre pour la Macronie
-
Vol flydubai: l'enquête établit un "acte terroriste"
-
Cancer du sein avant 40 ans: plus agressif, plus toxique et une vie sociale bouleversée
-
La responsabilité climatique des pétroliers devant la Cour suprême
-
Changement climatique : en Belgique, un tapis vert sur les canaux de Gand
-
Venezuela: lumière dans le ciel pour les morts, 100 jours après le double-séisme
-
La Bulgarie accueille les restes attribués au tsar Samouil
Transport des bêtes: une loi à l'arrêt sur le bien-être animal en Europe
Il y a deux ans, la Commission européenne proposait une loi pour améliorer les conditions de transport des animaux en Europe. Mais les négociations sur ce texte, rejeté par les éleveurs, sont complètement bloquées.
Bruxelles voulait notamment limiter à neuf heures les trajets des animaux destinés à l'abattoir, augmenter l'espace dans les camions et protéger les bêtes des températures extrêmes, en rendant obligatoire le transport nocturne quand il fait trop chaud durant la journée.
Mais les discussions traînent en longueur et illustrent combien les Etats et l'aile droite du Parlement européen s'efforcent de ménager les agriculteurs depuis le mouvement de contestation agricole de 2024.
L'avenir du texte est désormais incertain.
Au Parlement, les deux rapporteurs, l'écologiste Tilly Metz et l'élu de droite Daniel Buda, n'arrivent tout simplement pas à s'entendre.
Il n'y a plus de calendrier, "la situation est complètement bloquée. C'est très très très frustrant", peste la première, une eurodéputée verte luxembourgeoise.
A ses yeux, la négociation n'avance pas, car cette loi vient "remettre en cause l'élevage intensif". Mais "je ne lâcherai pas", martèle Tilly Metz auprès de l'AFP, car la "cause animale est plébiscitée par les Européens" dans les enquêtes d'opinion.
Son collègue rapporteur, Daniel Buda, plaide de son côté pour une simple révision "ciblée" de la législation actuelle, qui date de 2005, mais "reste l'une des plus avancées au monde", affirme-t-il.
Selon cet eurodéputé roumain, les syndicats agricoles s'opposent à la nouvelle proposition législative parce qu'ils connaissent "mieux que quiconque la situation sur le terrain".
"Je ne peux pas rester sourd et aveugle" à leurs préoccupations, poursuit-il.
La loi en vigueur actuellement permet des trajets allant de 8 à 28 heures selon les espèces, et sans obligation de pause pour les porcs, ce que dénoncent les organisations de défense des animaux.
A l'intérieur des camions, elle autorise des températures allant de 5 à 30 degrés, mais tolère une marge de 5 degrés supplémentaires.
Selon la filière élevage, cette réglementation est "plutôt bien faite" et les véritables problèmes proviennent du manque de contrôles, notamment aux frontières de l'Europe.
- "Hors sol" -
La profession utilise aussi un argument contesté pour s'opposer à la réduction de la densité des bêtes dans les camions.
"Il vaut mieux que les animaux" soient "les uns contre les autres" pour éviter incidents et chutes en cas de "coup de frein", argue Patrick Bénézit, vice-président de la FNSEA, premier syndicat agricole français, qui critique les mesures "hors sol" proposées par Bruxelles.
La proposition de loi de l'UE est pourtant directement inspirée d'avis scientifiques et de recommandations de l'EFSA, l'autorité européenne de sécurité des aliments, qui réclame "plus d'espace, des températures plus basses" et "des trajets plus courts", afin de "renforcer la santé des animaux", un "élément clé pour la sécurité de la chaîne alimentaire".
Et des organisations environnementales s'inquiètent des "nombreuses lacunes" de la législation actuelle, vieille de vingt ans.
"Actuellement, l'espace prévu pour les animaux dans les véhicules de transport routier est très vague et surtout insuffisant", alors qu'ils ont besoin d'écarter les pattes pour rester stables en cas de secousses, selon Tea Dronjic, vétérinaire de l'ONG, Animal Welfare Foundation.
L'Autorité européenne de sécurité des aliments a fourni des "preuves scientifiques", mais de "nombreux Etats membres s'opposent" à la loi. Pour moi, c'est tout simplement incompréhensible", critique-t-elle.
Son organisation vient d'effectuer une mission à la frontière entre la Bulgarie et la Turquie, où les ONG mettent régulièrement en lumière des scandales de camions d'animaux bloqués plusieurs jours voire plusieurs semaines.
Ces organisations relaient des images chocs de bêtes blessées sanguinolentes ou des conditions déplorables dans lesquelles des vaches mettent bas, au pied de camions qui s'apprêtent à rentrer dans l'UE.
Les ONG appellent donc les 27 à être plus vigilants à leurs frontières tout en renforçant les règles à l'intérieur du continent.
Interrogée sur l'avenir de cette loi, la Commission européenne souligne quant à elle qu'il revient aux Etats membres et aux eurodéputés de trancher.
"Nous espérons bien sûr qu'ils pourront l'adopter rapidement", assure l'exécutif.
Un point pourrait être fait entre les Etats européens en décembre.
L.Janezki--BTB