-
Les Houthis disent avoir ciblé un site d'Aramco à Ryad, après des raids saoudiens sur Sanaa
-
Ethiopie: l'armée fédérale est entrée dans Mekele, capitale du Tigré, selon une source humanitaire
-
Dans l'Eure, des milliers de personnes manifestent contre l'usage des pesticides
-
Espagne : manifestations monstres pour le logement, après le rejet des mesures du gouvernement
-
Les Houthis accusent Ryad de pilonner Sanaa, qu'ils contrôlent, incendie sur un site saoudien d'Aramco
-
Mode/Paris : Allure légère pour contexte lourd chez Hermès
-
Equipe de France : Jacquet le bienheureux
-
Brésil : Lula et Flavio Bolsonaro bouclent leur campagne avant un scrutin serré
-
Des milliers de personnes manifestent contre l'usage des pesticides dans l'Eure
-
Equipe de France : Dembélé, le débat relancé
-
Espagne : après le rejet des mesures du gouvernement, des manifestations monstres pour le droit au logement
-
La Russie appelle les diplomates et étrangers à quitter Kiev, ciblée à répétition
-
La Corée du Nord affirme avoir lancé un missile balistique utilisant l'IA
-
Fortes explosions entendues dans la capitale yéménite, aux mains des combattants Houthis
-
GP de Bahreïn en Malaisie: Verstappen (Red Bull) s'élancera juste devant Hamilton (Ferrari)
-
Ethiopie: les forces tigréennes quittent Mekele, capitale du Tigré
-
Fin de quinquennat lugubre pour la Macronie
-
Vol flydubai: l'enquête établit un "acte terroriste"
-
Cancer du sein avant 40 ans: plus agressif, plus toxique et une vie sociale bouleversée
-
La responsabilité climatique des pétroliers devant la Cour suprême
-
Changement climatique : en Belgique, un tapis vert sur les canaux de Gand
-
Venezuela: lumière dans le ciel pour les morts, 100 jours après le double-séisme
-
La Bulgarie accueille les restes attribués au tsar Samouil
-
Législatives en Lettonie, entre menace russe et coût de la vie
-
Ligue des nations: Olise, le sauveur des Bleus
-
Ligue des nations: premier accroc pour les Bleus de Zidane
Energie: essor rapide des renouvelables, la demande de pétrole se stabilise "vers 2030", selon l'AIE
Les renouvelables se déploient au niveau mondial plus vite que les énergies fossiles, malgré le changement de politique aux Etats-Unis, indique mercredi l'Agence internationale de l'énergie (AIE) qui, dans son scénario médian, voit la demande de pétrole "se stabiliser vers 2030".
Les renouvelables, tirées par l'électricité solaire, voient leur demande croître "plus rapidement que toute autre source majeure d'énergie, dans tous les scénarios" présentés par l'AIE dans son rapport annuel sur les perspectives énergétiques mondiales (WEO 2025).
Dans ce rapport très attendu, publié au moment où se tient la conférence de l'ONU sur le climat COP30 à Belem, l'AIE présente trois scénarios sur le futur de l'énergie: l'un basé sur les politiques actuelles des pays, déclinant une vision "prudente" du rythme de la transition énergétique; un autre incluant les mesures à adopter pour atteindre la neutralité carbone en 2050, et un scénario médian incluant les mesures déjà annoncées par les Etats.
Dans ce dernier, les Etats-Unis - du fait des changements de politiques annoncés - ont en 2035 35% de capacités renouvelables en moins par rapport aux prévisions de 2024, "mais au niveau mondial les renouvelables poursuivent leur expansion rapide".
La Chine en reste le premier marché - et premier fabricant - assurant 45 à 60% du déploiement ces dix prochaines années, dans tous les scénarios.
Sur le partage des énergies, les chemins en revanche divergent: dans le scénario médian, la demande de charbon atteint un pic et le pétrole se stabilise "aux environs de 2030". En revanche, le gaz continue à croître au cours des années 2030 contrairement aux précédentes prévisions, du fait de la nouvelle politique américaine et de prix plus bas.
Il y a deux ans, l'AIE avait évoqué un pic de la demande de tous les fossiles (pétrole, charbon, gaz) dès cette décennie.
Dans le scénario basé sur les politiques actuelles - le plus conservateur -, la demande de charbon commence à se replier avant la fin de cette décennie mais celle de pétrole et de gaz continue à croître jusqu'en 2050.
L'AIE ressuscite ainsi ce scénario, abandonné en 2020 dans un contexte d'élan global de la transition énergétique.
Son retour est abondamment commenté par les défenseurs du climat dont certains y voient le signe d'une "pression" américaine sur l'AIE. "En résumé, l'AIE régresse", a commenté Stephan Singer, du réseau CAN International.
Pour Rachel Cleetus, de l'Union of Concerned Scientists, interrogée à Belem, ce scenario "n'est pas représentatif de la réalité de l'accélération (de la transition) dans le monde, ses motivations sont politiques".
Du point de vue de l'AIE, ces scenarios multiples tirent les conséquences de changements de politiques et d'incertitudes économiques, réflétant aussi des "visions des gouvernements concernant l'avenir de l'énergie" qui "divergent largement", a indiqué le directeur de l'agence Fatih Birol à la presse.
- "Deux sujets critiques" -
Agence de l'OCDE, l'AIE est aujourd'hui dans le collimateur de la pro-pétrole et climatosceptique administration Trump.
"Nous réformerons le fonctionnement de l'AIE ou nous nous retirerons", avait averti en juillet le secrétaire américain à l'Energie Chris Wright.
L'institution, créée en 1974 pour aider les pays riches à affronter le choc pétrolier, a produit depuis les années 2020 des scénarios décrivant un déclin des énergies fossiles et modélisé le chemin à suivre pour atteindre la neutralité carbone, condition pour endiguer le réchauffement.
Le rapport, qui appelle à la coopération et reconnaît la préoccupation des gouvernements d'assurer la sécurité énergétique, aborde de nombreux enjeux: boom de la demande d'énergie et notamment d'électricité, tirée par la climatisation, les centres de données et les véhicules propres, et aussi les défis de l'approvisionnement en métaux critiques.
Et surtout, sur "deux sujets critiques, le monde est en-deça des objectifs qu'il s'est fixés, insiste-t-il: l'accès universel à l'énergie et le changement climatique".
Les trois scénarios entraîneront le monde au-delà de 1,5°C de réchauffement, et même à presque 3°C d'ici 2100 pour le moins ambitieux. Seul le scénario "neutralité carbone" permettrait, à plus long terme, de revenir sous ce seuil de 1,5°C, souligne l'AIE, qui relève que 2024 a été l'année la plus chaude enregistrée.
Dans ce scenario, synonyme de forte adoption des énergies bas carbone, il n'y aurait "pas besoin, dans l'ensemble, (d'investissements) dans de nouveaux champs conventionnels" pour satisfaire la demande en pétrole et gaz, a indiqué Tim Gould, chef économiste Energie de l'AIE.
H.Seidel--BTB