-
Starmer a sauvé sa tête et affiche l'"unité" de son gouvernement, mais jusqu'à quand?
-
Le départ de Sophie Adenot pour l'ISS repoussé à vendredi au plus tôt pour cause de mauvaise météo (Nasa)
-
Gymnastique: des "Farfalle" italiennes vont témoigner contre leur ex-coach au tribunal
-
Les eurodéputés soutiennent la création de l'euro numérique
-
JO-2026: les inattendues Rädler-Huber en or, Shiffrin craque encore
-
Un septuagénaire écroué pour viols et agressions sexuelles sur 89 mineurs, et deux meurtres
-
Wall Street en hausse, prête à accueillir l'emploi américain
-
JO: le biathlète Éric Perrot médaillé d'argent sur l'individuel, derrière le Norvégien Johan-Olav Botn
-
JO: Klaebo au 7e ciel, les Bleus tombent de haut
-
En Ukraine, dans une centrale bombardée: "c'est notre vie" qu'ils frappent
-
JO: énorme déception pour les fondeurs français, éliminés en quarts du sprint
-
Au Sri Lanka, l'artisanat du sucre de palme à l'honneur
-
La Russie annonce des restrictions sur l'utilisation de Telegram au motif d'une "violation" de la loi
-
JO: sur la route de Milan, le chemin tumultueux de Cizeron et Fournier Beaudry
-
Norvège: une victime présumée décrit "le pire cauchemar" face à Høiby, jugé pour viols
-
Un barrage face aux algorithmes: le succès des applications de "déconnexion"
-
Spotify porté par la hausse de 11% du nombre d'utilisateurs actifs au 4e trimestre
-
Laits infantiles : nouvelle plainte en préparation à Paris pour 24 familles
-
Macron à Dunkerque où ArcelorMittal confirme un projet de décarbonation
-
"C'est la dégringolade": journée de grève chez Ubisoft, en pleine restructuration
-
Netanyahu à Washington pour convaincre Trump d'adopter une ligne plus dure face à l'Iran
-
La Sagrada Familia de Barcelone bientôt au firmament, mais loin d'être achevée
-
Maintenance de moteurs: Ryanair et Safran signent un accord de plusieurs milliards de dollars
-
Au Groenland, le réchauffement climatique menace les pratiques ancestrales
-
A Ryad, le prince William rencontre des footballeuses saoudiennes
-
La moitié des coraux blanchis lors du dernier épisode de 2014-17, selon une étude
-
Législatives au Japon: le parti de Takaichi remporte la majorité des deux tiers
-
OpenAI a commencé à tester la publicité dans ChatGPT
-
Le "Château Sourire" à Marseille, du sport et des copains pour les enfants touchés par un cancer
-
Ski: "la vie est trop courte pour ne pas prendre de risques", le testament sportif de Lindsey Vonn
-
La Bourse de Paris en hausse, Kering bondit de plus de 10%
-
La pomme de terre, en crise de croissance à l'échelle européenne
-
Le taux de chômage en France poursuit sa hausse, surtout chez les jeunes
-
Avec Ariane 6, Amazon accélère sa constellation et promet 1.600 emplois en France
-
Janvier 2026 dans le top 5 des mois de janvier les plus chauds malgré une vague de froid, selon Copernicus
-
Depuis le ciel, une ONG à la recherche de bateaux de migrants en détresse
-
Vol non-autorisé d'un drone sur la Corée du Nord: les services sud-coréens perquisitionnés
-
L'Australie interpelle la plateforme Roblox sur le risque de pédocriminalité
-
Thaïlande: des cornes de rhinocéros dissimulées dans de la viande
-
NBA: bagarre générale entre Hornets et Pistons, le Thunder s'impose chez les Lakers
-
Japon: le bilan des fortes chutes de neige monte à 46 morts
-
Colombie : au moins 22 morts après des pluies exceptionnelles
-
Kering, toujours plombé par Gucci, voit son bénéfice net plonger de 93,6%
-
Transparency International alerte sur un "déclin inquiétant" des démocraties
-
Les Renseignements sud-coréens perquisitionnés après l'envoi de drones vers le Nord
-
JO: le nouveau défi d'Eric Perrot
-
Le Chili lance Latam-GPT, une IA latino-américaine pour contrer les stéréotypes
-
Kering, en restructuration, présente ses résultats annuels
-
Macron à ArcelorMittal Dunkerque pour soutenir un "investissement massif" pour la décarbonation
-
Gymnastique: l'ex-coach des "Farfalle" italiennes jugée pour maltraitance sur mineures
Au Turkménistan, une difficile bataille contre le sable
"Autrefois, le village se trouvait sur une butte. Mais à cause de l'avancée du désert, il a fallu descendre de plus en plus bas", raconte le retraité Kakabaï Baïmedov. Au Turkménistan comme dans toute l'Asie centrale, la lutte contre la désertification est lancée.
L'apparition d'immenses dunes de sable a compliqué la vie des quelque 3.000 goumly - les habitants du désert, en turkmène - de Bokourdak.
Cette localité à 100 kilomètres au nord de la capitale Achkhabad est située au coeur du Karakoum, désert recouvrant 80% de cette ex-république soviétique bordant la mer Caspienne.
Selon M. Baïmedov, les locaux, conseillés par l’Académie des sciences, y "plantent des espèces endémiques d'arbres pour stopper l'avancée du désert" dans ce village où l'on vit principalement de l'élevage de chameaux et de moutons.
En Asie centrale, où 20% des terres sont dégradées, les scientifiques alertent sur l'avancée "rapide" et "accélérée" de la dégradation des sols et la désertification, "causées par le changement climatique et les activités humaines", notent l'ONU et la Banque mondiale.
Ces problèmes écologiques et sociaux croissants sont aussi un fardeau économique coûtant annuellement 6% du PIB centrasiatique, d'après les organisations internationales.
- Plantations de masse -
"Le désert est un état de la nature. La désertification résulte de l'activité humaine et de phénomènes naturels", résume pour l'AFP Moukhammet Dourikov, scientifique turkmène.
"Les activités humaines peuvent avoir des conséquences environnementales catastrophiques. Le surpâturage et la déforestation entraînent l'érosion des sols, ce qui fait apparaître des zones de désertification et des dunes", explique M. Dourikov, rappelant aussi la "fréquence accrue des vents secs et des sécheresses".
Au Turkménistan, la lutte contre la progression des zones arides prend principalement la forme d'actions massives de reverdissement.
Jamais à court de citations grandiloquentes, les autorités répètent vouloir "transformer le pays en une terre florissante" et ont annoncé cet été avoir planté 162 millions d'arbres ces 20 dernières années.
"Le président participe activement à la lutte contre la désertification", glisse un fonctionnaire du ministère de l'Environnement sous couvert d'anonymat, en raison de l'interdiction de s'adresser aux médias.
Selon lui, "l'entretien est assuré par l'Etat, avec une irrigation au goutte-à-goutte".
Cette information est difficilement vérifiable tant règne le secret au Turkménistan, où les dirigeants incontestés, Berdymoukhamedov père (Gourbangouly) et fils (Serdar) mettent en scène cette lutte.
"En l'absence de rivière, la mort erre, mais cela l'homme ne le tolère. Après un dur labeur, le jardin a fleuri", chante Gourbangouly Berdymoukhamedov, reprenant la chanson culte soviétique "Karakoum", tandis que Serdar s'affiche régulièrement pelle en main en plantant des arbres.
"Auparavant on plantait des épicéas ou des cèdres. Mais aujourd’hui, on retrouve des espèces endémiques, mieux adaptées au climat", dit à l'AFP Merdan Arazmedov, membre de l'Organisation non-gouvernementale pour la conservation de la nature turkmène.
- "Plus résistants" -
A Bokourdak, des scientifiques ont déterminé la direction du vent avant de planter des arbres, principalement des saxaouls.
Ces arbres "plus résistants", ont "des racines s'enfonçant de 10-15 mètres dans le sol" au maximum, pour capter l'eau, explique M. Arazmedov.
Le saxaoul aide à retenir le sable, améliore l'humidité au sol et fait office de barrière naturelle.
M. Baïmedov, devenu botaniste amateur, s'occupe d'environ 15.000 arbrisseaux, appelés à former une muraille végétale contre le sable.
"Il faut 15-20 ans pour faire pousser un arbre comme celui-là", estime ce jardinier du désert devant un saxaoul de huit mètres.
Le saxaoul est aussi utilisé pour protéger Achkhabad, où "des militants écologistes ont planté plus de 50 hectares au bord du désert", rappelle M. Arazmedov.
"Ces plantations doivent contenir le sable qui envahit Achkhabad et d'autres villes, ensevelissant les routes. Désormais, la route vers la capitale n'est plus ensablée", selon l'écologiste.
Mais faire reverdir le Turkménistan se complique en raison du stress hydrique.
"Avant, les jeunes saxaouls avaient quotidiennement besoin de jusqu'à 10 litres d'eau", selon le botaniste M. Baïmedov, soit infiniment moins que d'autres arbres.
"Aujourd'hui, en raison du changement climatique et de la hausse des températures, il leur faut jusqu’à 20 litres quotidiens pour assurer l'enracinement", explique-t-il.
L'accélération de la menace a poussé les autorités à diversifier leurs techniques.
L'an passé, des scientifiques turkmènes ont annoncé avoir réussi des essais avec des cyanobactéries, aussi appelées "algues bleu-vert", pour retenir dunes et humidité et faciliter l'enracinement des arbres.
Et en septembre, le président a proposé à l'ONU la création d'un centre régional contre la désertification en Asie centrale.
L.Janezki--BTB