-
Dans les Hauts-de-France, le défi de concilier quiétude des phoques et tourisme
-
Les fortes chaleurs s'étendent, la sécheresse au cœur des préoccupations
-
Supercoupe d'Europe: un premier trophée en jeu pour le PSG face à Aston Villa
-
En Alsace, un camion-citerne en renfort pour l'eau potable
-
Paul Belmondo, de la Formule 1 aux rampes des théâtres
-
Deux minutes de nuit en plein jour: une partie de l'Europe va vivre une éclipse solaire totale
-
Séisme en Colombie: une rescapée sauvée des décombres, le bilan revu à baisse
-
Count Binface, le "politicien de l'espace" qui défie Nigel Farage
-
Cuba célèbre le centenaire de Fidel sur fond de révolution sous pression
-
Trump confirme son changement d'avion rocambolesque
-
En Colombie, la recherche de survivants se poursuit après un séisme meurtrier
-
Cristiano Ronaldo se marie en toute discrétion au Portugal
-
Euro d'athlétisme: Laeticia Bapté en bronze sur 100 m haies, 2e médaille pour la France
-
Tennis: Fils éliminé par Jodar en quarts à Montréal
-
Athlétisme: le Britannique Romell Glave sacré champion d'Europe du 100 m
-
Ligue des champions: Lyon renverse le Sparta Prague et file en barrages
-
Les Bourses mondiales attentistes avant l'inflation américaine, surveillent le pétrole
-
Le changement d'avion rocambolesque de Trump fait débat
-
Wall Street clôture en baisse avant l'inflation américaine
-
Euro de natation: sacrés en relais mixte, la "belle soirée" des Bleus et de Grousset
-
Pereira, une "ville zombie" après le tremblement de terre en Colombie
-
Séisme en Colombie: le bilan grimpe à 240 morts, la recherche de survivants se poursuit
-
L1: Pogba à nouveau blessé, son avenir à Monaco en doute
-
Russie : interdit de participer aux législatives, le parti antiguerre Iabloko veut continuer la lutte
-
L'exfiltration d'avion inouïe de Trump fait débat
-
La Bourse de Paris mise sur la prudence et termine en légère baisse
-
Euro de natation: Grousset décroche l'argent du 50 m papillon, Mahieu en bronze sur 200 m dos
-
Les Bourses mondiales prudentes face à la volatilité du prix du brut, avant l'inflation américaine
-
L'exfiltration d'avion inouïe de Trump reste entourée de mystère
-
La start-up d'IA Manus annonce qu'elle "redeviendra bientôt une entreprise indépendante"
-
La canicule gagne la quasi totalité du pays, seul le nord épargné
-
Euro numérique: les entreprises allemandes restent de marbre, selon une étude
-
NBA: Wemby et les Spurs contre OKC pour débuter, LeBron James face au champion
-
Entre méduses et canicules, l'été 2026 met le parc nucléaire d'EDF à l'épreuve
-
Allemagne : l'éclipse solaire fait momentanément bondir les prix de gros de l'électricité
-
Hongrie : Andras Baka, un ex-juge évincé par Orban, devient chef de l'Etat
-
Les marchés mondiaux suspendus au Moyen-Orient et à l'inflation américaine
-
Du Finistère à l'Hérault: la canicule s'étend à l'ouest, puis vers le nord
-
Hongrie : un ex-juge évincé par Orban devient chef de l'Etat
-
Syrie: le président déchu Bachar al-Assad condamné à la peine de mort par contumace
-
Séisme en Colombie : au moins 169 morts et plus de 600 blessés
-
Airbus va participer à l'enquête sur l'incident de vol d'un A320 d'Air India
-
Bourses: l'Europe sans direction claire, New York attendue à la hausse
-
Israël détruit la maison d'un Palestinien tué dans un affrontement en Cisjordanie
-
RDC: l'épidémie d'Ebola franchit le cap des 2.000 morts
-
Au moins 132 morts après le séisme en Colombie
-
Du Finistère à l'Hérault: la canicule s'étend à l'ouest, puis au nord
-
Ukraine: neuf morts dans des attaques russes au cours de la nuit
Des centaines de tracteurs à Paris, démonstration de colère des agriculteurs
"On nous met plus de contraintes et on nous dit +démerdez-vous+": juchés sur leur tracteur, des centaines d'agriculteurs ont défilé mercredi à Paris contre les restrictions d'usage des pesticides et d'autres obligations, une première depuis plus de trois ans.
Des centaines d'engins, parfois de plus de sept tonnes, sont partis de la Porte de Versailles, encadrés par de nombreux policiers, pour aller se ranger sur cinq files entre le pont Alexandre III et les Invalides, dans le centre.
"Ca me gonfle de venir en tracteur dans Paris. Les gens sont contents de nous voir mais (...) ils achètent des produits étrangers qui ne respectent pas nos normes (...) ils ne veulent pas payer plus", s'impatiente Mathieu Beaudoin, céréalier de 38 ans, à bord de son tracteur secoué par les pavés, la tour Eiffel en ligne de mire.
Déclencheur de la mobilisation: la décision du gouvernement le 23 janvier de renoncer à autoriser les insecticides néonicotinoïdes pour la culture de la betterave sucrière, après une décision de la Cour de justice de l'Union européenne.
Leur dernière grosse mobilisation, pour des opérations escargot sur le périphérique, remontait à novembre 2019, pour dénoncer un durcissement des règles concernant l'épandage de pesticides de synthèse.
Après un pic de 425 km de bouchon en région parisienne vers 09H00, les embouteillages cumulés n'étaient plus que légèrement au-dessus de leur moyenne en fin de matinée, en cette journée de grève à la SNCF.
Grégoire Bouillant, céréalier de 40 ans se réclamant de l'agriculture "raisonnée", est parti vers 5h du matin de sa ferme du Val-d'Oise pour arriver, à 20km/h, à Porte de Versailles, où se tiendra dans moins d'un mois le Salon international de l'agriculture.
Il dénonce une "pression environnementaliste" et des "mesures qui ne cessent de s'empiler en notre défaveur". A l'arrière de son tracteur, une pancarte "Macron menteur, oui aux NNI (néonicotinoïdes, NDLR), oui au sucre français".
"On veut montrer au gouvernement qu'on peut pas interdire des moyens de production sans alternative", ajoute Cyrille Milard, président de la FDSEA 77.
Drapeaux FNSEA et Jeunes agriculteurs et affichettes "mon métier respecte la nature, stop aux écologies abusives" ont fleuri sur les vitres des tracteurs et de nombreux passants prenaient des photos de la manifestation, rejointe par une trentaine d'élus, dont le président des Hauts-de-France Xavier Bertrand.
Sur un conteneur en guise d'estrade, garni de bottes de paille et de cagettes de pommes, le secrétaire général de la FNSEA a qualifié le "combat d'aujourd'hui" de "juste" pour "sauver" les productions.
- Réunion jeudi au ministère -
Le ministre de l'Agriculture Marc Fesneau a reçu dans la matinée une délégation issue de la manifestation "pour échanger sur les défis auxquels ils sont confrontés et l'avenir des filières agricoles", selon un communiqué. Il réunira jeudi la filière betterave pour "présenter un plan d'actions et de soutien en réponse à la décision" européenne.
Les néonicotinoïdes, toxiques pour les abeilles et interdits depuis 2018, bénéficiaient d'une dérogation depuis deux ans. Ce qui permettait de les appliquer préventivement sur les semences de betteraves pour les prémunir de la jaunisse, propagée par des pucerons.
"Comme utilisateur de néonicotinoïdes, je n'ai pas l'impression d'empoisonner le monde", s'agace le cultivateur et militant syndical Damien Greffin.
Il préside la section FNSEA du Grand Bassin parisien qui rassemble 12 départements céréaliers du nord de la France et est à l'initiative de la manifestation, avec le syndicat des planteurs de betteraves CGB, affilié à la FNSEA, qui a appelé à une mobilisation jusqu'au 20 février dans toute la France.
La Confédération paysanne, troisième syndicat, a elle déploré que certains manifestent "pour continuer à utiliser des néonicotinoïdes et refuser toute avancée écologique".
L'ONG environnementale Générations Futures a dénoncé de son côté des pratiques "dignes de l'agriculture des années 1960, pas de celle des années 2020".
W.Lapointe--BTB