-
Attaque mortelle dans les Yvelines : la garde à vue de l'assaillant suspendue pour raisons psychiatriques
-
Le nouveau "Call of Duty" sur une invasion nord-coréenne du Sud en tête des ventes sur Steam
-
Phillip Island dit adieu au MotoGP par l'annulation du GP en raison de la météo
-
Sri Lanka: la route de la transition énergétique est tracée mais elle sera difficile, prévient un ministre
-
Au Sri Lanka, le vent de la colère souffle dans les éoliennes de Mannar
-
Le Brésil aux urnes : Lula encore une fois ou retour des Bolsonaro ?
-
Aleksandar Vucic, longtemps maître de la politique serbe et désormais contesté
-
Cybersécurité : avec l'IA, "une période assez chaotique" commence, analyse un ex-conseiller d'Obama
-
Dans le Maine, victime des coûts, la pêche au homard boit la tasse
-
Manifestation à Paris : 142 interpellations dont 126 gardes à vue, annonce la préfecture de police
-
Au kibboutz de Nahal Oz, la tradition de la gauche ébranlée par le 7-Octobre
-
NBA : première victoire pour les Spurs de Wemby, les Sixers enchaînent
-
Ligue 1 : rebond monégasque attendu avec Camara en leader
-
Route du Rhum: Basile Bourgnon, d'héritier à prétendant
-
Les Bulgares votent pour une présidentielle entre craintes sécuritaires et divisions sur la guerre en Ukraine
-
Bulgarie : une présidentielle entre craintes sécuritaires et divisions sur la guerre en Ukraine
-
En Serbie, des législatives en forme de "référendum anti-Vucic"
-
Kim loue "l'amitié invincible" sino-nord-coréenne lors d'une visite surprise en Chine
-
Pour son premier meeting de campagne, Le Pen veut "insuffler de l'optimisme" dans un pays en crise
-
Brésil : ultimes démonstrations de force dans la rue pour Lula et Bolsonaro
-
Espagne : Alvarez délivre l'Atlético Madrid et poursuit son opération rachat
-
Ligue 1 : Lens et Thauvin renversent le Paris FC
-
A Tel-Aviv, rassemblement massif contre Netanyahu avant les élections
-
Top 14: Toulouse se détache, première victoire pour Vannes
-
Cisjordanie: 2.000 Palestiniens chassés de chez eux à Hébron après une attaque meurtrière
-
Crise sociale : une mobilisation toujours forte dans un contexte tendu
-
Kim Jong-un de retour en Corée du Nord après une visite surprise à la frontière chinoise
-
Heurts en Albanie lors d'une nouvelle manifestation contre la corruption
-
Brésil : Lula et Bolsonaro mobilisent des milliers de partisans à la veille du second tour
-
Top 14: Toulouse se fait peur, première victoire pour Vannes
-
Orléans: Bardella réélu au congrès du RN après une manifestation "antifasciste" sans heurts
-
Crise sociale : des centaines de milliers de manifestants, tensions lors de la dispersion des cortèges
-
Angleterre : Manchester City dérape, Arsenal saisit sa chance
-
Mondiaux de gym: Elena Colas au pied du podium aux barres, tellement "déçue"
-
"Assez !" : les journalistes turcs dénoncent la pression du pouvoir
-
Brésil : Lula et Bolsonaro dans la rue à la veille d'un second tour très serré
-
Une hausse du Smic avant le 1er janvier en discussion, selon Roland Lescure
-
Orléans: Bardella réélu au congrès du RN, après une matinée de contre-manifestation dans le calme
-
En Albanie, des milliers de manifestants contre la corruption et une pluie de lacrymogènes
-
Attaque dans les Yvelines: le suspect et quatre de ses proches entendus par les enquêteurs, son profil en question
-
Crise sociale : des manifestations sous très haute sécurité et sans incident majeur
-
Allemagne: incendie criminel présumé du "Nid d'Aigle" d'Hitler, un suspect arrêté
-
Angleterre: le début de saison parfait de Manchester City s'arrête face à Aston Villa
-
Ski: Moltzan éclipse Shiffrin et remporte le géant d'ouverture de Sölden
-
Cisjordanie: l'armée israélienne déplace des Palestiniens à Hébron après une attaque meurtrière
-
Orléans: au moins 11.000 personnes ont manifesté dans le calme contre le congrès du RN
-
Le dirigeant Kim Jong Un de retour en Corée du Nord après une brève visite à la frontière chinoise
-
Attaque dans les Yvelines: le suspect et quatre de ses proches entendus par les enquêteurs
-
Espagne: à Madrid, des milliers de manifestants pour défendre les retraites avant les élections
-
Au moins 11.000 personnes manifestent à Orléans contre le congrès du RN
Un an de guerre en Ukraine et le spectre de la guerre nucléaire
Des décennies durant, les enfants aux Etats-Unis et en URSS ont été entraînés à comment réagir à une attaque nucléaire.
Un an après l'invasion russe en Ukraine, ce danger est-il de retour pour les nouvelles générations ?
Dans le sillage de son offensive, Vladimir Poutine annonçait la mise en alerte de la "force de dissuasion" nucléaire de son armée.
Une annonce "dangereuse", "irresponsable" et une escalade "inacceptable", martelait en réponse Washington, en prévenant Moscou des "conséquences catastrophiques" que cette déclaration pouvait avoir.
Mais Moscou a par la suite répété ces menaces, inquiétant le monde en n'écartant pas la possibilité d'un recours à l'arme ultime.
Pour la première fois depuis la crise des missiles cubains en 1962, le monde court le risque d'une apocalypse, alertait en octobre le président américain Joe Biden.
"Il n'y avait pas eu d'annonce publique de la Russie au sujet d'une menace nucléaire renforcée depuis les années 60", a constaté Avril Haines, directrice du renseignement national américain.
- Horloge de l'apocalypse avancée -
Les responsables russes ont voulu par la suite clarifier leurs propos, précisant qu'ils n'utiliseraient les armes nucléaires que face à une "menace existentielle", sans préciser s'ils incluaient dans ce concept une attaque visant les quatre régions ukrainiennes annexées en septembre par Moscou.
Même s'il n'y a pas eu de signes d'une mobilisation nucléaire russe, un groupe de scientifiques a annoncé en janvier dans le "Bulletin of the Atomic Scientists" que l'horloge de l'apocalypse affichait désormais 90 secondes avant minuit, se rapprochant de l'heure fatidique que les scientifiques espèrent ne jamais voir atteinte.
"Les menaces à peine voilées de la Russie sur un usage d'armes nucléaires rappellent au monde qu'une escalade du conflit - accidentellement, délibérément ou par erreur - est un risque terrible. La possibilité que le conflit puisse échapper à tout contrôle reste élevée", ont-ils indiqué.
- Traités en berne -
Cette situation n'est pas seulement le fait de l'invasion de l'Ukraine par la Russie mais aussi de la panne ou de la mort des traités limitant les armes stratégiques qui avaient notamment apaisé les tensions pendant la guerre froide.
Le traité ABM (1972) interdisant les missiles anti-balistiques, qui a longtemps constitué la clef de voûte de l'équilibre nucléaire entre les Etats-Unis et l'URSS, est caduc depuis 2002.
Celui sur les forces nucléaires à portée intermédiaire (FNI), signé en 1987, a expiré en 2019 après les retraits américain puis russe.
Et l'annonce récente par Vladimir Poutine de la suspension de la participation russe au traité New Start de réduction des armes stratégiques (2010), dernier accord bilatéral du genre liant Russes et Américain, porte un coup à l'architecture mondiale de sécurité.
- Des armes "obsolètes" -
Selon le chercheur spécialisé dans les armes de destruction massive Pavel Podvig, les menaces de la Russie pourraient paradoxalement avoir rendu le monde un peu plus sûr, en rappelant aux nouvelles générations l'existence du danger que représente l'arme atomique.
Il note que la Russie espérait sans doute pouvoir conclure rapidement son offensive en Ukraine parce qu'elle disposait de l'arme nucléaire.
Mais à la place, Moscou s'est heurté au soutien que l'Otan, également dotée de l'arme nucléaire, a apporté à Kiev.
La guerre a peut-être permis de comprendre que les armes nucléaires étaient "obsolètes", conclut M. Podvig. Comme la Russie a pu le constater, "elles ne vous donnent pas la sécurité", a-t-il ajouté.
- Un rejet global -
Le chercheur insiste aussi sur la forte réaction de rejet des dirigeants mondiaux aux déclarations sur le nucléaire de Moscou, notamment celle des alliés de la Russie, l'Inde et la Chine.
Ces réponses ont conforté l'idée que les menaces nucléaires étaient taboues.
En septembre, le Premier ministre indien Narendra Modi en a fait part directement à Vladimir Poutine.
En novembre, le G20 a déclaré à la fin de son sommet à Bali, en Indonésie, -- auquel la Russie a assisté -- que le recours ou la menace de recourir à l'arme nucléaire étaient "inadmissibles".
Encore plus révélatrice, selon M. Podvig, la déclaration commune de M. Biden et du dirigeant chinois Xi Jinping à Bali.
Les deux dirigeants ont convenu "qu'une guerre nucléaire ne devrait jamais être menée et ne pouvait jamais être gagnée" et ont souligné leur opposition à l'utilisation ou à la menace d'utilisation d'armes nucléaires en Ukraine, selon leur déclaration.
Washington a de son côté atténué son propre discours, s'abstenant de répéter que l'utilisation d'armes nucléaires aurait des "conséquences catastrophiques".
B.Shevchenko--BTB