-
Les Bourses mondiales prudentes face à la volatilité du prix du brut, avant l'inflation américaine
-
L'exfiltration d'avion inouïe de Trump reste entourée de mystère
-
La start-up d'IA Manus annonce qu'elle "redeviendra bientôt une entreprise indépendante"
-
La canicule gagne la quasi totalité du pays, seul le nord épargné
-
Euro numérique: les entreprises allemandes restent de marbre, selon une étude
-
NBA: Wemby et les Spurs contre OKC pour débuter, LeBron James face au champion
-
Entre méduses et canicules, l'été 2026 met le parc nucléaire d'EDF à l'épreuve
-
Allemagne : l'éclipse solaire fait momentanément bondir les prix de gros de l'électricité
-
Hongrie : Andras Baka, un ex-juge évincé par Orban, devient chef de l'Etat
-
Les marchés mondiaux suspendus au Moyen-Orient et à l'inflation américaine
-
Du Finistère à l'Hérault: la canicule s'étend à l'ouest, puis vers le nord
-
Hongrie : un ex-juge évincé par Orban devient chef de l'Etat
-
Syrie: le président déchu Bachar al-Assad condamné à la peine de mort par contumace
-
Séisme en Colombie : au moins 169 morts et plus de 600 blessés
-
Airbus va participer à l'enquête sur l'incident de vol d'un A320 d'Air India
-
Bourses: l'Europe sans direction claire, New York attendue à la hausse
-
Israël détruit la maison d'un Palestinien tué dans un affrontement en Cisjordanie
-
RDC: l'épidémie d'Ebola franchit le cap des 2.000 morts
-
Au moins 132 morts après le séisme en Colombie
-
Du Finistère à l'Hérault: la canicule s'étend à l'ouest, puis au nord
-
Ukraine: neuf morts dans des attaques russes au cours de la nuit
-
La Colombie à la recherche de survivants après un séisme ayant fait 132 morts
-
Du Finistère à l'Hérault : la canicule s'étend à l'ouest
-
Trump défend Infantino face aux voix réclamant son départ de la Fifa
-
Ligue des champions: Lyon et Fonseca jouent gros face au Sparta
-
Euro d'athlétisme: la revanche de Margot Chevrier, deux ans après sa grave blessure
-
Athlétisme: Innes Fitzgerald, la Britannique qui veut faire le "pont" entre haut-niveau et militantisme climatique
-
Tennis: Swiatek et Svitolina prennent rendez-vous en demie au WTA 1000 de Toronto
-
Benoît Castel, le meilleur pâtissier du monde resté artisan
-
Au nom de leurs filles, les efforts déchirants de pères afghans pour l'éducation
-
La Colombie à la recherche de survivants après un séisme ayant fait 111 morts
-
Un an après le sommet Trump-Poutine en Alaska, un "esprit d'Anchorage" introuvable
-
Aux Etats-Unis, l'essor de l'IA dope les centrales à gaz hors réseau
-
Un puissant séisme en Colombie fait 111 morts et d'importantes destructions
-
A Memphis, les quartiers noirs s'insurgent contre la pollution causée par les centres de données d'Elon Musk
-
Euro d'athlétisme: l'émotion de Daguinos en bronze sur 5.000 m, la désillusion de Gressier
-
Wall Street clôture dans le rouge, surveille la hausse du pétrole
-
Un puissant séisme en Colombie fait au moins 111 morts et des dizaines de blessés
-
Euro de natation: Marchand propulse les Bleus vers l'argent au relais 4x200 m
-
Juillet a été le mois le plus chaud jamais enregistré aux Etats-Unis
-
Colombie: un puissant séisme dans l'ouest du pays fait 69 morts
Rester en Iran pour réussir, le défi d'une pâtissière de Téhéran
Elle aurait pu choisir la voie de l'exil comme de nombreux jeunes Iraniens, mais Shahrzad Shokouhivand préfère "vivre l'aventure" dans son pays où elle est devenue une pâtissière reconnue malgré les obstacles.
"C'est en travaillant ici que les choses changeront en Iran", affirme cette femme de 36 ans, dans l'un de ses deux chics cafés-pâtisseries ouverts à Téhéran.
Partir ou rester? Le choix fait réfléchir de nombreux jeunes diplômés, qui se pressent pour trouver leur place sur le marché de l'emploi dans un contexte économique tendu, dont les difficultés sont accentuées par l'impact des sanctions internationales.
A cela se sont ajoutées les incertitudes liées au mouvement de contestation qui a secoué le pays à la suite de la mort de Mahsa Amini, une femme de 22 ans qui avait été arrêtée pour infraction au code vestimentaire strict de la République islamique.
"Malgré tout, je suis optimiste pour les femmes en Iran", assure Shahrzad Shokouhivand, qui, comme d'autres habitantes de Téhéran, veut croire que "les choses changent".
"Ce que je vois sur les visages des femmes aujourd'hui est très différent d'il y a six mois", constate aussi Minoo, une cuisinière de 27 ans, en remarquant, par exemple, que le port du voile a tendance à reculer dans les espaces publics de la grouillante capitale.
Mais une telle évolution perturbe certaines femmes, comme Homeira, enseignante à la retraite de 58 ans, qui a "grandi avec le voile". "Le hijab est la loi de notre pays et nous devons respecter la loi. Malheureusement, nos jeunes ne l'acceptent pas et critiquent la religion", déplore-t-elle, tout en défendant le droit à chacune de choisir.
- "Travailler plus dur" -
Evoquant son expérience, Shahrzad Shokouhivand assure que, "comme femme, vous devez travailler encore plus dur pour réussir en affaires, à la maison et dans la vie sociale": Mais "ces difficultés font avancer".
Pour réaliser son "rêve d'enfant" de devenir pâtissière, elle s'est juste éloignée de Téhéran pour aller vivre trois mois à Paris, afin d'y suivre les cours de base de l'école de cuisine du Cordon bleu en 2017.
A son retour, elle ouvre sa première pâtisserie dans le centre en remplaçant une boutique de sacs à main dont elle garde le nom français "femme chic". S'y pressent des Téhéranais plutôt fortunés pour y déguster tartes tatins, Paris-Brest, babas revisités sans rhum et même kouign-amann bretons.
Cinq ans plus tard, la société de Shahrzad Shokouhivand et Babak Mehrabani emploie 70 personnes, dont une majorité de femmes, et est rentable, même si elle a dû récemment réduire ses marges pour tenir compte de la très forte inflation en Iran.
"En dépit du contexte incertain, nous restons ambitieux", assure le couple. Qui étudie l'ouverture de nouvelles pâtisseries dans d'autres villes iraniennes comme Chiraz (sud) ou Mashhad (est), mais aussi à l'étranger, notamment à Dubaï ou Doha s'il trouve des partenaires locaux, et avec l'envie "un peu folle" d'ouvrir à Paris.
En attendant, Shahrzad Shokouhivand espère voir levées les sévères sanctions économiques, surtout américaines, qui frappent l'Iran. "A cause d'elles, il est très difficile de trouver du chocolat de qualité, du bon beurre ou de la vanille", des ingrédients indispensables à la pâtisserie.
"Cela nous oblige à être créatifs", notamment en utilisant davantage les riches ressources du pays en fruits et épices, comme la pistache, la noisette ou le safran, explique-t-elle.
Le baba au rhum est ainsi devenu le baba tabrizi, une création originale qui a l'apparence du célèbre gâteau français et le goût d'un dessert de la région de Tabriz (nord-ouest), dans lequel un sirop de cardamone et safran remplace le rhum, l'alcool étant prohibé en Iran.
H.Seidel--BTB