-
Airbus va participer à l'enquête sur l'incident de vol d'un A320 d'Air India
-
Bourses: l'Europe sans direction claire, New York attendue à la hausse
-
Israël détruit la maison d'un Palestinien tué dans un affrontement en Cisjordanie
-
RDC: l'épidémie d'Ebola franchit le cap des 2.000 morts
-
Au moins 132 morts après le séisme en Colombie
-
Du Finistère à l'Hérault: la canicule s'étend à l'ouest, puis au nord
-
Ukraine: neuf morts dans des attaques russes au cours de la nuit
-
La Colombie à la recherche de survivants après un séisme ayant fait 132 morts
-
Du Finistère à l'Hérault : la canicule s'étend à l'ouest
-
Trump défend Infantino face aux voix réclamant son départ de la Fifa
-
Ligue des champions: Lyon et Fonseca jouent gros face au Sparta
-
Euro d'athlétisme: la revanche de Margot Chevrier, deux ans après sa grave blessure
-
Athlétisme: Innes Fitzgerald, la Britannique qui veut faire le "pont" entre haut-niveau et militantisme climatique
-
Tennis: Swiatek et Svitolina prennent rendez-vous en demie au WTA 1000 de Toronto
-
Benoît Castel, le meilleur pâtissier du monde resté artisan
-
Au nom de leurs filles, les efforts déchirants de pères afghans pour l'éducation
-
La Colombie à la recherche de survivants après un séisme ayant fait 111 morts
-
Un an après le sommet Trump-Poutine en Alaska, un "esprit d'Anchorage" introuvable
-
Aux Etats-Unis, l'essor de l'IA dope les centrales à gaz hors réseau
-
Un puissant séisme en Colombie fait 111 morts et d'importantes destructions
-
A Memphis, les quartiers noirs s'insurgent contre la pollution causée par les centres de données d'Elon Musk
-
Euro d'athlétisme: l'émotion de Daguinos en bronze sur 5.000 m, la désillusion de Gressier
-
Wall Street clôture dans le rouge, surveille la hausse du pétrole
-
Un puissant séisme en Colombie fait au moins 111 morts et des dizaines de blessés
-
Euro de natation: Marchand propulse les Bleus vers l'argent au relais 4x200 m
-
Juillet a été le mois le plus chaud jamais enregistré aux Etats-Unis
-
Colombie: un puissant séisme dans l'ouest du pays fait 69 morts
-
Près de Paris, un projet de parc d'attractions Dragon Ball à l'étude
-
Colombie: un puissant séisme fait au moins 18 morts dans l'ouest du pays
-
La sécheresse s'aggrave en France, près de deux tiers des nappes phréatiques en souffrance
-
Sécheresse : en Allemagne, le Rhin en passe d'être coupé en deux
-
Au moins 16 morts aux Philippines après des pluies torrentielles
-
Colombie: un séisme de magnitude 7,4 fait des blessés et des destructions dans l'ouest du pays
-
Wall Street attentiste avant l'inflation américaine
-
Climat: le moustique tigre pourrait se répandre dans presque tout l'Hexagone d'ici un demi-siècle
-
Tour de France femmes: record d'audience, selon France Télévisions
-
Allemagne : le nouveau ministre des Transports confronté aux déboires de la Deutsche Bahn
Le Japon et la Corée du Sud reprennent langue face aux menaces en Asie-Pacifique
Les dirigeants japonais et coréen, réunis jeudi pour tenter de réchauffer des liens minés ces dernières années par des contentieux historiques, se sont accordés pour relancer leurs relations diplomatiques et commerciales et présenter un front uni face à la Corée du Nord.
"Nous sommes convenus que le renforcement des relations entre le Japon et la Corée du Sud est urgent dans le contexte actuel", a déclaré le Premier ministre nippon Fumio Kishida après son entrevue à Tokyo avec le président sud-coréen Yoon Suk Yeol, inédite à ce niveau depuis 12 ans.
La visite de M. Yoon "est un grand pas vers la normalisation des relations" entre les deux pays, a-t-il ajouté.
Cette rencontre s'inscrivait dans le prolongement du plan de Séoul présenté début mars pour indemniser des Sud-Coréens soumis au travail forcé par le Japon pendant la première moitié du 20ème siècle.
De nouveaux progrès vers la réconciliation ont été annoncés jeudi, avec la décision des deux pays de ressusciter leur "navette diplomatique", un mécanisme de rencontres régulières entre leurs dirigeants, interrompu depuis décembre 2011.
Le Japon va par ailleurs lever ses restrictions à l'export de matériaux pour semi-conducteurs vers la Corée du Sud, qu'il avait instaurées en 2019, et Séoul va retirer sa plainte sur ce dossier devant l'Organisation mondiale du commerce (OMC).
- Contentieux historique -
La Corée du Nord a marqué ce sommet à sa façon, en tirant un missile balistique intercontinental (ICBM) qui s'est abîmé en mer du Japon quelques heures avant l'arrivée du président sud-coréen à Tokyo.
Soulignant "la menace nucléaire toujours plus grande posée par la Corée du Nord à la paix et la stabilité", M. Yoon a estimé que Tokyo et Séoul devaient "coopérer étroitement" pour "affronter avec sagesse ces menaces illégales et les défis auxquels fait face la communauté internationale" tout entière.
Le dirigeant, qui pourrait aussi être invité par M. Kishida au sommet du G7 en mai à Hiroshima, a érigé le rétablissement des liens avec Tokyo en priorité absolue dès son élection il y a un an.
Mais le passé pèse lourdement sur leurs relations, marquées par la sombre période de la colonisation japonaise de la péninsule coréenne (1910-1945), et notamment la question dite des "femmes de réconfort" coréennes, ces esclaves sexuelles des soldats nippons durant la Seconde Guerre mondiale.
Une décision de justice sud-coréenne de 2018, ordonnant à certaines entreprises nippones de verser des compensations pour le travail forcé durant l'occupation, avait précipité les rapports bilatéraux dans une nouvelle crise.
Le Japon estime jusqu'à présent que le contentieux historique a été réglé depuis 1965 par la normalisation des relations bilatérales, notamment via un paquet de prêts et d'aide financière accordé par Tokyo à Séoul.
- Un rapprochement stratégique -
L'arrivée au pouvoir de M. Yoon et les inquiétudes grandissantes causées par les provocations répétées de Pyongyang et les ambitions régionales croissantes de la Chine ont cependant relancé les espoirs de détente entre les deux démocraties voisines.
"Des changements radicaux affectent les relations internationales", note Yuki Asaba de l'université Doshisha, et cela "rend d'autant plus urgent pour les Etats-Unis, le Japon et la Corée du Sud de se coordonner" et de renforcer leur capacité de dissuasion, selon ce professeur d'études coréennes interrogé par l'AFP.
MM. Yoon et Kishida devaient poursuivre leurs discussions autour d'un dîner jeudi soir, des médias japonais rapportant que M. Yoon avait émis le souhait de déguster du "omurice", un plat familial japonais composé d'une omelette sur du riz.
Pour le professeur Park Won-gon de l'université Ewha de Séoul, l'avenir de leurs relations dépendra cependant "du degré auquel le Premier ministre Kishida sera prêt à s'excuser" pour les crimes passés du Japon.
Tokyo a dit maintenir ses excuses historiques formulées dans les années 1990 pour les actes commis en temps de guerre, mais beaucoup en Corée du Sud les estiment insuffisantes et critiquent le plan de compensation de M. Yoon.
Le rapprochement entre Séoul et Tokyo a cependant été salué sur le plan international, en particulier par Washington, soucieux de voir ses deux plus proches alliés asiatiques se réconcilier.
Pour M. Asaba, les concessions de M. Yoon envers le Japon sont en partie motivées par son désir de se rapprocher de Washington, avec qui il veut une alliance "de nature plus globale, complète et stratégique" dans les domaines économique, sécuritaire ou technologique.
burx-mac/sba
L.Dubois--BTB