-
Le FMI prêt à agir face au choc El Niño et vigilant sur le boom de l'IA (entretien à l'AFP)
-
Le torchon brûle toujours entre Cristiano Ronaldo et son sélectionneur
-
Mondiaux de judo: pas de médaille pour Clarisse Agbégnénou, battue en repêchages
-
Le prix Nobel de physique, un pionnier de l'IA qui voulait "gagner le Tour de France"
-
A Athènes, Marco Rubio doit mettre en garde contre le déclin occidental
-
Sécheresse : 94.000 personnes privées d'eau du robinet en France
-
Boissons énergisantes : des parlementaires demandent l'interdiction de vente aux moins de 16 ans
-
Meublés touristiques : Marseille affiche ses succès contre la "dérive Airbnb"
-
A la pré-COP, le combat "personnel" d'une ministre des Fidji pour faciliter les financements
-
Une vendange 2026 historiquement basse, contrastée régionalement
-
Le Nobel de chimie à un duo franco-japonais pour une découverte clé dans le développement de médicaments
-
Japon: les militaires américains soumis à un couvre-feu à Okinawa après le meurtre d'une femme
-
Fatalité ou négligences ? Au procès Maradona, l'heure des réquisitions et plaidoiries
-
Spotify étend son offre de livres audio à plus de 180 pays
-
Etats-Unis: la condamnée ayant survécu à son exécution est consciente et parle
-
Colère des lycéens: le gouvernement joue l'apaisement avant une nouvelle journée de mobilisation jeudi
-
Ukraine : au moins 15 morts dans de nouvelles frappes russes
-
Le pilote finlandais de F1 Bottas pédale à vélo de la Malaisie à Singapour
-
Spotify étend son offre de livres audio à plus de 180 marchés
-
La vendange 2026 revue légèrement à la hausse, toujours historiquement basse
-
"La terre et le sang", série corse sur le refus de céder à la vengeance
-
Ukraine: au moins 11 morts dans de nouvelles frappes russes
-
Les Houthis revendiquent de nouvelles attaques sur l'aéroport de Ryad
-
Taïwan : les salariés d'une usine Micron votent pour une grève
-
La Bourse de Paris recule face à la remontée du pétrole, nouveau bond des taux d'emprunt
-
Russie: 20 ans après son assassinat, l'héritage "nécessaire" d'Anna Politkovskaïa
-
Plongée dans un appartement "bouilloire" par 50°C, l'expérience immersive de la Fondation pour le logement
-
L'Australie toujours accro au charbon malgré ses objectifs climatiques
-
Le Bangladesh attend avec impatience ses premiers kilowatts d'électricité nucléaire
-
Taïwan : les salariés d'une usine Micron votent pour une grève (syndicat)
-
Colère des lycéens: reprise partielle des cours au lendemain d'une mobilisation massive
-
Soupçon de peste en Russie : les Etats-Unis réclament officiellement de la transparence
-
Le FMI appelle à coopérer sur l'IA, face au choc énergétique et aux dettes publiques
-
Puces : appels pour que Séoul reconnaisse des cancers comme maladie professionnelle
-
Rubio en Grèce pour appeler à défendre la civilisation occidentale
-
L'Assemblée ouvre le dossier budget, dans un climat économique et social pesant
-
Déficience mentale: en Côte d'Ivoire, un refuge à vie contre le rejet de la société
-
Sánchez, Feijóo, Abascal: les trois principaux protagonistes des législatives espagnoles
-
Comment l'Union européenne encadre le lobbying
-
Retour sur Terre imminent pour Sophie Adenot
-
Mort à 102 ans d'Eva Marie Saint, star de "Sur les quais" et "La mort aux trousses"
-
Bab El Mandeb, Suez, Taïwan : le commerce mondial de plus en plus dépendant des soubresauts de la géographie maritime
-
A Moscou, l'histoire du Goulag laisse place à celle du "génocide du peuple soviétique"
-
Les polluants éternels au cœur d'une bataille acharnée des lobbies à Bruxelles
-
Dans le Grand Sud malgache déjà affamé, El Niño fait craindre une disette de l'ampleur de 2021
-
Un condamné en instance d'exécution aux Etats-Unis une semaine après l'échec de celle de Christa Pike
-
Intempéries: quatre départements méditerranéens en vigilance orange
-
Avant les élections, Israël rend hommage aux victimes de l'attaque du 7-Octobre
-
Foot : Scaloni salue la der de son "inimitable" chef d'orchestre Messi
-
Foot : entre émotion et gratitude, Messi encore buteur fait ses adieux à l'Albiceleste
Christiane Taubira, l'électron libre qui n'a pas convaincu la gauche
Figure de "la gauche morale", Christiane Taubira, qui s'est retirée mercredi de la campagne présidentielle faute de parrainages suffisants, fait office d'électron libre à gauche avec un parcours et une personnalité qui la rendent très populaire, sans faire pour autant l'unanimité.
"Il est évident que nous ne réussirons pas à avoir les parrainages", a déclaré l'ex-ministre en dénonçant des partis politiques auxquels "il ne reste plus aujourd’hui que leur capacité de nuisance", leur attribuant ainsi en partie la responsabilité de son échec.
Cette petite femme de 70 ans au regard perçant, tressée de près, s'était lancée officiellement le 15 janvier dans la bataille présidentielle, comme en 2002, pour tenter, dit-elle, de rassembler une gauche dans "l'impasse" et peser face à la droite et à l'extrême droite.
Considérée par certains comme une "icône" de gauche, elle fait l'objet de solides haines à droite et à l'extrême droite, et même parfois dans son propre camp.
Connue pour son caractère bien trempé, elle a cependant "une vraie capacité à entraîner les sympathies et les soutiens", affirme l'ex-frondeur PS Christian Paul, un proche.
Elle fait d'ailleurs l'objet d'une vraie dévotion de la part des jeunes, qui remplissent ses meetings où elle n'hésite pas à pousser la chansonnette, et des collectifs citoyens "Taubira 2022", créés bien avant qu'elle ne se lance dans la campagne.
- "Candidature de plus" -
Fin janvier, elle remporte largement l'initiative citoyenne de la primaire populaire, forte de 392.000 votants, promettant alors de ne pas être "une candidature de plus".
Ce qu'elle devient pourtant de fait, échouant à réunir les candidats de gauche, qui critiquent son engagement dans la présidentielle.
Née à Cayenne le 2 février 1952 dans une famille guyanaise modeste de onze enfants, Christiane Taubira est diplômée en sciences économiques, en agro-alimentaire, en sociologie et en ethnologie afro-américaine.
Sympathisante des thèses indépendantistes dans sa jeunesse, elle remporte en 1993 les législatives avec son mouvement le Walwari (divers gauche), créé avec son mari Roland Delannon, dont elle aura quatre enfants et dont elle a divorcé. Elle est également élue députée européenne de 1994 à 1999, sur la liste du Parti radical de gauche (PRG) de Bernard Tapie.
Son nom reste associé à une loi votée en 2001 qui reconnaît la traite et l'esclavage comme crime contre l'humanité.
En 2002, elle se présente à la présidentielle, sous les couleurs du PRG. Elle ne recueille que 2,32% des voix, mais se voit accusée d'avoir contribué à la chute du candidat socialiste Lionel Jospin.
Au PS, certains lui en tiennent toujours rigueur. "C'est une personnalité totem de la gauche, mais pas une pure social-démocrate", dit un cadre, qui la voit "encore comme un facteur de division".
En 2012, au lendemain de la victoire de François Hollande, elle intègre le gouvernement Ayrault I comme ministre de la Justice.
- "Libre" -
Les Français découvrent sa combativité lorsqu'elle défend le projet de loi de "mariage pour tous" face à l'opposition féroce de la droite.
La loi est adoptée en avril 2013. La gauche ovationne la ministre.
Mais cette brillante oratrice perd ensuite ses arbitrages sur la réforme pénale, l'un de ses projets phare, et la réforme de la justice des mineurs, qu'elle veut moins répressive, s'enlise.
L'extrême droite vise directement sa couleur de peau, elle encaisse.
Début 2016, elle remet sa démission à François Hollande, désapprouvant publiquement sa proposition polémique de déchéance de nationalité.
"C'est une femme d'Etat, libre, avec un parcours républicain", loue Guillaume Lacroix, président du PRG, pour qui "elle incarne la gauche morale". Mais le parti la lâche mi-février, constatant son échec à rassembler la gauche.
Sans vivier de parrainages, sans financement, la candidate peine à convaincre et tombe autour de 2% dans les sondages, entravée notamment par une prestation ratée devant la Fondation Abbé-Pierre.
Pour Christian Paul, c'est "une candidate très centrale à gauche, un point de rencontre de la gauche et de l'écologie".
Mais pour un membre de la direction d’EELV, il lui manque "un corpus idéologique écologiste très développé" pour convaincre les électeurs de gauche.
G.Schulte--BTB