-
Rubio appelle les Cubains à collaborer avec la CIA
-
Mondiaux de gym: Elena Colas, une 6e place prometteuse au concours général
-
Des signes laissent présager une reprise des frappes américaines contre l'Iran
-
Ligue 1: Nice plombé puis sauvé par Diouf
-
Foot: Messi reçoit le prix Princesse des Asturies du sport
-
La tempête Austen s'éloigne de la France, 242.000 foyers sans électricité
-
Wall Street clôture en baisse, minée par une nouvelle envolée du pétrole
-
Lycéens, forces de l'ordre : Macron en première ligne avant une nouvelle journée de contestation
-
Tirs meurtriers dans les Yvelines, un "tournant" pour Macron qui dénonce une attaque "raciste"
-
Tirs dans les Yvelines : un mort et plusieurs blessés, Macron dénonce un "attentat terroriste raciste"
-
Tuerie dans les Yvelines : "un attentat à connotation raciste, probablement islamophobe" (maire de Trappes)
-
La tempête Austen poursuit sa route vers le Nord-est, 242.000 foyers sans électricité
-
Yvelines : Macron dénonce un "attentat terroriste raciste" ayant fait un mort et des blessés
-
La Bourse de Paris termine dans le rouge, la dette française attend Moody's
-
Allemagne: Vincent Kompany, l'entraîneur du Bayern, hospitalisé après un malaise
-
Grand Paris Express : le démarrage de la ligne 18 pourrait être reporté à 2027
-
"Une agression": en Colombie, des indigènes en lutte contre le nouveau président de droite
-
Prix des carburants: les transporteurs routiers italiens cessent leur mouvement de grève
-
Mobilisation du 24 octobre : ce qui est prévu
-
Iran : huit pays d'Europe et du Moyen-Orient plaident pour la paix à Istanbul
-
La tempête Austen poursuit sa route vers le nord, 288.600 foyers sans électricité
-
Meghan "bouleversée" par des accusations visant son père pour détention d'images pédocriminelles
-
Violences urbaines: Darmanin demande à la justice d'informer les "employeurs des pilleurs"
-
Le typhon Champi secoue Taïwan
-
Iran : huit hauts diplomates d'Europe et du Moyen-Orient à Istanbul
-
Tirs dans les Yvelines : un mort et des blessés, le tireur soupçonné de racisme
-
Venezuela : la précarité des quartiers riches au révélateur des séismes
-
En Inde, des écoles françaises mitonnent l'élite de la gastronomie
-
Macron reçoit les lycéens avant de rendre visite aux forces de l'ordre
-
Le premier long métrage généré par IA en Chine sort en salles
-
Wall Street ouvre en baisse, entre questionnements sur l'IA et hausse du pétrole
-
Sept ans après leur "bromance", Trump toque à nouveau à la porte de Kim
-
"Tout le monde s'en fout" : à l'Assemblée, le spleen budgétaire bat des records
-
Tempêtes météo et tempêtes sociales : perturbations dans les transports publics vendredi et ce week-end
-
Safran s'envole avec son moteur phare Leap et muscle ses usines militaires
-
Deux soldats israéliens tués en Cisjordanie, Netanyahu annonce une opération militaire majeure
-
L'Assemblée rejette à la quasi-unanimité le budget de la "Sécu", qui part au Sénat
-
Meghan "bouleversée" par des accusations visant son père de détention d'images pédocriminelles
-
La championne du monde du marathon Peres Jepchirchir suspendue provisoirement pour dopage
-
Ligue 1 : des chocs en altitude, PSG-OL reporté
-
Macron en première ligne avec les lycéens et les forces de l'ordre
-
Fibre Excellence : pas d'offre de reprise déposée, mais syndicats et région restent confiants
-
Dopage à l'EPO: la championne du monde du marathon Peres Jepchirchir suspendue provisoirement
-
Plombé par la concurrence chinoise, Volvo Cars dans le rouge réduit encore ses effectifs, l'action s'effondre
-
Tempête Austen : 288.600 foyers sans électricité, 23 départements en vigilance orange
-
Netanyahu ordonne le bouclage de la Cisjordanie après une attaque à l'approche des élections en Israël
-
371 livres écrits en 20 mois avec l'IA : l'autrice Coral Hart défend son oeuvre sous une pluie de critiques
-
Ski alpin: le Cirque blanc fait son retour à Sölden
-
Les droits de douane de Trump laissent un goût amer au vin californien
-
Serbie : les "étudiants" veulent bousculer le pouvoir aux législatives anticipées
Ouzbékistan : un référendum constitutionnel pour renforcer le président
L'Ouzbékistan organise dimanche un référendum constitutionnel, qui permettra notamment au président Chavkat Mirzioïev de demeurer à la tête de cette ex-république soviétique, la plus peuplée d'Asie centrale, où des manifestations ont été réprimées dans le sang l'an dernier malgré une volonté affichée d'ouverture.
Les bureaux de vote fermeront à 20h00 heure locale (15H00 GMT) et la participation était de 35,13% trois heures après leur ouverture, selon la Commission électorale ouzbèke.
Si les autorités soutiennent que la modification des deux tiers de la Constitution permettra de démocratiser et d'améliorer le niveau de vie des 35 millions d'habitants de l'Ouzbékistan, aux droits longtemps bafoués par un régime répressif, le président Mirzioïev, qui a voté avec sa famille, en sera le principal bénéficiaire.
Parmi les principales mesures, figurent en effet le passage du quinquennat au septennat et la remise à zéro des deux mandats présidentiels, ce qui permettra en théorie à l'actuel chef de l'Etat, âgé de 65 ans, de se maintenir au pouvoir jusqu'en 2040.
L'adoption du texte ne fait aucun doute après une campagne à sens unique dans un Etat où la presse est toujours largement contrôlée.
Le pouvoir s'est malgré tout employé à légitimer cette nouvelle Constitution, en mobilisant des célébrités locales pour louer les mérites du texte et du président Mirzioïev, qui veut propulser son pays dans une nouvelle ère de développement, de rester au pouvoir pendant de grandes manifestations et des concerts.
Sur les panneaux publicitaires de la capitale Tachkent, la plus grande ville d'Asie centrale, s'affichent des conversations imaginaires par SMS incitant les électeurs à participer au scrutin, comme "Papa, on va au parc ? Non, d'abord on va voter".
- "Nouvel Ouzbékistan" -
Cette stratégie semble fonctionner. "La nouvelle Constitution va changer ma vie mais je ne sais pas vraiment en quoi", reconnaît Chamsiddine Jouraïev, un entrepreneur de 40 ans rencontré par l'AFP à Tachkent.
Mais la perspective de voir le président Mirzioïev s'accrocher au pouvoir crispe certains, comme Nourkamil, un retraité de 70 ans qui ne souhaite pas donner son nom de famille et estime que "tout est fait pour que le président reste au pouvoir à vie".
"C'est mauvais, il faut une alternance au pouvoir. Bien sûr, il a mis en place des réformes et essaie de faire changer les choses (...) mais notre pouvoir copie le système du président russe Poutine. Ils ne sont pas éternels, il faut respecter son peuple", regrette-t-il.
Pour Olivier Ferrando, enseignant-chercheur à l'Université catholique de Lyon (France), cette révision constitutionnelle est la "mesure phare" du président Mirzioïev dans son "effort d'émancipation" de l'héritage de son prédécesseur Islam Karimov.
Ce dernier est mort en 2016 après avoir régné de façon brutale pendant un quart de siècle. M. Mirzioïev a été son fidèle Premier ministre pendant treize ans mais il s'efforce de présenter un visage plus moderne.
"Si beaucoup d'analystes perçoivent, à raison, une tentative de maintien au pouvoir de Mirzioïev, il serait dommage de réduire le texte à une dérive autoritaire", nuance M. Ferrando pour l'AFP.
- Contestation réprimée -
Parmi les nouveautés, l'interdiction de la peine de mort et le respect des droits humains sont constitutionnalisés dans ce "Nouvel Ouzbékistan" plus juste que vante M. Mirzioïev.
"Reste à savoir bien sûr si cette révision constitutionnelle, dont l'un des objectifs est de donner des garanties à la communauté internationale sur le développement démocratique du +Nouvel Ouzbékistan+, saura dépasser le simple effet cosmétique pour trouver une pleine application dans la vie quotidienne des citoyens", poursuit M. Ferrando.
Ces citoyens justement, en majorité jeunes, sortent d'un hiver particulièrement rigoureux marqué par d'importantes coupures de gaz et doivent faire face à une pauvreté persistante et une corruption endémique.
Malgré les progrès économiques et les avancées sociales, comme la criminalisation de la violence domestique ou la fin du travail forcé des enseignants, le pouvoir reste autoritaire.
En juillet 2022 dans la république du Karakalpakstan, des manifestations contre un amendement constitutionnel, depuis retiré, qui aurait réduit l'autonomie de cet immense territoire pauvre du nord de l'Ouzbékistan, ont été réprimées dans le sang.
Selon les autorités, 21 personnes ont été tuées et plus de 40 ont déjà été condamnées à la prison ferme.
Interrogés par l'AFP, deux journalistes de médias étatiques assurent sous couvert d'anonymat avoir "reçu des consignes pour couvrir de manière positive l'Ouzbékistan, le référendum et le président" et constatent un renforcement de la censure à l'approche du scrutin.
C.Kovalenko--BTB