-
Le patron de Meta Mark Zuckerberg s'offre un château en Irlande
-
Indonésie : 200.000 hectares ont brûlé mais le pire est à venir, disent les autorités
-
Epidémie d'Ebola : 70.000 doses de vaccin Ervebo mises à disposition de la RDC, selon l'OMS
-
Wall Street ouvre en baisse, minée par la remontée des taux obligataires
-
Inquiétudes pour deux réalisateurs français arrêtés et détenus au Togo avec un collaborateur local
-
Enquête pour cyberharcèlement et menace de mort ciblant Gisèle Journo, proche de Lena Situations
-
Des scientifiques découvrent l'étoile la plus rapide de notre galaxie
-
Le Japon lancera en octobre une sonde vers les lunes de Mars, selon l'agence spatiale
-
Budget: Lecornu dément certaines pistes d'économies
-
A Saint-Louis du Sénégal, comptoir d'esclaves méconnu, les traces de la traite s'évanouissent
-
Défense : l'Inde et le Japon conviennent de renforcer leurs liens
-
Canicule: record mortel en Allemagne
-
Après la surprise, les questions sur le retour de Harry et sa famille au Royaume-Uni
-
Contre l'Iran, Trump veut mener une "guerre économique" sans précédent
-
Séoul détecte des tirs de missiles nord-coréens après une rencontre avec Kim promise par Trump
-
L'opérateur SFR victime d'une fuite de données affectant ses abonnés fibre
-
Ukraine : au moins 16 morts dans des frappes russes, Zelensky dénonce une "escalade"
-
F1: "quatre ans de plus à fond", Verstappen reste chez Red Bull
-
L'antidopage "vigilant" et "pas naïf", après la réintégration des athlètes russes par le CIO (AMA)
-
Athlétisme: après l'or, place au record pour Audrey Werro ?
-
La Bourse de Paris à l'équilibre, les prix de l'énergie restent préoccupants
-
France : 40°C mesurés dans un nombre record d'endroits cet été, selon une analyse AFP
-
Formule 1: le Néerlandais Max Verstappen prolonge jusqu'en 2030 avec Red Bull (écurie)
-
Ukraine : au moins 13 morts dans des frappes russes, Zelensky dénonce une "escalade"
-
2026, année record d'éboulements dans les Alpes, causés par la canicule, selon un chercheur
-
Chine : le fondateur du géant déchu Evergrande condamné à la prison à vie
-
La dette américaine dépasse les 40.000 milliards de dollars
-
2026, année record d'éboulements dans les Alpes, causés par la canicule (chercheur CNRS)
-
L'Australie vaccine en urgence ses manchots pygmées contre la grippe aviaire
-
"Viser juste" d'Adèle Haenel, des mots contre "le mur du déni"
-
A 59 ans, "King Kazu" marque deux buts et entre dans l'histoire du football japonais
-
"Une lueur d'espoir": à Gaza, une banque de semences renaît dans les ruines de la guerre
-
À Rome, le rafting sur le Tibre pour fuir la chaleur
-
Granite, pelouse, drapeaux: Trump convie la presse à admirer ses chantiers
-
A la frontière avec le Brésil, la Bolivie face à la violence des gangs
-
Natalie Harp, assistante dévouée de Trump soudain en pleine lumière
-
Crash d'hélicoptère au Kenya: le chef du renseignement de l'Equateur et cinq Américains tués
-
Trump annonce une "guerre économique" inédite contre l'Iran
-
Le prince Harry et Meghan vont revenir vivre au Royaume-Uni
-
Espagne: un Atlético à deux visages réussit ses débuts en Liga contre Malaga
-
Procès Meta: certains outils de sécurité étaient "conçus pour échouer", accuse un ex-ingénieur du groupe
-
Wall Street clôture en hausse, salue le recul des taux obligataires
-
La Nasa annonce l'échec de sa mission pour secourir un téléscope en orbite
-
Ligue 1: la pelouse du Parc victime de la canicule, le PSG débutera dimanche à Rennes
-
En Ukraine, le pari politique risqué de l'ex-ministre Fedorov
-
Trump annonce qu'il rencontrera Kim Jong Un cette année
-
L'Onu, l'UE et le Japon soutiennent la CPI après les sanctions de Washington contre sa présidente
-
Esport: "Je me suis construit au sein de Vitality", raconte Mathieu "Zywoo" Herbaut
-
Ligue 1: une valse des entraîneurs sans précédent
-
Cyberattaques: Lecornu demande la création d'une "nouvelle unité cyber"
De Gaulle et l'Algérie: le principe de réalité avant tout
La politique algérienne du général de Gaulle, sa stratégie et ses ambiguïtés ont été disséquées. Les historiens s'accordent pour dire que, mû par le principe de réalité, il a peu à peu basculé en faveur de l'autodétermination.
"On ne résout pas un problème comme celui-là, on vit avec", soupire Charles de Gaulle en mai 1958 quand il est rappelé au pouvoir à la faveur de la guerre d'Algérie, qui a achevé la IVe République.
Après dix ans de traversée du désert, l'homme de l'appel du 18 juin est encore tout auréolé de prestige. Il est très largement vu comme l'homme providentiel, seul capable de sortir le pays de ce bourbier politique, économique et humain.
De l'autre côté de la Méditerranée, les Français d'Algérie sont aussi acquis à celui qui s'est battu 15 ans plus tôt pour libérer la France et préserver son intégrité territoriale, persuadés qu'il sauvera "l'Algérie de papa".
Pourtant, quand il retrouve le pouvoir, "De Gaulle n'a absolument pas l'idée de ce qu'il va faire", déclare à l'AFP l'historien Maurice Vaïsse.
Il s'entoure d'ailleurs à la fois de personnalités pro-Algérie française et d'autres acquises à l'indépendance de ce territoire conquis en 1830 et colonisé.
- "Je vous ai compris" -
"Il sait qu'il y a une tendance générale à la décolonisation et ne prétend pas que l'Algérie restera éternellement française" mais il n'a a priori pas de position idéologique sur la question, ajoute M. Vaïsse.
Si l'on se réfère à ses discours publics -beaucoup lui prêteront des déclarations privées jamais totalement corroborées- l'Histoire a d'abord retenu le fameux "Je vous ai compris" lancé à la foule algéroise le 4 juin 1958, trois jours seulement après son investiture.
Qui a-t-il réellement "compris" et comment ? La formule est interprétée différemment, son manque -volontaire- de clarté permettant de contenter tout le monde.
Cette ambiguïté originelle vaudra à de Gaulle de se faire ensuite accuser de "trahison" par les Français d'Algérie et une partie de l'armée. Ils mettront aussi en avant le "Vive l'Algérie française" proclamé dans la foulée à Mostaganem et cité par l'auteur de l'attentat manqué de 1962 au Petit-Clamart pour justifier son acte.
"On ne peut pas du tout parler de trahison", assure Maurice Vaïsse. "Il cherche l'intérêt de la France. Point. Et qu'elle reste en Algérie. De quelle façon, il n'en sait alors rien."
De fait, ces "malentendus" lui permettent surtout de gagner du temps. Il s'inscrit même d'abord plutôt dans les pas de ses prédécesseurs et a, de par la ferveur qu'il suscite, les coudées franches.
"Il se dit que, si on réforme l'Algérie française, on va pouvoir la sauver. Il met ainsi en place le collège unique d'électeurs et lance un programme d'industrialisation avec le plan de Constantine", explique à l'AFP l'historienne Sylvie Thénault, spécialiste de la guerre d'indépendance algérienne.
Il tente aussi la "Paix des braves" mais l'Armée de libération nationale rejette son offre.
A partir de 1959, si sa politique connaît encore des zigzags -il lâche en mars 1960 devant les militaires en Algérie que l'indépendance, "c'est une fumisterie"- le général de Gaulle chemine vers l'acceptation d'une Algérie algérienne. En essayant de préserver au mieux les intérêts français, notamment au Sahara.
- Acte de décès de l'Algérie française -
Le tournant décisif intervient le 16 septembre 1959. Il proclame le principe du droit des Algériens à l'autodétermination, véritable acte de décès de l'Algérie française.
Il a pris en compte la réalité du terrain algérien, l'image abîmée de la France à l'international, avec sa mise en accusation à l'Onu, et le basculement de l'opinion publique illustré par les "Paix en Algérie" qui fleurissent partout sur les murs en métropole.
"Il comprend que le monde est en train de changer et que ce qui compte, ce n'est plus l'Empire colonial mais la construction européenne et l'entrée dans le nucléaire", souligne Sylvie Thénault.
Celui qui a toujours pensé qu'il n'y a "pas de politique qui vaille en dehors des réalités" a tranché, jugeant que le jeu n'en vaut plus la chandelle.
"Pragmatique, il est arrivé à la conclusion que l'intérêt de la France, c'est la décolonisation", estime M. Vaïsse, "et il ferme dès lors ce qu'il appelle la +boîte à chagrin+".
W.Lapointe--BTB