-
La reine de Thaïlande pilote un avion de chasse
-
L'ouragan Isaias se renforce et menace le sud des États-Unis
-
Inde: veillée d'armes à New Delhi en vue d'une manifestation contre la révision électorale
-
Au Brésil, une élection au goût de revanche pour Jair Bolsonaro
-
Mouvement lycéen: encore des blocages, avant l'arrivée annoncée de profs remplaçants
-
Feux de forêt en Indonésie: Novita, un orang-outan sauvé des flammes
-
De l'IA dans le fromage: dans son usine centenaire, la Vache rit encore
-
Incendies en Indonésie: la Malaisie ferme des écoles et appelle à une réunion d'urgence
-
La création d'un super gendarme boursier européen en bonne voie
-
Trois chercheurs licenciés accusent OpenAI de faire taire ses spécialistes de la sécurité
-
Virgin prépare son retour en France et en Europe, via le tunnel sous la Manche
-
Au-delà du football, Manchester City au coeur du renouveau de la ville
-
Avoir 20 ans à La Havane en pleine crise
-
Italie: des militants espèrent qu'un procès mettra fin aux "polluants éternels" issus d'une usine
-
En Israël, un influenceur incarne la brutalité politique avant les élections
-
Après les lycéens, les syndicats belges mobilisent contre la rigueur
-
Gazole, engrais : la facture flambe et met à l'épreuve le vote républicain des agriculteurs
-
Le Sahel, autre front ukrainien contre la Russie
-
Italie: et si la Serie A avait trouvé l'antidote contre les 0-0
-
Pour de bonnes nouvelles sur le climat, oubliez la politique et regardez les tribunaux
-
Un homme blessé par balle lors d'une opération d'ICE à New York
-
Trump exclut d'attaquer l'Iran avant les élections de mi-mandat
-
F1: à Singapour, Russell aura une chance infime de recoller à Antonelli
-
Ligue 1: sans Sima, Lens en quête d'une nouvelle pointe
-
Au Népal, des victimes de la crue catastrophe toujours en attente d'un toit
-
NBA : Wembanyama affûté pour sa reprise avec les Spurs
-
VTC, livraison de repas : la Chine vers une meilleure protection des travailleurs
-
L'armée américaine veut diffuser en direct l'exécution de l'auteur d'une tuerie sur une base militaire
-
Poutine propose son aide pour mettre fin au conflit avec l'Iran
-
Venezuela : Machado demande la levée de son inéligibilité après les révélations d'une magistrate
-
En Australie, des tests d'audition pour phoques et otaries dans un zoo
-
Le Nobel de la paix va-t-il faire des vagues à la Maison Blanche?
-
Avant "l'acte V", l'incertitude plane sur la suite du mouvement lycéen
-
Chili : une inhabituelle coulée de boue à Santiago fait au moins six blessés
-
Joie et soulagement pour le retour du porte-avions Abraham Lincoln aux États-Unis
-
Présidence de la Fifa: Montagliani ne se présentera pas (médias)
-
Madrid pleure Maricarmen, icône des manifestations pour le logement en Espagne
-
Anthropic interdit la "cruauté gratuite" envers son IA Claude
-
Le porte-avions Abraham Lincoln de retour aux États-Unis après un déploiement mouvementé au Moyen-Orient
-
Au Sommet de l'élevage, le manque de fourrage au cœur des préoccupations
-
Trump décore Musk d'une médaille scientifique et le qualifie de "trésor national"
-
"Merci pour tout" : à Madrid, l'hommage à Maricarmen, devenue symbole de la crise du logement
-
Wall Street recule, s'inquiéte des prix du pétrole et perd le soutien de la tech
-
Procès Maradona : 4 à 12 ans de prison requis contre l'équipe médicale de sa fin de vie
-
La Française Sophie Adenot et l'équipage de Crew-12 de retour sur Terre
-
La stèle 2026 en mémoire de 56 reporters tués en mission dévoilée à Bayeux
-
Procès Maradona : peines de 4 à 12 ans de prison requises contre l'équipe médicale
-
La série animée "Miraculous" bientôt adaptée en prise de vues réelles
-
Pour la der de Messi, les périples low-cost et rocambolesques du Bénin et du Burkina
-
La justice américaine poursuit Maduro et son épouse pour torture
En Russie, un fonds pour enfants incurables craint le déluge des sanctions
Mécénat en berne, pénurie de médicaments, de pièces détachées... La fondation Maison Phare pour enfants incurables craint de s'effondrer dans le flot des sanctions occidentales adoptées contre la Russie en réponse à l'offensive en Ukraine.
Depuis sa création en 2018, ce fonds non-gouvernemental accompagne dans son hospice moscovite un millier de jeunes, une bouée de sauvetage pour ces patients et leurs familles.
Or, avec les vagues de sanctions croissantes depuis un mois, des pénuries de médicaments et de matériel font craindre le pire.
Sans pièces détachées, certains équipements sophistiqués "pourraient se transformer en un tas de ferraille", dit à l'AFP sa directrice exécutive Elena Prokopieva.
Et même si les produits médicaux ne sont pas visés directement, les sanctions affectent la chaîne logistique, le système financier et les prix pour l'ensemble des importations.
En outre, financé à 80% par des donateurs privés, le fonds enregistre déjà une baisse drastique des dons depuis l'offensive russe en Ukraine, entreprises et individus se préparant à faire face à de grandes difficultés économiques.
- Tout a basculé -
"Des donateurs se désistent, n'étant pas sûrs de pouvoir payer leurs propres employés", constate avec amertume Mme Prokopieva qui reçoit l'AFP dans l'hospice de Maison Phare, une ancienne école aux murs multicolores.
Et avec le blocage des principaux réseaux sociaux, comme Facebook et Instagram, accusés par Moscou de discriminer des médias russes, "la collecte de dons devient une tâche encore plus difficile", note la directrice du fonds.
Résultat, "nous allons perdre la moitié du financement d'ici avril", prédit la responsable, notant que le fonds a dû déjà réduire ses effectifs.
"Les plus fragiles (sont) les plus exposés", résume-t-elle.
Dans une chambre de l'hospice, Tatiana Bekker raconte à l'AFP son angoisse, entre deux cuillères de kacha qu'elle donne à Arséni, 10 ans, en essayant de ne pas tacher son corset.
"Tout a basculé" du jour au lendemain, s'agite la femme de 52 ans, en référence au 24 février, date de l'entrée des forces russes en Ukraine.
Elle sait déjà que l'achat d'un nouveau corset, un produit importé, est impossible à cause de l'effondrement du rouble.
"Mais le plus terrible serait que disparaissent des expoctorants ou encore ce médicament français pour réguler son coeur", dit-elle, ajustant le corset d'Arséni, qui souffre d'atrophie cérébrale.
"Je crains que beaucoup de choses changent maintenant pour nous", dit-elle, émue.
Le ministère de la Santé assurait lui mercredi qu'il n'y avait "aucun problème de production, ni de réserves" de produits médicaux.
"Les livraisons de médicaments au réseau de soins se font à 100%, pas besoin de faire des stocks", a dit le ministre Mikhaïl Mourachko.
Même son de cloche au fonds d'Etat pour enfants malades "Cercle du Bien", qui insistait une semaine plus tôt que les fournisseurs étrangers "ne se désistaient pas" et qu'"on trouverait des itinéraires alternatifs" face aux problèmes logistiques.
- "Chacun son choix" -
En apprenant le lancement de l'offensive russe en Ukraine, Ksenia Mirzoïan, une aide-soignante de 23 ans, a dit avoir "aussitôt pensé à l'hospice et à ses patients".
"En travaillant ici, tu réalises déjà que la vie est si fragile", dit-elle dans un beau sourire, sous de grands yeux tristes, avant d'entrer dans la chambre de son petit patient.
Ksenia et son collègue Vadim Troïtski, 26 ans, n'ont pas pour autant suivi l'exemple de milliers d'autres jeunes Russes ayant choisi de quitter leur pays, face à une répression croissante et aux pénuries imminentes.
Un exode qui touche aussi le secteur caritatif, comme sa figure de proue Tchoulpan Khamatova. Cette actrice et fondatrice du plus grand fonds d'aide aux enfants malades de Russie, "Offre la vie", s'est publiquement exprimée contre le conflit et a préféré du coup quitter la Russie.
"Chacun son choix. Ici, je suis plus utile. Si je pars, je trahis les miens", résume Vadim, observant discrètement une bénévole incitant un petit patient, allongé dans un fauteuil roulant, à caresser un chihuahua.
M.Ouellet--BTB