-
Ryad vit au ralenti face aux attaques houthies et déplore la mort de deux pilotes
-
Brésil: premier débat entre Lula et Bolsonaro, une semaine avant le second tour
-
"C'est la famille" : au Liban, l'angoisse d'habitants avant le départ de la Finul
-
A Kiev, sous les drones russes, une journée ordinaire dans une vie qui ne l’est plus
-
Le Vietnam signe un accord de libre-échange avec quatre pays européens
-
Exosens affûte sa vue face aux drones et vise les microréacteurs nucléaires américains
-
Albanie : sixième jour de manifestations à Tirana, Rama refuse de démissionner
-
Sur la côte géorgienne de la mer Noire, des rapaces pris pour cible
-
Fumées toxiques en Asie du Sud-Est : bond des ventes de bonbonnes d'oxygène et purificateurs d'air
-
Tennis: Davidovich s'offre à Shanghai son premier Masters 1000
-
Violences en France : à l'étranger, la sidération avant la présidentielle
-
Le pape s'adresse à la foule au Vatican pour la première fois depuis son opération
-
Ligue 1: l'OM attend le vrai Paixao
-
Champions Cup : Menoncello, le roc de Trévise à l'heure toulousaine
-
L'Arabie saoudite vit au ralenti face aux attaques houthies, deux pilotes tués
-
La France entre spectacle de désolation et critiques du maintien de l'ordre
-
Russie-Ukraine: nouvelles frappes croisées sur le système énergétique
-
Explosion de la rue de Trévise: pour les victimes, la nouvelle épreuve du procès
-
"Comme si on avait eu la guerre": Paris se réveille sidéré après les violences
-
La France face aux stigmates d'une journée de chaos "inédite"
-
Ethiopie: dans une ville du Tigré, les stigmates après le départ des soldats érythréens
-
NBA : Les Spurs et leur "Alien" Wembanyama visent les étoiles
-
Route du Rhum: Jérémie Beyou veut "boucler la boucle" en Imoca
-
Indonésie : des dizaines d'orangs-outans sauvés des incendies
-
Washington relativise l'exemption de sanctions contre Moscou
-
La France sonnée au lendemain d'une journée de mobilisation ayant viré au chaos
-
"Il n'arrête pas d'entendre les coups de feu": à Bend, des enfants traumatisés par la tuerie scolaire
-
Cisjordanie: des colons attaquent un convoi diplomatique européen et frappent un maire français
-
"Du jamais vu" : dans le centre de Paris, des scènes de pillage hors de contrôle
-
Scènes de chaos et pillages à l'issue des manifestations contre la "vie chère"
-
Champions Cup: le triplé de l'UBB déjà menacé, exploit de Montpellier à Bath
-
Céline Dion clôt en apothéose cinq semaines de concerts près de Paris
-
Première ligue féminine : Lyon reste la bête noire du Paris SG et se détache en tête
-
Ligue 1 : Mbappé et Giroud sauvent Lille du piège brestois
-
"Arrêtez-le": aux États-Unis, la contestation anti-Trump s'emploie à mobiliser dans les urnes
-
Saccages et pillages à grande échelle dans les villes de France
-
L1 : entre deux chocs européens, le PSG renverse Strasbourg grâce à Dembélé
-
Champions Cup: le triplé de l'UBB déjà menacé, La Rochelle seul vainqueur français
-
Espagne: le FC Barcelone corrige le Betis Séville et enchaîne une neuvième victoire
-
Tennis de table : les frères Lebrun conservent leur titre de champions d'Europe en double
-
Les grandes villes en proie aux pillages en marge des manifestations
-
Mobilisation aux États-Unis pour transformer la contestation anti-Trump en vote
-
Angleterre: Manchester City et Liverpool gagnent en serrant les dents
-
Tennis : Swiatek blessée et éliminée à Wuhan, le Masters s'éloigne
-
Washington passe à l'offensive en Asie centrale
-
Inde: le chef des "cafards" remis en liberté après sa garde à vue
Borne en campagne discrète pour rester à Matignon
Bientôt débarrassée de la litanie des 49.3, Élisabeth Borne fait tout, dans la discrétion, pour durer à Matignon en se projetant au moins jusqu'aux Jeux olympiques, sur fond de rumeurs de remaniement.
Dans l'immédiat, l'idée de changements au gouvernement s'est éloignée après la relaxe mercredi du garde des Sceaux Éric Dupond-Moretti par la Cour de justice de la République.
Élisabeth Borne s'est aussitôt "réjouie" de cette décision, comme soulagée pour elle aussi, car une condamnation aurait pu conduire à une refonte de son équipe et accentuer les spéculations sur son propre remplacement.
Mais la question d'un changement de locataire rue de Varenne reste posée par certains au sein du camp présidentiel qui souhaiteraient donner, dès janvier, un nouvel élan à l'action de l'exécutif.
La Première ministre préfère, elle, se concentrer sur les six prochains mois, espérant tenir au moins jusqu'au JO.
Matignon a ainsi donné une publicité inhabituelle à une série de dîners de travail cette semaine avec les députés de la majorité relative sur "les priorités du premier semestre" 2024.
Pour dissiper l'idée d'un "manque de souffle", aux dires d'une députée Renaissance, Élisabeth Borne a aussi mis en scène les cogitations de l'exécutif sur les nouveaux chantiers qui suivront la loi immigration, sur laquelle son avenir est en jeu.
Elle conviera lundi le ministre de l’Économie Bruno Le Maire et celui du Travail, Olivier Dussopt, pour discuter de "proposition nouvelles" en faveur du plein emploi. Bruno Le Maire pousse à davantage de réformes. "Il n’y a qu’une seule solution : continuer les réformes et agir, plus fort encore, pour l’emploi et l’activité", a-t-elle abondé jeudi devant la CPME.
- Campagne "invisible" -
Elle attend aussi des propositions de ses ministres régaliens Gérald Darmanin (Intérieur) et Éric Dupond-Moretti (Justice) sur les violences des "bandes", qui ont pourtant déjà fait l'objet d'un plan interministériel en 2021.
Élisabeth Borne, en poste depuis 18 mois, doit d'autant plus défendre sa place que les ambitions de ses ministres s'expriment davantage qu'il y a un an, et ce pendant que les 49.3 s'enchaînent, parfois sous les quolibets, et génèrent comme une "dévitalisation du gouvernement", note un député Renaissance.
Devant les députés macronistes mardi et mercredi soir, elle a souligné le besoin de "redonner du sens à ce qu'on fait dans un contexte pas évident entre 49-3 et l'actualité nationale et internationale". Elle les a invités à "ne pas renoncer à transformer le pays", a rapporté l'un d'eux, et fait valoir les lois à venir sur le logement ou l'énergie.
Même si, selon une autre source au sein du groupe, elle n'a "pas vraiment donné de vision de long terme, de cap".
Comme pour souligner qu'elle continue de se voir rester à Matignon, Élisabeth Borne a écarté la semaine dernière l'idée d'être tête de liste aux élections européennes. "Ce n'est pas mon projet", a-t-elle dit en marge d'un déplacement à Strasbourg. Et d'ailleurs "qui serait Première ministre ?", avait-on balayé à Matignon.
Élisabeth Borne "est en campagne pour rester" mais cette fois il s'agit d'une campagne "invisible" où "tu ne prends pas de risque", analyse un cadre de la majorité. Car "la campagne suractive, ça ne plaît pas" au président.
- "Une préfète" -
Multipliant consultations et "feuilles de route", Élisabeth Borne avait bataillé de longues semaines avant l'été pour rester à Matignon, après avoir porté la très contestée réforme des retraites. Pour laquelle elle avait échappé à la censure à seulement neuf voix.
Les tensions s'étaient multipliées entre les deux têtes de l'exécutif. Par exemple le chef de l’État n'avait pas apprécié qu'elle s'engage, dans un entretien à l'AFP, à ne plus recourir au 49.3 sur les textes non financiers.
La Première ministre "délivre, elle ne fait pas d’erreur" mais "il manque un truc", note le cadre de la majorité.
Elle avait ensuite généré fin août, "malgré elle, beaucoup d'attentes" en intervenant à la rentrée politique de Gérald Darmanin, selon une source ministérielle, après quoi elle s'est moins exposée médiatiquement.
Pourtant, les mêmes qui souhaiteraient un changement admettent que son profil obéissant, de "réponse immédiate au président", correspond à ce que veut ce dernier.
Car "c'est fondamentalement une préfète", résume une source au MoDem.
"Nommer un Premier ministre de combat" c'est "tout l'inverse de ce que Macron a cherché jusqu'ici" pour Matignon, abonde un ancien locataire de la rue de Varenne.
C.Kovalenko--BTB