-
Le sud-est des Pays-Bas touché par un feu de forêt
-
Fusées, Starlink, IA: SpaceX passe son premier oral devant Wall Street
-
Le ministre américain de la Justice en passe d'être confirmé par le Sénat
-
A couteaux tirés, les Européens se retrouvent pour un échange franc sur Ceuta
-
Les primaires dans le Michigan, miroir des fractures du Parti démocrate américain
-
Wall Street clôture en nette hausse, record du Dow Jones
-
La ville ravagée par les incendies dans le nord-ouest américain ressemble à une "zone de guerre"
-
Le "Conseil de Paix" de Trump rassure Israël après ses inquiétudes sur le plan pour Gaza
-
Trump assure que les discussions avec Téhéran ont repris, malgré le démenti iranien
-
Var: l'incendie reste contenu mais "extrême vigilance" face aux rafales de vent
-
Grèce: reprise du feu près d'Athènes, nouvelles évacuations
-
La Bourse de Paris bat son record absolu, poussé par la détente des prix du brut
-
A Cuba, le courant peu à peu rétabli après une nouvelle panne totale
-
Tour de France Femmes: la Norvégienne Haugset remporte la 3e étape et prend le maillot jaune
-
"C'est très dur" : obsèques d'une famille décimée par une frappe russe en Ukraine
-
Bourse: séance de records pour Paris, Francfort et Madrid avec la baisse des prix de l'énergie
-
Au Porge, des maisons et des vies en ruines au retour des sinistrés
-
Israël s'inquiète de l'accord annoncé par Trump en vue d'une sortie de guerre à Gaza
-
Sur le flanc est de l'OTAN, les start-up baltes innovent pour contrer la menace russe
-
Ceuta: le Maroc a-t-il laissé passer les migrants, et dans quel but?
-
Le chef Jean Imbert, soupçonné de violences conjugales, "entendu" par les enquêteurs
-
Grèce: reprise du feu près d'Athènes, les bombardiers d'eau en action
-
Le chef Jean Imbert, soupçonné de violences conjugales, "entendu" depuis lundi matin par les enquêteurs
-
Wall Street en hausse, soutenue par la chute du pétrole
-
Mégafeu en Gironde: des pompiers ukrainiens interviennent, une première
-
Athènes toujours "vigilant" face aux flammes, les bombardiers d'eau en action
-
Après Ceuta, Von der Leyen veut une "réponse européenne commune" pour "renforcer les frontières"
-
Var : l'incendie reste contenu avant une "nouvelle bataille" contre le vent
-
Canicule : Séoul en alerte extrême, la Corée du Nord diffuse des images de baignade
-
Des dizaines de milliers d'évacués face aux feux dans le nord-ouest américain
-
BitMart、説明を迫られる:SNC SCANDIC COINの出金は8日経っても依然としてTXIDなし
-
설명 압박에 직면한 BitMart: 8일이 지나도 여전히 TXID가 없는 SNC SCANDIC COIN 출금
-
BitMart تحت ضغط لتقديم توضيحات: عمليات سحب عملة SNC SCANDIC COIN لا تزال بدون معرّف المعاملة (TXID) بعد مرور ثمانية أيام
-
BitMart змушений надати пояснення: виплати в SNC SCANDIC COIN через вісім днів досі без TXID
-
Le ministre américain de la Justice cède aux exigences de sénateurs bloquant sa nomination
-
BitMart sous pression pour s'expliquer : les retraits de SNC SCANDIC COIN toujours sans TXID après huit jours
-
Transformer un avion en bombardier d'eau, la quête de deux start-up toulousaines
-
Affaire Al-Fayed : quatre femmes reconnues victimes de traite d'êtres humains au Royaume-Uni
-
BitMart 面臨解釋壓力:SNC SCANDIC COIN 提現八天後仍無 TXID
-
Cuba: nouvelle panne d'électricité à l'échelle nationale
-
A l'ombre de l'IA, la mémoire grand public rame
-
Des feux de forêt dévastateurs ravagent Spokane, dans le nord-ouest américain
-
Birmanie: Aung San Suu Kyi, toujours détenue, rencontre un représentant de la Croix-Rouge
-
Cyclisme: Tadej Pogacar participera à la Vuelta, annonce l'équipe UAE
-
Trump annonce une reprise des négociations lundi, l'Iran dément
-
Grèce: des bombardiers d'eau décollent contre les incendies près d'Athènes
-
La Bourse de Paris dans le vert grâce au recul du pétrole
-
Les Bourses européennes ouvrent en hausse grâce au recul du pétrole
Comment le tabou des fossiles dans les COP à été brisé aux Emirats
John Kerry a attendu la fin de la COP28, mercredi, pour le dire : l'émissaire américain a bien cru, dans les dernières 48 heures, que la conférence de Dubaï se dirigeait vers un fiasco.
La raison ? Il n'a pas nommé de pays mais on devine dans son récit les contours de l'Arabie saoudite, du Koweït et, plus généralement, des Etats pétroliers du groupe arabe.
"Un ministre de ces pays m'a dit : John, tu ne peux pas nous demander de nous suicider économiquement...", s'est-il souvenu en conférence de presse, quelques heures après l'adoption à Dubaï du premier accord de l'histoire des COP à désigner les énergies fossiles, par consensus des 195 parties à l'Accord de Paris.
"Je ne pensais pas que nous aurions un accord de cette ampleur, pour être honnête...".
"C'était inespéré", acquiesce un négociateur européen.
- Le non saoudien -
Qui a mis le plus la pression sur la présidence de la COP28 assurée par les Emirats arabes unis ? "Son grand frère", l'Arabie saoudite, "puis ensuite les Européens et les Etats insulaires, dans l'autre sens", racontait un négociateur européen à mi-parcours.
Car l'histoire de la COP28 est celle de ces pays qui ont campé sur une position hostile à toute mention des énergies fossiles face à une coalition inédite de nations réclamant une "sortie" du pétrole, du gaz et du charbon.
L'une des clés du compromis a été de substituer au mot "sortie" (phase-out, en anglais) celui de "transition", dans le texte finalisé au cours de la dernière nuit par le président de la conférence, Sultan Al Jaber.
Un texte "finement calibré", "imparfait" à la fois pour les petites îles menacées et pour les producteurs de pétrole, a admis un membre de son équipe.
Beaucoup de pays refusaient un "choix binaire" : parler de "sortie" des énergies fossiles ou seulement d'une "réduction", expliquait cette personne lundi. Le fameux mot de "transition" a été vu comme l'issue.
- Les ambitieux -
Malgré ce recul, des Etats dits "ambitieux", incluant ceux d'Europe, le Canada, la Colombie, le Chili ou encore le Kenya, estiment avoir obtenu une victoire encore inimaginable il y a un an.
A Dubaï, ces pays divers ont réussi à faire front commun jusqu'aux ultimes heures. Notamment grâce à l'adoption spectaculaire, au premier jour le 30 novembre, de la mise en oeuvre du fonds sur les dommages climatiques destiné aux pays vulnérables.
Un sujet très "épineux" évacué dès le début, qui a permis à ces Etats "ambitieux" du Nord et du Sud de ne plus se chamailler et de livrer ensemble la bataille des énergies fossiles, décrypte un négociateur occidental joint jeudi par l'AFP.
Quand un premier projet d'accord présenté lundi soir par Sultan Al Jaber s'est contenté de parler de "réduction", cette alliance informelle transcontinentale, associée aux Etats insulaires, a multiplié les réunions, jusqu'à rencontrer Sultan Al Jaber.
Cet ensemble de plus de cent pays a fait peser sur l'Emirati la menace d'une absence d'accord qui aurait été désastreuse.
- Le terme du compromis -
Ce n'est pas Sultan Al Jaber qui est à l'origine de la mention d'une "transition".
En novembre, les îles du Pacifique ont signé avec l'Australie, un grand producteur de charbon, un texte proche de la formule de la COP28, appelant à opérer une "transition hors du charbon, du pétrole et du gaz" conformément aux préconisations scientifiques pour limiter la réchauffement à 1,5°C.
Pendant la crise de lundi soir, au cours d'une réunion de tous les pays, ce terme est réapparu dans la bouche... des représentants de l'Australie et de la Norvège, deux pays producteurs occidentaux.
Y a-t-il une différence entre "sortie" et "transition hors" ? Evidemment, reconnaissent les partisans de la "sortie", tout en la relativisant.
Côté français, l'entourage de la ministre présente à Dubaï s'évertuait mercredi à convaincre les journalistes que la bonne traduction de "transitionning away" était la même que celle de "phase out" : "sortir progressivement".
- Chine et Etats-Unis -
Aucun consensus n'aurait été possible sans l'approbation de la Chine et des Etats-Unis, qui à eux deux envoient dans l'atmosphère 40% des gaz à effet de serre d'origine humaine.
Américains et Chinois avaient donné le signal de ce qui leur était acceptable en tant que compromis, un mois avant, dans leur déclaration dite de Sunnylands. Ils y encourageaient l'essor des énergies renouvelables pour accélérer la "substitution" au charbon, au pétrole et au gaz "dans la production d'électricité".
Premier producteur mondial de pétrole, les Etats-Unis ne voulaient pas briser ce fragile équilibre avec Pékin, laissant aux "ambitieux" le premier rôle pour plaider la "sortie".
Un manque d'enthousiasme initial, selon leurs alliés européens, plus rassurés ensuite par quelques prises de parole engagées de John Kerry.
Mais la principale contribution des Etats-Unis a été de s'assurer du soutien final de la Chine, reconnaît ce négociateur. "Et neutraliser la Chine, en soi, c'est un résultat remarquable", dit-il.
- Une préparation méthodique -
La préparation méthodique des Emirats depuis un an a aussi aidé à éviter un fiasco.
La désignation en janvier de Sultan Al Jaber, le patron de la compagnie pétrolière Adnoc, pour présider la COP28 avait provoqué des réactions allant de l'ironie à la fureur parmi les observateurs.
Ses premiers mois ont été dominés par son entêtement à parler de la réduction "des émissions" plutôt que d'appeler frontalement à alléger le poids des énergies fossiles. Ce qu'il a commencé à corriger en juin en parlant d'"inévitable" réduction.
Son périple dans plus de 25 pays et l'implication de son équipe ont été perçus favorablement.
"Les Emirats se sont remarquablement comportés, tout le monde a été inclus dans tout le processus", confie jeudi à l'AFP Pedro Luis Pedroso, le diplomate cubain qui préside l'incontournable groupe G77+Chine, comprenant 134 pays en développement.
"Honnêtement, je ne pense pas qu'ils soient venus à la COP avec un texte pré-écrit", poursuit-il.
Le mois précédent, plus de 40 consultations ont été menées par l'équipe émiratie de négociateurs, dirigée par Hana AlHashimi.
L'an dernier, les Egyptiens avaient été par comparaison très critiqués. "Nous sommes tous fatigués, sauf vous, monsieur le président", avait lancé le commissaire européen Frans Timmermans en clôture de la COP27. Cette année, la fatigue était, au moins, universellement partagée.
T.Bondarenko--BTB