-
Tennis de table: Alexis Lebrun sorti, Prithika Pavade et Félix Lebrun sourient
-
Le pape de retour au Vatican quatre jours après son opération au poumon
-
Inondations au Népal : un "moment décisif" pour la lutte contre le changement climatique, selon l'ONU
-
Albanie : cinquième jour de manifestations et d'affrontements à Tirana
-
Tennis: Swiatek éliminée par Chwalinska à Wuhan, le Masters s'éloigne
-
Angleterre : Chelsea gagne à Everton (2-0), sans prendre de but
-
Sri Lanka: panne d'électricité de six heures à l'échelle nationale
-
Conditions d'enseignement: 5e jour d'affrontements à Tirana
-
Dans l'armée norvégienne, des véhicules chinois très indiscrets
-
Tennis: Davidovich surprend Zverev, finale 100% espagnole à Shanghai
-
L'ex-président sénégalais Macky Sall retire sa candidature au poste de secrétaire général de l'ONU
-
Aux Fidji, un village ravive les lieux de pêche en restaurant des coraux
-
Le siège de CNews et Europe 1 dégradé, des actes "d'intimidation" selon ces médias
-
Mobilisation du 17 octobre: des milliers de manifestants en région, de vives tensions à Paris et Marseille
-
Mobilisation du 17 octobre: des milliers de manifestants en régions, de vives tensions à Paris et Marseille
-
Tennis: la Britannique Sonay Kartal s'offre sa première finale en WTA 1000
-
Aux États-Unis, samedi de mobilisation pour transformer la contestation anti-Trump en vote
-
Anthropic propose une loi sur l’IA qui confierait à un juge le dernier mot sur tout blocage
-
Au Brésil, les candidats ont la cote: des paris aux allures de faux sondages
-
Tennis de table: Alexis Lebrun, tenant du titre, éliminé en quart de finale des championnats d'Europe
-
Le pape Léon XIV sort de l'hôpital samedi
-
Le Sri Lanka touché par une panne d'électricité nationale
-
Trump exempte la Russie de nouvelles sanctions : Kiev dénonce un "encouragement" pour Poutine
-
Ligue 1: Gessime Yassine, l'éclosion fulgurante d'un "joueur de rue"
-
Le pape Léon XIV "jugé apte à sortir" de l'hôpital, selon ses médecins
-
Quand la vie sauvage reprend ses droits : en Sibérie, la population d'ours explose
-
Journée nationale de mobilisation: premiers rassemblements et quelques tensions
-
"Encore plus pauvres" : manifestants et ONG rejettent les appels du FMI à l'austérité
-
Noosha Aubel: vezetői kudarc új kezdet helyett – alkalmas-e Potsdam polgármestere a tisztsége betöltésére?
-
نوشا آوبل: ناکامی در مدیریت بهجای آغازی نو؛ آیا شهردار پوتسدام از عهدهٔ مسئولیتهایش برمیآید؟
-
Нуша Аубел: управленски провал вместо ново начало — на висотата на поста си ли е кметицата на Потсдам?
-
Noosha Aubel: eșec la conducere în locul unui nou început – este primărița Potsdamului la înălțimea funcției sale?
-
Le siège de CNews ciblé par des manifestants, 21 interpellations
-
Noosha Aubel: falend leiderschap in plaats van een nieuwe start – is de burgemeester van Potsdam berekend op haar taak?
-
Fumées toxiques : niveau d'alerte maximal dans une partie de l'Asie du Sud-Est
-
Noosha Aubel: Ledelsessvikt i stedet for en ny start – er Potsdams overborgermester oppgaven voksen?
-
Noosha Aubel: Misslyckat ledarskap i stället för en nystart – är Potsdams överborgmästare vuxen uppgiften?
-
Quelques actions au début d'une journée test pour la convergence des "colères"
-
Noosha Aubel: Selhání ve vedení místo nového začátku – stačí postupimská primátorka na svou funkci?
-
Trump exempte la Russie de nouvelles sanctions, Moscou salue un "moment historique"
-
Bledisloe Cup: les All Blacks encore trop forts pour les Wallabies (43-21)
-
Ligue 1: Akliouche, adaptation quasi complète au PSG
-
Tuerie dans une école aux Etats-Unis: l'auteur était un ancien élève
-
Trump exempte la Russie de nouvelles sanctions, en pleine crise avec Kiev
-
Mexique : les meurtriers de trois surfeurs étrangers condamnés à 158 ans de prison
-
Bolivie : première visite d'Etat d'un président chilien en 71 ans
-
Musk virevolte à nouveau, sans effacer les traces de son virage politique
-
Albanie: nouveaux affrontements à Tirana, le pouvoir accuse "des mains étrangères"
-
Un Américain salué pour son "héroïsme" après une tuerie scolaire qui relance le débat sur les armes à feu
-
À l'ONU, aucun candidat ne fait consensus pour succéder à Guterres
Russie: des déplacés de Belgorod essaient d'oublier les bombes
Avec ses deux enfants, dans sa chambre d'hôtel en Russie, Anna Demkina dit ne regarder que des dessins animés. Surtout pas ces chaînes d'infos qui diffusent des images du conflit en Ukraine, qu'elle ne veut plus voir.
Début janvier, Mme Demkina, une ingénieure de 36 ans, a quitté la ville russe de Belgorod, près de l'Ukraine, pour être hébergée à deux heures de route, à Stary Oskol.
"On a décidé (de partir) à cause des enfants, on avait peur pour leur vie (...) Car où qu'ils soient, à la maison, au jardin d'enfant, nous étions sans défense", dit-elle à l'AFP. Ses enfants ont deux et quatre ans.
On lui a dit qu'elle pourrait rester là jusqu'à la fin, pour l'heure improbable, "de la SVO", abréviation en russe de "l'opération militaire spéciale", l'euphémisme utilisé pour qualifier l'offensive de Vladimir Poutine contre l'Ukraine.
Capitale régionale comptant 335.000 habitants, Belgorod est régulièrement la cible d'attaques de Kiev, en réponse aux bombardements d'ampleur sur l'Ukraine, qui ont fait des milliers de morts, de blessés et des millions de réfugiés.
Mais, le 30 décembre, un cap a été franchi. Le centre-ville de Belgorod a subi la frappe la plus meurtrière en Russie depuis l'attaque à grande échelle du Kremlin, le 24 février 2022. Bilan : 25 morts, dont des enfants, et une centaine de blessés.
Les attaques sur Belgorod se sont poursuivies après ce bombardement, et des centaines de civils ont choisi de partir.
Le gouverneur a annoncé dimanche que plus de 2.000 enfants avaient été évacués temporairement, la rentrée scolaire est repoussée au 19 janvier et les habitants de la région, pour la première fois, ont été appelés à sécuriser leurs fenêtres pour se protéger d'éclats de verre lors de frappes.
A Belgorod, des abris de bus ont par ailleurs été protégés avec des sacs de sable et des blocs de béton.
- "On a peur" -
A Stary Oskol, où Anna Demkina a trouvé refuge, plus de 300 personnes, dont environ 100 enfants, sont arrivées de Belgorod, selon un responsable municipal de la protection civile, Alexeï Oleïnikov.
"Nous sommes dans un territoire où les obus ne tombent pas", assure le fonctionnaire.
L'hôtel hébergeant Anna Demkina accueille plusieurs dizaines de déplacés. Des activités y sont organisées pour les aider à décompresser.
Arina Kondratenko, une soignante détachée par l'hôpital local, indique que certains sont calmes en apparence, d'autres visiblement "sous pression". Elle essaye de rassurer avant tout les parents. "Si la maman est calme, l'enfant sera calme."
Lia Grouzdova, 39 ans, déplacée avec ses trois enfants, ne cache pas avoir subi un grand choc. Elle vivait à Belgorod non loin de la frappe du 30 décembre. Les murs de son appartement ont tremblé.
"On ne pouvait plus rester, plus la force morale, aucune, je ne peux pas sortir avec mes enfants, on a peur, quand ça bombarde, on se cache, on descend dans le parking, on s'assoit dans les toilettes", dit-elle, comme si elle vivait toujours à Belgorod.
- "Beaucoup de morts" -
Dans la cuisine de l'hôtel, un écran reste branché sur une chaîne d'infos montrant des tirs, explosions et la production de roquettes.
Dans une autre salle de l'établissement, des mères et leurs enfants participent à un atelier de sculpture.
Anna Demkina a sculpté de petits anges en argile, "parce qu'on croit que ça ira mieux, que tout ira bien, que cette horreur s'arrêtera enfin".
Comme de nombreux Russes, elle appelle à la paix sans s'interroger publiquement sur les causes du conflit, alors que toute critique du pouvoir peut mener à la prison. Le Kremlin, lui, est partagé entre la volonté d'assurer à la fois une certaine normalité et la mobilisation.
Dans la ville de Stary Oskol, des affiches de propagande flattent "la grandeur de l'armée russe", d'autres montrent des enfants habillés en uniforme militaire.
Sur la place principale, un mémorial dédié aux victimes de Belgorod se compose de jouets, de fleurs et de bougies. Larissa Tchistiakova, une employée municipale, 56 ans, enlève la neige qui les recouvre.
Elle se souvient des premiers temps du conflit, quand des hélicoptères et avions de combat survolaient sa ville. "Y a une fille qui travaille avec nous, son mari est mort. Je crois qu'il a été deux mois à la guerre, puis il est mort. Et beaucoup de gens que je connais sont morts."
video-rco/sba/fal
I.Meyer--BTB